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de notre Océan, imprimant son mouvement à toute la masse aqueuse et entraînant dans la même ëvolation tous les corps qui s*y trouvent : ce corps central , cette roue en mouvement anra sur les corps moindres une influence en même temps attractive et répulsive, c*està-dirë qu'il les attirera vers lui jusqu'à certain point, et puis les écartera pour les attirer de nouveau; ce qni anra lieu sans que ces corps secondaires interrompent eux-mêuies leur mouvement circulaire.
Telle doit être l'action du grand soleil central, action qui serait répétée dans leur catégorie respective par tous les soleils secondaires.
La masse de Féther, arrondie ainsi par le tournoiement du grand astre, serait le moule universel.
Et ce toornoiement du centre s'étendant à toutes les parties, tendrait, par un frottement incessant, à les égaliser et les unir.
Nous ajouterons que la rondeur des corps, suite de l'émoussement des angles, est nne conséquence de la loi de l'équilibre: les angles tendent toiijours à se détacher pour se rapprocher de la base.
Le frottement vient du défaut d'adhésion de deux corps voisins dont l'un, au moins, est en mouvement. sa cette adhésion n'a pas lieu, c'est que run de ces corps ne peut servir de point d'appui ou de contre-poids à l'autre. Que cette possibilité arrive, qu'nn des deux corps soit enveloppé ou entraîné par l'autre, qu'il le rende immobile ou qu'il le confonde dans son mouvement, le frottement cesse, et le corps envahi ne tend plus à s'arrondir parce qu'il a pris son aplomb.
Le mouvement circulaire ou elliptique des globes provient de cette même nécessité de l'équilibre: la ligne droite n'est possible que dans le vide, parce que dans le vide il n'y 4k pas d'obstacles , tandis que dans une
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matière, quelque dilatée qa'eile soit y dang le flaide éthëré même, cette ligne droite troave bientôt un terme. Si ce fluide a un moovement, il doit influer sur celui du corps lancé. Sans doute, ce fluide, s'il était isolé dans l'espace , pourrait avoir un mouvement direct , mais d'antres corps , d'autres courans lui font obstacle , et s'il n'est pas assez fort pour le surmonter, il faut qu'il l'évite ou le tourne; c'est ainsi qu'il décrit sa première coarbe.
Que la même circonstance se renouvelle, il en décrit une seconde.
S'il trouve partout cette suite de barrières, il opérera forcément son retour, et le cercle ou l'ellipse se trouvera accompli.
Alors, non -seulement il suivra ce mouvement circulaire, mais il Fimprimera à la masse de fluide qu'il agite et à tous les corps qu'il entraîne.
Quant à la forme arrondie des globes, nous venons de dire qu'elle est la conséquence de la rotation et du frottement; c'est ce que nous voyons (kns tous les torrens, dans tous les fleuves et sur les bords de la mer: les corps y deviennent ronds, ovales ou cylindriques.
Si l'on nous demande ensuite pourquoi ces corps arrondis sont si nombreux dans la nature organisée, nous répondrons que ce sont eux qui se prêtent le mieux an mouvement et au repos, et les seuls qui peuvent passer, sans secousse, de l'un à l'autre état.
Poussez devant vous un corps rond: ses mouvemens seront réguliers pat'ce qu'ils vont sans cesse d'un aplomb à un antre.
Essayez de faire rouler un corps anguleux , il n'avancera que par soubresaut, bondissant à droite et à gauche; diacun de se3 mouvemens sera une dérogation aux lois de réquilibre.
Or, comme toutes les attractions de la matière ne sont qu'autant d'efiforts vers Téquilibre ou d'entraînemens vers la base, le mouvement de cette matière, dont les convulsions et les secousses ont produit les angles, doit, lorsqu'il se régularise, tendre à les faire disparaître.
Cependant, la forme ronde n'est pas seulement la conséquence du frottement, elle t'est aussi de l'effet du moule ou de la concentration.
Une chute ou un choc dans un fluide amène un effet circulaire. Les vides qui s'ouvrent dans l'éther doivent aussi affecter une forme sphérique , parce que dans une substance homogène comme l'éther, les parties s'écartent également. Ces vides sont une sorte de moule où les matières se précipitant de tous les côtés, se rencontrent et se concentrent. C'est ainsi que doivent se condenser les aérolithes. Beaucoup de roches primitives présentent des faces arrondies , et leurs angles , lorsqu'elles en ont , proviennent d'accidens ou d'un commencement de décomposition.
Quand un projectile frappe, il fait une marque ou une ouverture ronde; la pluie qui tombe se dessine en gouttes arrondies ou ovales.
La lumière qui part d'un foyer arrondi, nous arrive probablement en spirale ou en décrivant une suite de cercles : aussi , n'est-il sur la terre aucun être dont la prunelle ne soit à peu près sphérique. La lumière porte avec elle une substance qu'elle dépose sur les corps: les taches de rousseur qu'elle imprime à la peau et sur les fruits sont rondes. La coloration de ces fruits , puis les premiers signes de leur décomposition se dessinent aussi par des marques de cette forme.
Les molécules qui composent toutes les masses et tous les corps sont également arrondies, et c'est ainsi que l'air est vital et respirable: aussi les globules du sang