‹ Hommes et choses (volume 2)Chapitre 52 sur 105 · BON · texte numérisé non relu

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matière, quelque dilatée qu'elle soit, dans le fluide éthérë même, cette ligue droite trouve bientôt un terme. Si ce fluide a un mouvement, il doit influer sur celui da corps lancé. Sans doute, ce fluide , s'il était isolé dans l'espace, pourrait avoir un mouvement direct, mais d'aatres corps , d'autres courans lui font obstacle , et s'il n'est pas assez fort pour le surmonter, il faut qu'il Tévite ou le tourne ; c'est ainsi qu'il décrit sa première courbe.

Que la même circonstance se renouvelle, il en décrit une seconde.

S'il trouve partout cette suite de barrières, il opérera forcément son retour, et le cercle ou l'ellipse se trouvera accompli.

Alors, non -seulement il suivra ce mouvement circu- ^ Ittre, mais il Fimprimera à la masse de fluide qu'il agite et à tous les corps qu'il entraîne.

Quant à la forme arrondie des globes, nous venons de dire qu'elle est la conséquence de la rotation et du frottement; c'est ce que nous voyons dans tous les torrens, dans tous les fleuves et sur les bords de la mer: les corps y deviennent ronds, ovales ou cylindriques.

Si l'on nous demande ensuite pourquoi ces corps arrondis sont si nombreux dans la nature organisée, noos répondrons que ce sont eux qui se prêtent le mieux an mouvement et au repos, et les seuls qui peuvent passer, sans secousse, de l'un à l'autre état.

Poussez devant vous un corps rond: ses mouvemens seront réguliers parce qu'ils vont sans cesse d'un aplomb i on autre.

Essayez de faire rouler un corps anguleux , il n'avancera que par soubresaut, bondissant à droite et à gaucbe ; chacun de ses mouvemens sera une dérogation aux lois de réquilibre.

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