‹ Hommes et choses (volume 3)Chapitre 28 sur 110 · BAI · texte numérisé non relu

BAI

eomparatiremeot aux êtres qui vivent avec loi sur la terre; mais qu'il est bien petit , bien peu avancé dans la carrière , si on le mesure avec ceux qui sont au-dessus de lui.

fin réfléchissant sur le grand nombre de faits qui nous échappent ou dont nous n'apercevons qu'une partie, nous ne pouvons douter qu'il n'existe des créatures auprès desquelles notre raison n'est qu'une lueur. 11 est même impossible qu'il n'en soit pas ainsi; Dieu est si grand, il a voulu de si grandes choses qu'il a dû nécessairement vouloir des êtres pour concevoir ces choses et pour le comprendre lui-même.

A côté de ces intelligences si vastes, de ces génies sublimes, que sommes-nous donc, et qui pourra expliquer notre orgueil? Nous dédaignons les animaux, nous leur refusons la raison , nous ne voulons pas même qu'ils aient une ame. Peut*être sommes-nous traités de même par ces races extra-terrestres. Elles aussi ne voient en nous qu'une machine, qu'une brute industrieuse, et nous sommes à leurs yeux ce que l'abeille et la fourmi sont aux nôtres.

Voyez: Croissance et frogressUm.

RAISONS. Il y en a de plus d'une espèce, et si nous faisions à la fin de chaque mois l'arrêté de compte de celles que nous avons données ou reçues , nous en trouverions probablement plus de mauvaises que de bonnes.

Mungo Parck, dans son voyage en Afrique, dit que les Maures décidèrent qu'ils devaient lui arracher les ybux : ils donnaient pour raison que ses yeux ressemblaient à ceux d'un chat. Or , pourquoi un homme ne doit- il pas avoir d'yeux quand ils ressemblent à ceux d'un chat? C'est ce que les Maures ne lui expliquèrent pas; mais il en induisit que, par contre, les chats de-

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