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le lit de sa femme à un méchant doguin , nommé Fortuné, qui lui en garda rancune et un jour le mordit fort serré.
Fortuné accompagnait Joséphine dans tous ses voyages: îl était donc avec elle au château de Montebello, près Milan, qu'habitait Bonaparte, lorsqu'en 1798 il y traitait de la paix avec l'Autriche.
Fortuné se promenait souvent dans les jardins de Montebello, mordant tout le monde, car, en sa qualité de courtisan, il était sournois et méchant; mais personne n'osait punir le favori.
Un soir, malheureusement pour lui , il fit la rencontre du chien du cuisinier qui, de son côté, était venu prendre l'air: Fortuné, l'approchant par derrière, le mordit à la fesse; le toutou marmiton se retourna et, peu courtisan, il étrangla net Fortuné.
La désolation de Joséphine fut grande; cependant elle se consola, et Fortuné eut un successeur qui, bientôt, ne fut pas plus doux, car les chiens non moins que les hommes, abusent de leur position.
' Un jour Bonaparte était dans les jardins, lorsqu'il aperçut un homme qui se retirait précipitamment et se réfugiait dans les bosquets : jl s'approche et il reconnaît le cuisinier.— Eh bien ! lui dit-il , pourquoi te caches-tu ; est-ce que je te fais peur? — Non, mon général, mais depuis la sottise qu'a faite mon chien, je n'ose plus me montrer ici; mais je vous réponds que cela n'arrivera plus, et je le tiens enfermé.*— Enfermé! tu as tort, mon ami, cela lui fait du mal à ce pauvre chien. — Ah! ça m'est égal , il ne faut plus , général , que cette méchante bête fasse de malheur. — Et moi je n'entends pas que tu la tiennes ainsi en prison. — Ah! général, vous êtes trop bon pour lui.— Que veux-tu, moi j'aitne les chiens; crois-moi, laisse-le de temps en temps faire un tour au
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jardin , cela pourra nous rendre service à tous deux. »
Je n'ai pas, je vous assure, inventé cette historiette, elle est toute vraie, et c'était le respectable M. Arnault, de rinstitut , qui la racontait et bien mieux que je ne le fais.
Si le roquet jouit de beaucoup de mauvaises qualités, je dis jouir parce qu'elles lui sont toutes utiles, il en a cependant une bonne ou qui peut servir aux autres , c'est qu'il est fidèle, je ne dirai pas à son logis, car il arrive fréquemment qu'il n'en a pas, mais à son quartier ou à sa rue qu'il considère à peu près comme sa propriété. Jamais il n'y laisse installer un nouveau locataire sans protester hautement contre ce qu'il tient pour une usurpation, et des semaines et des mois se passeront sans que le nouveau venu ait pu faire sa paix avec lui.
Des gens mal conseillés ont cru y parvenir en lai administrant quelques coups de pieds ou de fouet. Erreur funeste! Il aurait mieux valu pour eux qu'ils eussent battu le commissaire de police, ils en auraient été quittes pour une amende et x]uelques jours de prison ; mais battre un roquet, c'est un délit dont on ne peut trop calculer les suites. Sans compter la rancune des commères qui ne manquent jamais de se ranger du parti de In bête, on peut compter sur celle beaucoup plus redoutable dn roquet lui-même, qui, votre vie dorant, si vous êtes pour la vie dans ce quartier, vous jouera tous les tours imaginables; et je vous certifie qu'en fait de tours, ledit roquet en sait que le diable en personne n'aurait jamais imaginés, n^fôt^ce qœ celai d'aller pisser dans votre pot-au^lait quand.^ en -attendant la laitière, vous avez l'imprudence de le laisser sur le pai^ de la portée èe dont la laitière, rema(rqtiea&^lel»6n; ne le réprimande jaibais. , •>
Le meilleur moyen d'en finir avec le roquet^, qpand
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vous aurez eu l^e malheur de Foffenser, est de lui offrir de temps en temps quelques os de côtelettes et autres rogatons: à cette condition, il vous accordera rinvestiture et il vous recoanaîtra bourgeois die sa rue.
Vertu, rancune ou intérêt, cette haine des nouveaux visages ou cette disposition à garder son terrain» a le très-grand avantage d'en écarter les voleurs qui redoutent les roquets presqu'autant que les gendarmes, et d'en éloigner aussi les amoureux dont Tammâl indiscret révèle chaque soupir, chaque fait , chaque geste par uue variété de jappemens dont les jaloux ont bientôt la clé et font traitreusement leur profit
Je n'entreprendrai pas de faire le portrait du roqaet: il suffira de dire qu'il est toujours reconnaissable à sa queue en cor de chasse, sa décoration principale. Oui, de toute$ les bêtes qui couvrent la terre, c'est celle qui porte le plus fièrement celte marque de sa dignité aoimale; et c*est ainsi, la queue au vent, qu'il est entré dans l'Arche et qu'il en est sorti.
Il y a des roquets des deux sexes, on n'en saurait douter, puisqu'ils se perpétuent, mais à* la siaiilitude des fctrmes et des habitudes on ne distingue guère les uns des antres ou les roquets des roquettes. Seulement, dsms la saison « le roquet fait semblant d'être trèframoureux; mais c'est moins pour la chose, que pour faire enrager ceux qui le sont véritablement, car il n'est pas meilleur à l'égard des siens qu'il ii6 l-est envers des hommes: toujours prêt à troubler un reii]deZ*vous, maiheos au couple qu'ij a surpris.
Le roquet affecte quelquefois la forme hunaiue , et il se présent». sous la %ure d'iuok petit homme hiea ganté, tneà cravaté. An costume près, aes habitudes^ restent k^ mêmes: il jappe, il montre les dents, et BHirdiie&jambca àm pas^ànii^ . .
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ROSE. La rose est le pur sôufOe des dieux, dit Ânacréon: ce n'est pas mal pour un Grec.
Les Turcs, qui ne sont pas poètes et qui n'aiment pas la Grecs , aiment beaucoup les roses , dont l'essence joue un grand rôte dans. leurs présens, leurs toilettes et leurs harems.
Selon moi , Tessence est à la rose ce que le fromage de Bhe est à la crème nouFelle: celle-ci sent bon, Tautre prend au nez: c'est Todeur d'un ami mort qui blesse à la fois le cœur et l'odorat.
n y a aujourd'hui des horticulteors dont la spécialité est la culture de la rose. J'en connais qui en ont jusqu'à quinze cents espèces , qui offrent:, selon eux , quinze cents formes et quinze cents nuanees différentes, et» chose merveilleuse, qui toutes ont un nom.
Pourtant la plus grande merveille n'est pas là, elle est dans l'œil de Famateur qui retient ces quinze cents noms, qui distingue ces qnmze cents couleurs, ces quinze cents formes, chez lesquelles le profene ne voit qu'une couleur et qu'une forme, peut-être deux, peut-être trois ou quatre , à la rigueur six , mais certainement pas douze. N'importe, je maintiens les quinze cents noms, les quinze cents couleurs et. les quinze cents formes, s'il en faut tout autant pour faite le bonheur de l'amateur de roses; je dis même que seul il voit juste, car on n'est jamais heureux ' pour rien.
Etant fort jeune et me trouvant à Gênes , dans la Stra^ Balhi , regardant passer une procession, une rose tombée d'une fenêtre m'arriva sur la tête. Etait-ce hazard, était-ce intention? Je ne le sais pas encore » mais je la reportai à la propriétaire: à chacun son bien.
Cette rose avait son épine, épine d'acier bien fourbie; bien piquante, trànchaht même quelque peu; j'en porte encore là marque, n'importe, c'était une belle et braire rv 9
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lol», b^e mèBie à Géfies^te paya des i^i^^ le piiraéis des roses.
ROUERIE. Cdk se dit d'àne tnaliée moitië Ucite, moitié friponne, mais cette dernière qualilë remporte; l>r«f, c^est ttn mofea de bonne 'Soeiétë de faire des dattes. Un rotié n'e^ pas m escroc, ce n'est pas un ▼oleâr non plus : oependmit il tboiii{fe v il )^ulnie, il tae ses ennemis et même ses amiS| mai^ il le fait de manière à se mettre à Tabri ée tcnot aecideôt et à ne pouvoir être atteint lii par la ioi, ni par l'opiuii»nv Aussi là roueHe ne déshonore pas; il fat même un temps Kih elle donniit beâucoti(> de GottsidëRktion.
Le mot rotterie est nouveau , mais ee ifu'il dénomme ne l'est point. La diplomatie c^est la rouerie en grtind. Souvent i'art de gouverner n'est pas antre chose. Madiiàvel en donna les premiers prindpes ëcrilà, mais bien avaiit lui on les avait ihis en pt-atiqùe.. La pk'atique îei; cemine dans tous les antres arts^ â précédé la théorie.
Louis XI fut un roi rené.
Louis XVill l'était par goût, par eiaractère. S'il lût mohtéjeùhe sur le trône, il aurait probabkâBefit joué |dii8 d'iln tour à Ses frères rois: è défaut^ il ne se fit pas faute d'eu jouer à ses frères d'armes.
Napoléon, tout grand homme qu'il était, ne dédaignait lias d'employé là rouenie: il s'eu aida^ non Oioins que ée son épée, pour conquérir la popidacitéi pUils le trône, ^ins etifin FËurope.
Beveiia tout puissant, il en faisait un ptosetemps: oli en pourrait citer plus d'ub exen^iei Yoiei le siagnëer moyen dont il u^it pour se dâ>arrasser d'individus a|ipaneiB[ant mêoM^ è la haute sobiété^ nolaBunent de quêilues dttellistfls céMMes* Qnapd il savait qu'ils étaient
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gênés dans leurs affaires , il leur faisait proposer par Foncbé , son ministre , des emplois dans la police secrète. S'ils refusaient, on haussait le chiffre du traitement jusqu'à ce qu'ils acceptassent : on allait jusqu^à trente, quarante, cinquante mille francs par an, on leur en remettait le premier mois, et l'on prenait quittance. Cela fait, huit jours après tout Paris le savait.
Le second mois , quand le nouvel agent se présentait pour toucher son traitement, le ministre lui disait: TOUS n'avez pas su garder votre secret , vous êtes connu , et vos services sont maintenant impossibles ; je ne puis plus TOUS employer. L'homme n'en était pas moins •perdu dans l'opinion; toutes les portes lui étaient fermées, et poursuivi par un tollé général, il était ordinairement contraint de s'expatrier.
RUDIMENT. Le jour où j'entrai au collège, dévoué an latin dont je n'avais pas encore entendu parler, on me présenta un rudiment. Je le pris sans trop de défiance, je le féuifïetaf m^ne ^vec un certain plaisir. Sa tonrèore ne nr'dBnonçait rien de malsain: tout eb qàl est nouveau est beau pour l'enfant. J'ignorais alors ^ Hvfe niMidit, qné^ peniant sfept ans, tu serais là eaàse de ifies pkmrs et' l'instrument de mon su^ypHee.
Je ne lui en veux plus aujourd'hui , le 9em|(s iMse Uléma la faBcnfiè, et pouvtaut |e ibe prends encore à dire que c'est un lifre fort eDoinfeax que ië rudinHant de noi collèges , et qu'il serait à désirer qu'on en fit ini tfuM qui le fttt un peu hioIIib.
SACRIFICES HUMAINS. Les Fantîs et les Âchaotis, et autres peuples africains sacrifient des hommes à teurs fétiches.
Les Chinois en sacrifient à lenr misère, c'est-^à-dire qu'ils exposent et tuent les. enfans nôttveaux<**né8 qu'ils ne croient pas pouvoir nourrir.
Les sauvages de presque tous les pays ea ratissent et en mangent dans lekirs fêtes pidi^ques. C'est une partie du eéi^onial et le plat du milieiu
Nqus nous récrions, nous aolrea Buropéens, sur la barbarie de tous ces gens; nous frémissons d'horreur et nous versons des larmes au récit de leurs cruautés.
Eh bien! Africains, Chinois et anthropophages ne sacrifient pas à leurs fétiches, à leur mis^ ou à leur
SA6 soi
estomac le quart da nÎMnbre cPhommes que nous sacri* fioDS à notre fortune, ou à ce que nous appelons la spéculation, la fabrique et Findustrie, et je vais tous en donner la preuve.
En Angleterre, dans les localité agricoles, il meurt annudlement dix-neuf habitans sur mille, et à Manchester trente^pt, également sur mille. Même proportion à Uverpool, Birmingham et antres villes manufacturières*
Faisons le compte:
Manchester et sa banlieue ooiKtIennent 16S,8&6 habitans, sor lesquels il. en est mort , en sept ans. . . 39,922
Le Surrey, pays de cultivateurs, contient 187,863 habitans, il n'en est mort, en sept aos, que 23,777
Morts en plus à Manchester 16,145
Maintenant, voyons poïir combien les enfans entrent dans cette consommation:
Durant ces sept années , sût 23,523 enfens au-dessous de cinq ans, 7,364 sont morts dans te Sùrrey. Pendant le même temps, sur 21,152 enfans, 20,726 ont péri à Manchester. A Liverpool, le nombre n'a pas été moindre.
Pourquoi tant d'enfans morts? Le climat est-il mal-*sain?-^Kullement.-^Le sang de ces entos est-il vicié? Pas davantage ; ils ne demandent qu'^à vivre:— Alors , pourquoi meurênt-ils?— On les empoisonne 1^ Oh! ohl— Oui, et toici de quelle manière:
Dans les villes de fabriques, tes mères, pressées de se rendre à Patelier, assoupissent Penftnt en lui donnant de Fopium, éutremént dit du cordial de €odfrey, de Paragory et autres narcotiques, tons véritables poisons.
—Est-ce bien possible?— Très-pdssible et moine très- 1^1. Si vous vouiez lire les journaux du jeudi 31 décembre 1846,. il ne vous restera aucun doute à cet égard, et vous y verrez qu'il résulte d'un rapport fait, quelques
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jour» s»Y9nl, 9 ni» mmVf de )A iA9t«krQ ém oomnèitti» go'à Maacbestari il y 9 n« drogni^ ipii ne vend pas lEOQ^s 4e vjpgt, $a)Qn£if par 8emitiiie« de cç3 nùxtorc^ opiacées, à Fusage des petits enfaos.
Les Itères qi\\ quitleot leiir« maisons à quatre heures du in^tin pour aile? à la fabrique acnvent ëloî^ttée 4'upe Ij^ue, ^oni^^t à F^^fept quelques goutles de iait» pui^ op lui 9drpiDJ3tre ropium . qui doit rendûrmir et le laisser jusqu'au soir dans une torpeur glacée , ee qui SI lieu tous les jours juâqti'è ce qaUl menre.
Cependant il en é^appe quelques inna,- et soit de ceux-ci, .9oit d'auire$, Ton voit encorç, dms les fabriques, de^ eeutaioea d'eufans de moins de six ans; |i)^3 pe yoqs en inquiétez pas, on trouvera hien mofen ^e lea envoyer, rejoindrç Içs premiers ; rindyustrie a sa fpMfniture d'angea pour )e oieK
Le chat à neuf queues, ce fopett eocien :ri^ulatair 4tk ^pldat d^s l'ai:mée ^^giei^i e9t GODstaflunent employé pçHir contraindre bs9 eofaas à un travail d'aviron seiie }^e^j^ 1^ vi^ttquatre. Quand. Hfl a'^adormeiit, 'UO aur- Y#iUapt» qpi n'a d>utre« fomctipus* l«a réveîHe.à coups dp gaule; Tepfaï^t s'e^dort^l m^^i ii k pneud pair, le fÀe4, et U plonge» Xèt^ premi^e, dans un baril cempti 4>fi^, p|9(^ à (Cfit effet m. mn de Ffttf^er; l'eslauli ainsi moelle et grelqttaut, reprend son trAv^îl, i\ faut que ses habits sèchent «ur lui; wii^f fifil sfead(M*t une tiroifième foi^, k chat k P^i^f queues îajX ^u of^oe.
Pppr ce^ malheurepx epfaua, .jamais de repos, j^ipai^ 4^ récréiitioiis. Le jqur, travail cofftîQp^il; )^ ijlfil:, pfivsr jtipu 4^.s(Miii9eil, saMi quelques heures "^m 'm^f^^\l^
Cfs détail! sottt dopné^» en iSri6, par |I* Bal}ibûne OtÊ?&g, rua des prinoipan:! filsieprs de.cQlQA du U»r (9^hire, \\ ajoute que les iQufaw , eu trèsiTR«tt* .nombpp, q«i ne eycQftnjbfint pqfii prrivés étjipl^ k l'Age ^'lipgunp.
sonfEreot qi^èlqiics aQhccs tt ib meoreot rbdûtMpiWB;
Si je cite l'Angleterfe , ce a'est pas qu'on agisse betttr eoup mieux aiUeun: te Ffance^ hi $uis»i:, FAUemagBe, etc., $tc., ont aussi \mm hécaKuiibes d^enfans, et s'il y a quelques points de l'fiurope où Ton en tue moins» ee sont eeuiE qtie nous eoDsidércms encore comme bar* bares et non civilisés.
Je n^aintiens donc mon dire: le» sacrifices humains ne sont point abolis en Europe, ils y sont même plus en usage que jamai$. Seatemen^ au lieu de sacrifier des bonimes à Molocb ou 4 Teutal^s • Qoos les sacrifions à Pltttus: tel sacrifioateur lui voue mille enfans en lui der mandant, en éph^nge, qu'il lui dopne deqx millions et qu'il le fasse ëljgib)ç; e% ee n'est l|t qu'une offrande ordipaire: cet a^tre dëypt au veau d'pr double la dose, il lui en yoq^ deux mille, j^ussi a-t-il quatre millions et devient-il pair de Frappe.
Voyez: £o»Àe^, enfer ^ mafiage^
^AX^JrTUfmA^f Dana sa ^^dialité, St.-Thomas était un grand bomme et ji^ l'ai toujours admiré: il voulait toucher poqr croire, .e( il avai^ raiso^. Ce lut aussi l'avis de Notre-Seigneur, puisqu'il lui fit toucher ses plaiei^.
Or, MM. les magnétiseqf s , ^t v^qs MAf^®' les som* nambules, i^^ soye^ pas. plus ^rs. que le Fils de Pieu et permettes à vgtre disciple, ^e i|u'il a permis au a^» ç)^ Coucher 4'abQr4 ^ afi/? de qrq^re après.
Vous ^01^ .^ava^ docteur j^ e( daq)^ lucides, qui voyi»; dans le e^ur et le ceryeau 4^ p^ala^es , qui lisez daO($ leur estomf^, «mi lisez aqssj,.les yeui^ bandés, dans w livre fermé, qpi n'êtes arrélés ni par \e^ jpufs, ni par k§ Aist^npea, §( flil^s M poi»t m PWt ce que fait M» (el ^ans sûh f^bi^et et }\m t^l^ (|ap$ |e si^p , lusseol-ito
lOi SAt
à ciiM|iiante Henes de. tous, è ceat, à raille, vous donc somnambales de tons âges et de tous sexes, je vous prie et au besoin je vous requiers, puisque vous voyez i la fois de si loin et de si près, de me dire combien il y a de dents dans ma bopèhe et d^ëcus dans mes pocbes; ou bien seulement si ma bourse est rouge ou si elle est verte, ou moitié verte et moitié rouge. Si vous arrivez à deviner cela, alors je vous dirai: passons à Testomac.
Je procéderai de la même manière avec MM. les égalitaires ,n communistes et radicaux , et je leur dirai : tout ce que vous annoncez est beau , parfaitement beau , théoriquement juste , probablement utile , mais ce n'est pas assez que de le dire, il faut le faire: or, je vois que vous parlez toujours,' toujours bien il est vrai, mais je voudrais aussi vous voir faire ^ ou si (fest fait, voir ce que vous avez fait. Montrez-moi donc une ville, un bourg, un village; on si c'est encore trop, une maison, un simple ménage radical, communiste, égalitaire, enfin une famille telle que vous la voulez; alors, si cela marche, si j'y trouve des gens heureux, comme je n'en doute pas ; je dirai : soyons heureux avee eux.
— 'Mais de l'argent, me répondrez-vous, ou en prendre? C'est avec de l'argent et beaucoup d'argent qu'on peut enseigner aux gens à vivre de peu.
— Passe, j'admets encore ceci: mais Vargent, mes bons amis, il me semble qu'il ne vous manque pas, car avec ce que vous en avez dépensé depuis un demisiècle en impressions, tirages et compositions, pour me dire ce que vous voulez faire, vous auriez fait an moins quelque chose de ce que vous dvez dit.
Mettez-vous donc une bonne fois à la besogne; montrez «moi un échantillon de votre félicité, quand ce ne serait que la communauté entre vous et votre valet