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complément ordinaire. Quant à la garde impériale , on n'osa pas y toucher, et ce ne fut que beaucoup plus tard qu'on lui fit entendre raison sur ce point.
Louis XVni conserva, jusqu'à la fin de son règne, la poudre et la queue; aussi les soldats Tappelaient-ils le gros poudré.
Je me souviens encore de la surprise que me causa , dans ma petite enfance , l'aspect de mon père que son valet de chambre poudrait. Chaque jour, je le voyais descendre tout coiffé , mais je ne savais pas comment cela se faisait. Le hasard me conduisit à la porte de son cabinet de toilette, et je vis le domestique qui terminait l'opération en Pentourant d'un nuage de poudre qu'il lançait au moyen d'une sorte de soufflet. Ceci me parut miraculeux, et depuis, je manquai rarement Toccasion d'aller coller ma figure à la vitre pour jouir de ce spectacle.
Je suis né un peu trop tard pour avoir été poudré, mais mon père m'a souvent dit qu'il n'avait pas huit ans , qu'on l'accommodait ainsi , qu'on lui mettait une petite bourse et qu'on lui attachait une épée au côté, ce qui devait faire une étraage marionnette.
La mode de la poudre , en s'éteignant , a ruiné un nombre considérable de fabriques et d'ouvriers qui n'avaient pas d'autre industrie. Elle a tué aussi, en partie, la profession de valet de chambre coiffeur, et jusqu'à certain point celle de perruquier.
II est vrai que l'on fait un bien plus grand nombre de perruques, de toupets, de faux tours, de tresses, etc., toutes choses dont l'amidon dispensait , car avec trois cheveux , deux pour les faces , un pour la queue , comme dit la chanson , on faisait , à l'aide de beaucoup de poudre et de pommade, une coiffure assez présentable.