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on entre Mddame et sa blanchissense , eela est simple et pea coûteax, et pourtant je ne vous en demande pas davantage.
Cette expérience faite et le profit bien constaté, nous étendrons la chose, et s'il ne s'agit plus que d'apporter chacun une pierre pour bâtir un temple dédié à Fégalité et à la communauté, f apporterai la mienne, j'en apporterai deux, j'irai même avec ma truelle vous aider à maçonner l'édifice, car je ne prétends pas qu'il n'y ait rien de bien dans vos idées, je crois an contraire qu'il y en a beaucoup, mais toujours dire: voyez, sans qu'il y ait rien à voir; toujours crier: marchons, sans jamais marcher , finit par devenir insipide au point de dégoûter des meilleures choses.
Courage donc, magnétiseurs, communistes, socialistes et radicaux, laissez un instant reposer vos langues et faites un peu agir vos mains, non pour démolir, ne vous y trompez pas, mais pour édifier.
SANGUINAIRE. Il ne faut pas toujours eonfmidre l'amour du sang àvee l'amour du crime : on peut être sanguinaire par goût; par instinct, S3ins l'être de fait, OD iAce-î>er8d, Il est tel tyran qui a versé à flot le sang des hommes, et qui s% serait évanoui en voyant égorger un agneau. Tel était, dit'-on, Robespierre, qui n'assista jamais à une exécution.
D'autres gens qui , pour rien au monde , ne condamneraieiit un homme à mort , et qui aimeraient mieux mourir que de le tuer eux-mêmes , né perdront jamais l'occasion de voir un supplice: ils s'y complaisent, et à défont d'hommes ils iront voir égorger des bêtes.
Ce goût du sang est celui de la brute; c'est un reste du penchant cte l'animal contenu par la raison de IV 9.
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l'homme; é^est la cruauté de la c^ili^tioii, cette qm veut se aatisfaîre 3aos qu'il en eoûte rien ni à nptre conscience, ni à notre considération, ni à notre veroiç d^hiiQ)aJiité; c'e^t enfin de Fantbropqpbagie passée i Tétafilioe de l'éducation et du confessionaU
Cette cruauté semble iunée chez les eufans; toufi fioat avides des spec^cles de sang. C'est ce goût q^i amenait les Romains aux cirques et aux combats de gladiateurs.
C'est encore celui qyi conduit les Espagnols aux combats de taureaux, spectacle qui serait çertaiaemfnt moiiis couru sans la chance d'y voir tuer un bomiqe de temps à autre.
Dans le midi de la France , le peuple e^t esseptieUement sanguinaire: il n'y a jaunis eu de révolution à 9larjseille , Nîmes ou Avignon , sans qu'il ne surgît quelque Jourdan coupe-tête, quelqi;ie Trest^Uon, saignant et égorgeant à domicile avec l'approbatipii , sinon générale, du moins de la grande majorité.
Quand ces favoris du peuple travaillaient en public et assassinaient dans la rue, i($ avsiient pfiesque autant d^aides que de spectateurs» ^Les femiif^es surtout» se lâgnalaient dans oe genre d'obligeanete; en 191^, k Miir^eiUe, elles prêtaient volontiers la main pour l-égorgeomt d'un honapartisie, dt'un eo^ta^ier comm^ on lea nomin^it alora, et lui donnaient gentiment le coup de gr^m^
Etait-ce scélératesse? r^ulleme^t C'^sÂt- fanaliafllft) entraînement de l'exemple, gQÛt du a^mg p^iitrlti^» bètiae certainemeni;; bref, da v^m qm W^ épQiu;, e^ dames profitaient de l'oecfifiçn ou d^^ conviction di^l^fir cpQçeience pour se rafraicb^r inno^amoent d'une ag^^qe et d'un verre de sang tout eh^nd*
Qitea que eda st'est pias Imu., m^ craye« ^e cela •st vrai v je l'ai irn en Pr^vanM, m Calabre, e^ Dii-
un SOT
iQBtie f «iHeors eneore, et je L'ai tu de in iiart dHodividos qui se seratoM repnochë9 toute leur vie le vol d'un éciit
Qu'en faut-il conelim? Que f homme est un animal de proie, de respèoa des Uons, loups, hyènes, titres et rautoors, toutes Mtes fort honnêtes, très^soigneuses éa lenrs petits, bonnes nourrices et vaillantes mères de bmiUe, ayant enfin toutes les vertus de leur état, mai^ n'en mangeant pas moins tantes les autres bêtes quand elles peuvent les joindre et les étrangler.
Imitons leurs verjtus de lanûlle; mais sous le rappotf de la gueule et de la griffe, i«asemblûnfi-leur le moias possible, Mous y parviendrons avec un peu de. bomi^ volonté, car i mesure que rbon^me s'iostmit et se cmr lise le goût du sang s'affaiblit en lui , et les peuples les plus ignorans sont anssi les plus sanguinaires.
Voyez; iViaurriturs êmmaU,
S^^UVAiGlS. Les entrêmes se koudiant: cala veut dire aussi qu'ils se ressemblent. Lorsqu'on dëoouvre, dans quelque île océanienne, un peuple inconnu, vivant de pêche et de chasse, se coiffant de plumes et raisonnant à peu près comme nos enfans en nourrice, nous disons; ce sont 4es sfi^ttvagfis ; mais je demanderai si ces sauvages sont un peupla à son aurore ou un peuple à sas déoUn?
Je pencherai? pour ootte dernière opinion, car, smon cûiQi^e nation du moma oe«ime familles, 'ces tribus^ par ellea*m^a on par leurs encêtiseSii n'ont' rie» de fduf modernes que les peuples f«e l'on eonaidère cobum les pln^ ancien;». U e^i do^e probable qu'ainsi qne on peuples, t^ntd^ Imt» tan^^t baSvellea ont passé par toutes, lefif Y^cissitudea d'MUci longue caraière. Pourcpioî aeraient-relles td^jours i?f!St4es ^r eet échelon de la v^e sociale et conu^ |jyp^ inlterin^di9i^ .enira In bnite et
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rhomme, ou entre Tinstinct et la raison? Ton» noas partons du même point, et Je sois convainca qu'il n'existe pas une seule nation barbare, une seule horde de Kalmoucks on de Papous qui n'ait été moins barbare qu'elle ne Test et qui ne provienne d'un peuple civilisé.
Nos enfans ne seront- ils jamais des sauvages? La plaine où est Paris, recouverte un jour de forêts séculaires que les touristes d'alors nommeront forêts vierges, ne verra-t-elle pas ses rares habitans nus ou couverts de peaux, s'arrêter devant un autel de pierre pour y sacrifier, comme au bon vieux temps , un prisonnier engraissé pour la fête? C'est ce que je serais loin d'affirmer, car pourquoi n'arriverait-^il pas là ce qui toujours est arrivé sur la terre, cette terre où la civilisation succède à la barbarie , et à la barbarie la solitude , Jusqu'à ce que des circonstances nouvelles ramènent, avec une antre race, une autre aurore, puis un autre jour.
C'est ainsi que l'être humain tourne dans le même cercle, allant sans cesse de la jeunesse à l'âge mur, et de l'âge mur à la décrépitude.
11 n'y aurait donc ici bas <(ae des lueurs de vertu , de gloire et de raison, et la civilisation n'y apparaîtrait pendant im petit nombre de siècles que pour y disparaître engloutie dans d^immenses périodes de barbarie.
Oui, nous avons été des sauvages, et il est malheureusement vrai que nos descendans seront ce que nous avons été. II n'y a là qu'une question de temps: un peu plus tôt «ttun peu phts tard, cet état de somnolence, ee voile de plomb qui, pendant tant de siècles, a recouvert'notre Europe, la recouvrira encore; à moins que , devenant raisonnables , nous comprenions enfin que notre civilisation, ou ce que nous nommons ainsi) n'est qu'une barbarie dorée qui réunit les vices de la vie inculte à la corruption de la vie civilisée.
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Mais que Ton nomme rexistence de l'iiisiiiaire mangeur d'hommes ëtdt primitif ou état déeroissant, cette situation de rhamauité n^a pas, je croîs, été assez étudiée. H ne connais aucun livre qui en traite spécialement, et nous n'avons ni une histoire, ni même nue seak notice un peu approfondie sur un peuple sanrage , pas même sur ceux qui le sont encore à cette heure: cependant cettehistoire ne serait pas inutile ; et en voyant combien il est difficile de sortir de Fétat de brute, Thomme, peutêtre, ne serait pas si prompt à y retourner.
SATANT« Mon ami Ramûs a fait sa rhétorique, sa philosophie, son droit; il a lu Bacon, Locke, Huy^ns, et il a tout retenu; cependant il me fait toujours l'effet de ce chat qui, après avoir mangé une livre de beurre, ne pesait que trots quarterons.
Le plus savant est celui qui connaît le mieux le rapport des hommes avec les choses. Le plus habile est celui qui sait le mieux en faire l'application.
La réflexion est la balance des Mis et de leurs conséquences. La raison c'est l'appréciation de ces faits d'après leurs conséquences.
Apprenez donc à connaître les hommes et les choses, et ayant tout à vous connaître vons-méme: c'est la clé de toutes les sciences.
SCIENCE. Qu'est-ce que la science {>our l'homme de génie? C'est la pioche pour le vigneron, c'est le rabot pour le menuisier, c'est le scalpel pour le chirurgien , c'est le ciseau pour le sculpteur , enfin , c'est pOur le peintre le blanc, le bleu, le vert, le rouge, l'huile qtii lui sert à. les délayer et le pinceau avec lequel iMes applique.
L'homme 4e génie étudie donc une seieQce pour la ckoodstaDce oa le travail qn'ii a deiMiB 43 {aire; pois il TcMiblie quand ce tDavaii est faitt sanf à le rapprendre s'il en a besoin de nouveau.
Pourquoi agtt41 ainsi? C'est qqe k mimoîm* demâme qn'un casier, qu'un meuble à tfroir, ne peut plus rien iieoe«oir quand elle est pleine.
SENS. Trois élémens principaux fermant les végétaux: l'oxygène, l'hydrogène et le carbone. La chaleur et le feu s'y joignent; l'azote y prend également part.
Les. corps des animaux et d^ homm^ ont les minces l^a^fts: il y entre aussi du fer, du souffre, etc.
Vais sans nous montrer plus savai^t qia^ novfi ne le so{iMQ6s, ni nous ^^vir de termes hors de notre portée, nous dirons tout simplemenjt et en hon bourgeois qui veut se comprendre et être compris^ qMC la décomposition d'un QOBps..qni a véeu donne de l'eau, de ri\ir, de la tei^ve, ou de ce que le vulgaire appelle les q«iatre élémens.
$ ces quatre élémens enteent dans les corps animas , et si <^ corps sont une conséquence de faipe qu sfis. instrumens, il faut que Tame, exîstanli av^ eui^i se soji mise eni ra^pprt avec eoïc, et qiie ce rapport soit oenstitiié et visible diuas t^^aque eorp»; oir, cette poneth tution comme cette communicatioii . epste , fckm npoi « dans les sens et leurs organes.
Ensnite, comment ceci se feit-il et se peut-il? C'est e§ q/ae i^ va^s yous ej^pliquer- à m^ i^i^nière » sauf, à yf^mt à o|àe V^f pliqi^er ^uite Àila v^tre-
D'abord ^ous disons ; ]e^ siens sopt nécessaires ppu|! n^l^tépialisec 1^ désir et f^rriver à r^etioi^, çomnp^, h^ pjeq^é^ l'a ^ pour fpiire naî^'e ce. dé^ir^ n^f^tf^pis^liser If^ sens fai Ifum donni^ de«| oig^e;^
Ceci posé, nous Qjoutou^: il Uni partout des sens et des formes en r^ipport avec la Localité et Télémeat dans lesquels ils sont destinés à agif» Dans le soleil, à quoi nous serviraient des yeux de la nature des nôtres , puisque Féclat de Tastre les éteindrait qii les rendrai^ inutiles.
Dans un globe trop éloi^^é des antres pour qpe 1^ lomière y pénétrât, en supposant qu'un être quelconque y pût vivre, à qfxoi encore lui serait bon l'organe de la vue? S'il n'y ^vait pas de lumière, il n'y aurait pas d'yenx; s'il y avait une autre lumière, il y aurait une autr^ espèce 4'ye^x.
Si les sens sont toujp^^s harmonisés à la localité et ^ l'élément, si, sans eux., l'ame n'a pas d'action sur sob entourage , les organes des sens dont l'ensemble forme le corps, sont donc le^ voies de communications de l'ame avec la matière.
Ces organes , comme toutes les formes vivantes résultant de la pensée, ne. sont constitués que pour un temps: celui de la durée du corps.
Quand ce corps a fait ce temps, quand le jonr de sa dissolution est arrivée, les sens et Leurs organes disr paraissent, parce que les Cbres de la pensée sedés^nisr sent, se séparent et retpurnfiqt ^ leur hase qui est l'amie Mais comment se sont4ls ^pis et constitués? telle eat la question. L'ame placée ^u milieM de noi^ élément terrestres* c'est-à-^ire de la ^erre, de L'eau, du feu, de Fair et des cpnséq\i^nces qui en d(^coulent, la L4^ièr4., le son, lemQUvem^t, e^., fi di!i, po^r s'y npj^nifest^iv être apte à les sentir, sinon elle aurs^it été étrçiiigèr^ aux choses qui l'entoïureBt , et il^ en ^rait réMté l'impoisisihiU^é 4*7 i\9i' et d'y vivipe,
L'ame, sensible à ces effets, a dû pcadvi^e 4^ i^pr tmmçus pquB Lçs qio4i4eç ^ le^ î|P(îroî»r^, ppm ifffli