‹ Hommage aux jeunes catholiques-libéraux [microforme]Chapitre 8 sur 22 · VI · texte numérisé non relu

VI

Etcen’est pastout. Voyant que, dans notre France, malgré ces avertissements redoublés, « beaucoup de catholiques, honnêtes d’ailleurs et pieux » continuaient à être symathiques aux opinions et aux publications ibérales, le Chef de l’Eglise a voulu nous parler une fois de plus, et il à saisi la première occasion qui s’est présentée à sa vigi. lance pastorale.

Bref de N. T.-S. P. le Pape PIE IX, à sa Grandeur Mgr. l’Eveque de Quimper.

«PE 1X, Pape.

« Vénérable Frère, Salut et Bénédiction Apostolique. | |

«De même, vénérable Frère, que Nous voyons avec joie se multiplier de toutes parts les Associations catholiques, qui sont tout ensemble les indices de la vigueur de la foi et les instruments les plus propres à la réchauffer at à la défendre, de même c’est avec la plus grande satisfaction que Nous avons reçu la lettre des associés qui, sous

Penerabili Fraiïri Anselmo Æpiscopo Corisopitensi. PIUS PP. 1X.

Venerabilis Frater, Salutem et Apostolicam Benedictionem. .

Sicuti, Venerabilis Frater, iæti conspicimus ubique co-

alescere catholicas consociationes, quæ et vigoris fidei indicia sunt, et aptissima eidem fovoeudæ forennnomaue tteras sodalium,

fastrumenta ; #ic perjucunde excepimus

38 HOMMAGH

votre présidence, ont tenu leur première réunion dans votre ville épiscopale. Nous avons parfaitement auguré de ce début, en voyant ces réunions catholiques commencer par une protestation de pleine et humble soumission au Saint-Siége et à son magistère infaillible ; car,si leurs membres ne s’écartent réellement, en aucune façon, de sa doctrine ni de ses enseignements, s’ils s'appuient fermement sur ce fondement inébranlable, conduits et soutenus par sa force divine, ils travailleront à coup sûr efficacement et très. utilement à la cause sacrée de la Religion.

Jls ne seront certes pas détournés de cette obéissance par les écrits et les efforts des ennemis de l’ Eglise et de ce Siége de Pierre, puisque c’est précisément contre eux qu’ils ont engagé la lutte; mais ils pourraient trouver une voie glissante vers l’erreur dans ces opinions soi-disant libérales qui sont accueillies par beaucoup de catholiques, honnêtes d’ailleurs et pieux, dont, par conséquent, la religion et l’autorité peuvent très-facilement attirer à eux les esprits, et les

ui in ista tua opiscopali urbe primum habuerunt, te mo-

nrante, suæ societatis conventum. Auspicatum autem duximus hujusmodi exordium, cum viderimus, catholicos cœtus ab 1iis fuisse inchoatos per sigaificationem plenæ demissæque observantiæ erga sanctam hanc fcdem et infaillibile magisterium ejus : nam si ipsi revera a doctrina et documentis ejus null modo deflectant firmiterque ipsius soliditate nitantur, divina ducti et sustentati virtute ejusdem efficacem PROS et utilissimam operam im pendent religiosæ rei. Ab.hoc certe obsequio ipsi non abducentur a scriptis et opera insectatorum Eccleiiæ et x Petri Cathedræ, quos imo oppugnare à ph terme sed lubricam grandi viam. are. 118 possent opiniones ‘quan diount liberales a multis receptæ catholois, probis

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inchner vers des opinions très-pernicieuses.

Avertissez donc, vénérable Frère, les membres de l’Association cathotique que, dans les nombreuses occasions où Nous avons repris les sectateurs des opinions libérales, Nous n'avons pas eu en vue ceux qui haïssent l Eglise, et qu’il eût été inutile de désigner ; mais bien ceux que Nous venons de signaler, lesquels, conservant et entretenant le virus caché des principes Libéraux qu’ils ont sucé avec le lait, sous prétexte qu'il n’est pas infecté d’une malice manifeste, et n’est pas, suivant eux, nuisible à la Religion, l’inoculent aisément aux esprits et propawent ainsi les semences de £es révolutions dont le monde est depuis longtemps ébranlé.

« Si les associés ont soin d’éviter ces embùches, et s'appliquent à diriger leurs principales forces contre cet insidieux ennemi, ils mériteront certainement très-bien de la Religion et de la patrie. Et ils atteindront tout à fait ce but si, comme ils en ont pris la résolution, ils ne se laissent entrainer par aucun autre vent de doctrine que par

cæteroquin ac piis, quorum idcireco religio et auctoritas aniinos ad se facillime trahere po’'*at et in peruiciosissimas tnelinare sententias, Mone:: itagqne, Venerabilis Frater, Catnholicæ Societatis sud es, Nos diim sæpe liberalium cpinionum sectatores redargtimns, non de Ecciesiæ osoribns egisse, quos supervacaneum fuisset indicire ; sed de modo designatis, qui latens libéralitim pri acipiorum virns cum lacte haustum retirer..es äc deendentes,titpote patente non fœdatuüm malitia et religiosis

rebus, uti censent, innoxiu ; {Hud faéile mentibus inge- ‘

runt, atgue.ita SAIT propagant earum perturbationum

quibus”jamunr tur orbis, [nsidias hasce si vitarc

urent sodales, et præcipues vires suas in insidiosum bhune tot converters nitar ir. aptimo certe merebuntde rai

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celui qui souffle de cette chaire de vérité.

Nous présageons à leur entreprise un heureux succès, et en attendant, comme té- | moignage de la faveur divine, et comme ‘1 gage de Notre particulière bienveillance.

# Nous accordons de tout cœur la Bénédiction Apostoliqu:- à vous, vénérable Frère, à tous les membres de l'Association catholique et à tout votre diocèse.

me,

« Donné à Rome, près Saint-Pierre, le M 28 juillet de l’année 1373, de Notre Ponti. ll ficat a vingt-huitième.

1 « Pre IX, Pape. »

fe “au les ue. mn,

4 Ce Bref, et celui qui le précède, adressés 4 tous deux aux catholiques de France, out un : cachet tout spécial, qui répond à la maladie À spéciale de nos jeunes catholiques-libe-:

pi: raux, laqu2lle consiste à faire du libéralis e des questions de personnes bien piutôt que | des questions de doctrines. Rien n'échappe L à la sollicitude du Gardien suprème de la foi, du Père et du Docteur des chrétiens.

ligione et patria. Id vero omnino assequentur, si, uti decreverunt, non ailio se doctrinæ vento impelli sinant,

nam ab eo qui spirut ab hac cathedra veriiatis. No: faustum eoruim proposito successüum ominamul! ; atque interim s'iperni favoris auspicem et pr'æcipuæ Nostræ benevolentiæ pignus Apostolicum Benedictionem tibi, Vene”abilis Fr:ter, totique Uutholicæ Societati et universæ diœcesi tuæ peram:anter impertimur.

1: Datum Romæ, apud S. Petrum, die 28 julii, anno 187, JE Pontificatus Nostri anno vigesimo octavo. y À

PIUS PP, IX

RS Re: à cars

Donc, cinq Brefs Apostoliques, cinq Actes officiels du Saint-Siége, qui, en moins de six mois, poursuivent, . stigmatisent, réprouvent avec une énergie croissante, et les doctrines et les agissements du eatholicisme libéral : Bref du 10 février, aux catholiques d'Allemagne ; Bref du 6 mars, à la jeunesse catholique d'Italie; Bref du 7 mai, aux Cercles catholiques de Belgique; Bref du 9 juin, au Comité catholique d'Orléans ; enfin Bref du 23 juillet, au Cercle catholique de Quimper, ou, pour mieux dire, à toute la jeunesse catholique de France.

À un esprit droit, à une conscience honnête que faut-il de plus ? « Qui habet aures audiendi audiat ! ».

Devant ces manifestations solennelles et répétées de la volonté du Saint-Siége au sujet de la grande erreur dun dix-neuvième siècle, un certain nombre de catholiques belges, pleins de foi et de courage, ont résolu de faire une guerre à mort au catholicisme libéral; et, pour la France non moins que pour la Belgique, ils ont fondé à Bruxelles un journal spécial, intitulé, « La Croix, » dans le double but de combattre, sous les étendards de Saint Pierre, les blasphèmes révolutionnaires et les erreurs libérales.

Ayant exposé leur dessein au Souverain- Pontife, et déposé à ses pieds les douze premiers numéros de leur journal, ces hommes

de foi out eu le bonheur de recevoir de Sa Sainteté un. Bref, que nous rapportons ici comme couronnement et confirmation de cet ensemble véritablement écrasant d’Actes Apostoliques.

Voici les paroles du Saint-Père. Elles contiennent une définition précieuse du libéralisme catholique, lequel, dit le Pape, est la conciliation chimérique de la vérité avec l'erreur,

A Nos chers fils, los rédacteurs du journal intitulé La Croix, à Bruxelles.

PIE IX, Pape.

A Nos chers fils, Salut et Bénédiction Apostolique.

« Vous faites justement remarquer, chers fils, que le renversement de l’ordre religieux et politique est amené, encouragé et propagé par l’apostasie d’un grand nombre, par les transactions si fréquentes aujourd’hui

Diülectis Filiis Scriptoribus ephemeridis cui titulus la roix, Bruxellas.

PIUS PP. IX

Dilectis Filiis Salutem et Apostolicam Benedictionem.

Scite observatis, Dilecti Filii, religiosæ civilisque rei subversionem excitatam esse, promoveri et propagari à multorum ducs a frequentibus hodie traussodonibus

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entre la vérité et l'erreur, et par la pusillanimité de la plupart; vous faites voir que, pour repousser l'invasion du désordre, iln’y a pas d'autre arme à employer que la force de la vérité, et qu'il faut absolument aller la chercher là où le Christ a établi la Chaire de vérité.

«Aussi, bien que Nous n’ayons pu lire votre journal, à cause des travaux dont Nous sommes accablé$ c’est néanmoins pour Nous un devoir de louer l2 dessein que votre lettre Nous fait connaitre, et auquel Nous avons appris que votre jouraal répond pleinement, à savoir : de produire, de répandre, de mettre en lumière, de faire pénétrer dans les esprits tout ce que le Saint-Siége a enseigné contre des doctrines coupables, ou contre des doctrines pour le moins fausses et rreues en plus d’un lieu, notamment contre le libéralisme catholique, qui tâche de concilier la lumière avec les ténèbres, la vérité avec l'erreur.

«Sans doute, vous avez entrepris là une

lutte bien rude et bien difficile, puisque ces

inter veritatem et errorem ac a plurimorum pusillanimitate; nec #liam ‘occurrere rationem ad perturbationis impetum sistendum, quam vim veritatis inde omnino petendæ, abi Cathedram ejus Christus constituit.

Licet ilaque Nostris distenti curis legere nequiverimus ephemeridem vestram, commendare cogimur propositum a litteris vestris proditum, cui plane respondere didicimus ipsam ephemeridem, producendi scillicet, vulgandi, illustrandi,: inculeandi auribus quæ.. sançta hæc Nedes docuit adversus doctrinas aut nefarias, aut saltem ne Ppaprnoiha tas,;:et nominatim contra catholicum Hberalismum, qui lücem cm tenebris et veritatem cum errore Conciliare conatur.

Satis asperam quidem ac difficilem luctam suscepistis,

doctrines pernicieuses, qui ouvrent le chemin à toutes les entreprises de l’impiété, sont en ce moment soutenues avec violence par tous ceux qui se glorifient de favoriser le prélendu progrès de la civilisation ; par tous ceux qui, faisant consister la Religion daus les actes extérieurs et n’ayant pas son véritable esprit, parlent partout et très-haut de paix, alors qu’ils ignorent la voie de la

paix, etattirent à eux, par ce procédé, le

nombre très-considérable des hommes que séduil l'amour égoïste du repos.

« Nous vous souhaitons donc, en ces luttes si graves, un secours particulièrement efiicace, afin d’une part que vous re franchissiez jamais les limites de ce qui est vrai et irste, d'autre part afin que vous parveniez a dissiper les ténèbres qui offusquent les esprits.

« En attendant, comme présage de la faveur divine et comme gage de Notre paternelle bienveillance, Nous vous accordons avec une grande affection la Bénédiction Apostolique. :

cum perniciosæ hujusmodi opiniones, quæ viam sternunt omnibus Red rar cœbptis, in præsentiarum acriter propugnentur ab iis omnibus, qui asserto civilitatis progressuisse Stüudere gloriantur, quique religionem in exterioribus actis constituentes el vero ejus spiritu destituti, pacem ubique clamant, cum viam pacis non cognoverint, plurimL sic propriæ quietis amatores ad suas partes alliciunt, ;

In ancipiti igitur hoc certamine peculiarem et validam vobis ominamur opem, tum ne unquam veri et justi limites prætergrediamini, tum ut offusas mentibus tenebras discutere possitis. Interim vero superni favoris auspicem et paternæ Nostræ benevolentiæ pignus Aposto- Me Benedictionem Vobis, Dilecti Fili, peramanter impertimus,

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« Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 21e jour de mai 1874, de Notre Pontificat l’année vingt-huitième.

Pre IX, Pape.»

En France, les catholiques n'étaient pas restés sourds non plus à la voix du Chef de l'Eglise. Le plus intrépide adversaire du catholicisme libéral avait publié, sur les agissements du parti libéral et de ses plus illustres chefs, des travaux qui ont fait grand bruitl, et il en avait fait hommage à Sa Sainteté. Par la plume de son Secrétaire des Lettres latines, le Pape jugea opportun de féliciter hautement le courageux défenseur «de la saine doctrine, contre les fausses prétentions de ceux que l’on nomme catholiques-libéraux, ilorum qui catholici liberales dicuntur ; fausses prétentions qui, à plusieurs reprises déjà, ont été réprouvées par le Siége-Apostolique 2.»

Il 0’ y a donc plus l'ombre d’un doute sur les pensées, les volontés expresses du Siége Apostolique. Le catholicisme libéral est réprouvé par l’Eglise.

Encore une fois, « qui habet aures audiendi audiat ! »

Datum Romæ, apud S. Petrum, die 21 maii 1874, Pontificatus Nostri anno vicesimo octavo.

PIUS PP. IX

1 Les catholiques-libéraux : Les incartades libérales ; Suite de l'inscription de la Roche-en-Brer:.l.

2 Lettre de Mgr. Nocella à M. l’abbé Morel, en date du 7 octobre 1874.

*. « Il n’est donc plus permis en conscience d’être catholique-libéral ? »

Non, cela n’est plus permis. Il y a un certain nombre d'années, lorsque la question demeurait encore dans le vague, l’illusion libérale, qui a certains côtés brillants, pouvait se concevoir. Beaucoup n’y voyaient que des intentions généreuses ; et comme, an fond, ils ne cherchaïent que la liberté de l'Eglise, ils ne s’occupaient guère que du côté pratique de la question, n’approfondissant point le côté doctrinal. Mais depuis, le jour s’est fait: l’arbre a porté ses fruits; la distinction chimérique entre les libéraux et les libérätres, c’est-à-dire entre les libéraux qui avaient de bonnes intentions et les libéraux qui en avaient de mauvaises, a été écartée par le Saint-Siége; et si jadis on pouvait excuser les catholiques qui donnaient dans le libéralisme, il faut reconnaitre qu'aujourd'hui ils sont absolument inexcusabies. Ils ne peuvent alléguer que l’ignorance; excuse peu flatteuse pour des gens qui se piquent d’être des esprits éclairés, des hommes d'intelligence et de progrès. hp

Théologiquement parlant, il est certain que,dans la profession ouverte on le maintien secret des doctrines libérales et dans leurs différentes applications ‘pratiques. il ya matière à péché grave contre Foôbéis sance due à l’enseignement du Saint-Siége.

Je ne dis pas que l’on pèche toujours gravement et formellement: c’est le secret de DrEu; ce que je dis, parce que cela est hors de doute, c’est qu'il y a là matière à péché grave.

« Cependant, il n’y a pas eu de définition de foi proprement dite ? »

C’est vrai ; le libéralisme catholique n’a pas encore été formellement déclaré hérétique ; mais il a été e: il demeure flétri, réprouvé et condamné comme un ensemble d'opinions «très-pernicieuses, » fausses, aussi dangereuses pour l’Église que pour la société.

Franchement, de quel nom appeler un chrétien à qui cela ne suffit pas ? Relisez Les Brefs que nous venons de citer. «Les opinions libérales, dit le Souverain-Pontife, s’appuyent sur les principes les plus pernicieux.l... Ceux qui sont imbus de ces principes s'efforcent de pervértir la doctrine et l'esprit de l’Eglise2». Il dénonce «le virus caché des

rincipes libéraux; » il félicite hautement es catholiques « fidèles d’être remplis d’aversion. pour les principes catholiques-libéraux, » et il répète avec énergie que les principes libéraux ont été «condamnés à diverses reprises par le Siége-Apostoliquef.

1 Bref aux Milanais- 2 Bref aux Belges.

3 Bref de Quimper.

4 Bref aux Belges.

Après cela, dites si. oui ou non, le libéralisme catholique n’c:t pas condamné, et par conséquent condamnable.

Qu'il soit réprouvé comme héritique, ou simplement comme une opinion fausse, erronée, téméraire, menant au schisme et à l’hérésie, comme une nouveauté pernicieuse, qu'importe, au point de vue pratique ?

Il y a d’autres péchés contre la foi que le péché d’hérésie. « Tout ce qui est mauvais en matière de doctrine, dit Bossuet, n’est

oint pour cela formellement hérétique.

Énoue de la vérité doit donner de l’éloignement pour tout ce qui l’affaiblit ; et je dirai avec confiance qu’on est proche d’être hérétique, lorsque, sans se mettre en peine de ce qui favorise l’hérésie, on n'évite que ce qui est précisément hérétique et condamné par l’Eglise!.» |

L'autorité du Saint-Siége a récemment et énergiquement confirmé ce principe. Dans sa célèbre Encyclique du 8 décembre 1864, qui servit de préambule au Syllabus, le Pape Pie IX a condamné « l'audace de ceux qui, ne pouvant supporter la saine doctrine, prétendent que l’on peut, sans pécher et sans porter aucun préjudice à la foi catholique, refuser d’acquiescer et d’obéir aux jugements et décrets du Siége Apostolique, qui regardent le bien général, les droits et la discipline de l'Eglise, sous prétexte qu'ilsne

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1 Défense de la Tradition et des saints Pères. (1re partie, è Hv. I, chap. XX1I.)

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touchent point aux dogmes de la foi et de la morale l».

Certes, s’il est une chose qui touche direc- : tement et à la foi et à la morale, c’est, à tous ses degrés, la liberté systématique de l'erreur et du mal, c’est-â-dire la liberté des libéraux, c’est-à-dire le libéralisme, qu'il soit ou non porté par des catholiques.

Au fond, le libéralisme n’est pas plus catholique que le protestantisme. Si vous voulez rester libéral, cessez de vous dire catholique. Le libéralisme n’est qu’un rejeton du protestantisme ; c’est l'enfant naturel du fameux principe du Ubre-examen.

Oui, le libéralisme catholique est condamné, quoiqu'il ne le soit pas encore formellement comme hérétique. Oui, il y a incompatibilité absolue entre le catholicisme et le libéralisme. Et désormais un chrétien, tant soit peu instruit, ne peut en sûreté de conscience ni.ètre ni se dire catholiquelibéral.

« Mais les Brefs ne sont après tout que des

Brefs, disait tout dernièrement un jeune abbé fort entiché de libéralisme. Ce ne sont

1 Silentio præterire non possu:1useorum audaciam, qui sanam non sustinentes doctrinam contendunt ‘illis À postolicæ Sedis judiciis, et decretis, qûorum objectum ad bonum generale Ecclesiæ, ejusdemque jura, ac disciplinam spectare declaratur, dummodo fidei morumque dogmata non attingat, posse assensum et obedientiam detrectari absque peccato, et absque ulla catholicæ professionis jactura.”’ (Encyol. Quanta cura.)

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