EPILOGUE
Qu'il nous soit permis, en terminant, de jeter un regard en arrière, et d'embrasser, d'un coup d'œil rapide, l'immense chemin que nous avons parcouru.
Nous sommes bien loin de l'homme des cavernes, de l’homme contemporain du grand ours et du mammouth! A peine avonsnous gardé le souvenir de ces puissants quadrupèdes , dont les ombres s’agitent confusément dans les ténébres des temps quaternaires. À côté de ces grands animaux, disparus sans retour de la surface du globe, nous avons vu des êtres à face humaine, qui habitaient des cavernes, se vêtissaient de peaux de bêtes, et taillaient la pierre en éclats, pour s'en faire des armes et des outils. Nous les avons suivis avec intérêt, avec sympathie, Car malgré leur aspect inculte, malgré leurs coutumes grossières et leur rude existence, ils étaient nos frères, nos ancêtres, les précurseurs de la civilisation moderne.
Nous avons applaudi à leurs efforts, à leurs progrès. Nous les avons vus, après avoir fait usage d'armes de silex simplement taillé, employer des armes et des instruments en pierre polie, c’est-à-dire ayant subi une préparation matérielle qui est le germe de l’industrie primitive des nations. F
Nous les avons vus, grâce à l'emploi des instruments en pierre polie, et des outils en os et en bois de renne ou en bois de cerf, entreprendre une lutte, avec un succès plus prononcé de jour en jour, contre les forces qui les menaçaient. Nous les avons vus usservir certains animaux, faire du chien et du cheval des auxiliaires du travail, des compagnons du logis; avec le mouton, le