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lui qtii donne à toute chose le coût et la codeur. Il le sacre , il fait les fruits , il fait les fleurs avec leur arôme et leur parfum.
Le soleil ne fait pas la vie, mais il la met eu mouvement. S'il cessait de paraître, à IMnstant la nature s?as^ «oupirait, tout deviendrait imvnobile. Voyez une mouche an soleil et une mouche à Tomhve, et regardez si votre mine, quand le thermomètre est chez vmis à dix degrfe au-dessous de zéro, est la même que quand il est à )dix auHlessus.
Un homme ({ui a froid , fût41 le plus spirituel des hommes , a tonjours plus ou moins l'air d'un imbécile. Je dirai plus , il Test de fett. Demandez au premier de nos poètes si jamais il a pu faire un vers avec les pieds glacés et la roupie au nez.
Quant à la beauté, à la dignité, à ré(égance des manières, elles disparaissent aussi avec l'influence de l'astre. =Uhomme le plus beau, le plus noble, le plus grand, quel air a-t-il quand il frissonne? L'air ignoble et piteux.
Combien de héros qui chantaient victom n'ont-ils; pas, saisis par une bourrasque de grésil ou de neige Tondue, eonrbé la tête , prêts à échanger leur épée contre on parapluie.
Vainement un magistrat eélèbre , Bailly , a dit qu'il tremblait de froid et non de peur; je dirai que si le frisson que produit le froid n'est pas un manque de ûôeur, c'est une voie qui y mène.
Mettez en présence Hector et Âch^, toas>deax intrépideis et superbes, ce sont deux lions prêts à s'élaneer l'un sur l'autre. Puis tout^à-conp ftitesrleur passer un vent coulis entre la peau et la cnkasse, fûtes qu'ils grelottent enfin , si la situation dure , ils jetteront leurs lances pour souffler dans leurs doigts.
Non encore nneilbis,.tl Â'y.apasde'iiéroiBifiTec.des
eiigdiires; «t MeiaiHlre à!tn\ jaihais vainca les Perses ni pris Babsylone, s'il eât trouvé dans sa route ThiTer et YiogtHletix degrés au*de8sous - de cEéro.
L'amour, Tarnoor luMndmé, ne renaît qu'avec le soleil et se rësisie jamais è l'abaétoce 4e son influence féconde ou de sa douce dhaleur. Que le lit conjugal reste à une tefiipératare un p«li ao-desdoûs de zéro, et c'en est lait de la race biunaine.
Si Ton nous dit ffae tes homnres vivent sons des latitudes très^froides, et qie parmi ces hommes il y en a même qui ont lear grôce et leur génie , témoins les Rosses qui ne sont pas pliis stupides que d'autr&s, nous répondrons que les Bttssës n'ont pas toujours froid, qu'il en est même beaucoup qui ont toujours chaud, grâce à Feicellence de Mars poêles «t de leurs fourrures.
U faut donc rebonniîire que Tesistenoe humaine est tonte laotice dans certains p«ys; et sans l'expérienoe tt le raisonnement qui nèus font efaeifcher des habits , bâtir des maisons et allumer du feu, nous ne pourrions y vivre.
La chaleur ekt donc nécessaire à la vie; eHe feît partie de la vie même, ll-n^st pas un seal être vivant, pas même un seul végétal, qui n'ait en kri une chaleur relative. La obaleor inieriie de l'homme pmu s'élever jusqu'à quarante dégrés , -mais eUe)eBt ordinairement de trente^ six à treiltotsépt.
QbfSz les taimaux , tels que les ohinns et les chsts , eHe 'm de tvcntOHieaf è qoai^ante. Ckes les oiseaux dont laéhaloBrahifeBne'ëst'la plus forte, < le thËarmomètre monte à ipiar«ite'*détix>ct qnalraBt»4roi6 degrés. Mais si le soléU esthabilé^ il faut bien afocord^ è ses haèltaiis une cb»leur interne bien autre que celle<^ci.
Je ne sais aâl^on aipn eatcuierla marche de la chaleur Ou ses riippQrts: avec celle ée la Imaière; je ne saurais