‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 19 sur 105 · POT · texte numérisé non relu

POT

POUDRE. Nous parions de celle à poodrer, qui fut si long-temps à la mpde et qui Test encore chez beaucoup de sauvages de rAmérique et de la mer du sud, a la seule différence qu'au lieu d'être blanche comme la nôtre, elle est rouge, noire, jaune, etc.

L'usage de la poudre était bizarre , mais il était commode pour ceux qui voulaient perpétuer leur jeunesse: tout le monde étant coififé de blanc, personne ne grisonnait. On pouvait, à tout âge, se dire homme ou enfant , ad libitwn. Aussi , c'est probablement de la poudre à poudrer qu'est venue cette expression : jeter de la poudre awa yeux.

Je me rappelle d'avoir vu, dans l'un de ces théâtres de province où Ton est debout au parterre, un de ces hommes poudrés qui , pressé par ses voisins , avait un nngniier moyen de se faire faire place : quand leur contact le fatiguait, il éternuait en secouant la tôte ; il s'en échappait un nuage blanc qui , à l'instant , produisait son effet. Quand l'accident était oublié et que le contact recommençait, il renouvelait son mouvement et toujours avec le même succès.

Le jour oii le bill qui établissait , en Angleterre , un droit sur la poudre , fut publié , un Anglais parut au parc Saint-James avec ses quatre chevaux poudrés à la française.

Pendant le siècle dernier et même au commencement de celui-ci, la veille d'une bataille, on frisait, poudrait et pommadait toute l'armée, depuis le général jusqu^au dernier fifre. Cet usage se maintint au plus fort de la révolution et pendant presque toutes les guerres de Tempire.

Lorsqu'en 1807 ou 1808 , Fempereur décida que la troupe de ligne ne serait plus poudrée , il y eut des révoltes en faveur de la poudre et de la queue, sob

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