‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 51 sur 105 · RON · texte numérisé non relu

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Les trombes, les tourbillons ont la forme ou le mouvement circulaire.

Les bulles d'air qui se dégagent de l'eau et de tous les fluides, présentent aussi Tapparence globulaire.

H y a donc une cause qui imprime cette forme nonseulement aux cboses, mais au mouvement, et qui dirige ainsi celui de presque toutes les substances.

Remarquez que toute répandue qu'elle est, la forme ronde est ordinairement la suite d'une action ; la matière ne s'arrondit que par un arrangement ou au moins par un frottement. Les formes produites par un choc, une secousse, une convulsion, bref, par ce que nous nommons un accident, sont angulaires, prismatiques, rarement rondes.

Ceci ne se borne pas aux élémens qui nous touchent, et ce n'est probablement sur la terre qu'une dérivation de ce qui existe dans l'espace. Si nous en jugeons par ce que nous apercevons de l'organisation céleste, les astres, le soleil, toutes les étoiles fixes ont une forme à peu près sphérique; toutes les planètes sont rondes, et leur marche elliptique ou circulaire a pour centre un autre astre rond lui-même.

Tous les systèmes solaires forment un cercle.

Si ces cercles ne nous apparaissent pas, ou s'ils nous semblent tronqués, c'est qu'il est des globes intermé^ diaires que nous n'avons pas découverts encore, mais que noQs découvrirons un jour, car le point où ils sont peut, dès ce moment, être calculé d'après la position, le volume, le poids et la marche des autres globes du système.

Ces myriades de cercles en font eux-mêmes un autour d'un astre gigantesque , centre de tous les centres et de tous les ronds.

Qu'on se figure une vaste roue tournant au milieu

de notre Océan, imprimant son mouvement à tonte la masse aqueuse et entraînant dans la même évolution tous les corps qui s*y trouvent : ce corps caitral , cette roue en mouvement aura sur les corps moindres une influence en même temps attractive et répulsive, c'est* à-dire qu'il les attirera vers lui jusqu'à certain point, et puis les écartera pour les attirer de nouveau ; ce qni aura lieu sans que ces corps secondaires interrompent eux-mêmes leur mouvement circulaire.

Telle doit être l'action du grand soleil central, action qui serait répétée dans leur catégorie respective p«r tous les soleils secondaires.

La masse de Féther, arrondie ainsi par le tournoie» ment du grand astre, serait le moule universel.

Et ce tournoiement du centre s'étendant à toutes les parties, tendrait, par nn frottement incessant, à ks égaliser et les unir.

Nous ajouterons que la rondeur des corps, suite et l'émoussement de^ angles, est une conséquence de la ki de l'équilibre: les angles tendent toujours à se détacher pour se rapprocher de la base.

Le frottement vient du défaut d'adhésion de deux corps voisins dont l'un , au moins , est en mouvement. Si cette adhésion n'a pas lieir, c^est que l'nn de ces corps ne peut servir de point d'appui ou de contre-poids à Tautre. Que cette possibilité arrive, qu'nn des deax corps soit enveloppé ou entraîné par l'autre, qu'il le rende immobile ou qu'il le confonde dans son mouve*ment, le frottement cesse, et le corps envahi ne tend plus à s'arrondir parce qu'il a pris son aplomb.

Le mouvement circulaire ou elliptiqne des globe» ff(h vient de celte même nécessité de l'équilibre: la ligne droite n'est possible que dans le vide, parce que âaas ie vide il n'y a pas d'obstacles, tandis que dans.ane

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