EPILOGUE
bœuf et divers herbivores, se procurer un bétail capable d'assurer leur nourriture.
Enfin les métaux apparaissent! Les métaux, conquête précieuse entre toutes, gage d'une ère toute nouvelle de puissance et d'activité pour les populations primitives! Aux instruments de pierre, d'os et de bois de renne ou de cerf, succèdent les instruments métalliques. La civilisation entre avec les métaux dans les sociétés humaines. Si le bronze sert à forger des glaives et des lances, il fournit aussi les instruments du travail pacifique. Grâce aux progrès d’un labeur continu, grâce au développement de l’intelligence, qui en a été la conséquence, l'empire de l’homme sur la nature s'agrandit encore, et son perfectionnement moral suit la mème progression. Maïs combien de siècles n'a t-il pas fallu pour réaliser ces conquêtes!
Cependant ta tâche n’est pas encore terminée. Marche encore, marche toujours, vaillant pionnier! La route est longue et le but n'est pas encore atteint! Tu avais le bronze, tu as maintenant le fer. Le fer, puissance terrible, qui déchire et qui tue, qui coûte du sang et des larmes, mais aussi qui féconde et vivifie, qui donne le pain du corps et celui de l'esprit! Les Romains appelèrent l'épée ferrum; mais plus tard ferrum fut aussi le soc de la charrue paisible. Le métal qui avait porté la terreur, la dévastation et la mort, porta bientôt chez les peuples la paix, la richesse et la sérénité.
Et maintenant ton œuvre est achevée ! Les grandes luttes contre la nature sont accomplies, et ton empire est à jamais assuré. Tu as soumis lés animaux à ta volonté, comme à tes caprices. Tu as appris à retirer du sein de la terre obéissante les richesses de toutes sortes qu'elle renfermait. Tu as détourné le cours des fleuves, déboisé les montagnes, cultivé les plaines et les vallées. Tu is fait de la terre un jardin verdoyant et fructueux.Tu as changé l'aspect du globe. Tu es bien le roi de la création!
Là cependant ne s'arrétera pas sans doute le cercle de tes conquêtes pacifiques, et nul ne peut dire où s'étendra ta domination. Marche donc ; libre et fier dans ta vigilance et ton activité, vers des deslinées nouvelles et inconnues !
Prends garde, toutefois, que ton orgueil ne t'entraine à oublier lon origine. Quels que soient ta grandeur morale et ton empire sur la nature docile, confesse et reconnais, à chaque lieure de ta vie, la toute-puissance du Créateur. Incline-toi devant ton maitre