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dire davantage si tout le calorique externe nous vient do soleil et si chaque rayon , même ceux qui nous par^ viennent des astres les plus éloignés, ne porte pas avec lui sa chaleur; mais ce qui ne paraît pas douteux, c'est qu'il est des globes moins favorisés que la terre qoant à cette chaleur, et la lune est du noiid>re.
Le soleil fut Tobjet de l'adoration de bien des peuples et probablement des plus anciens. Cela s'explique : aucun spectacle n'a pu frapper davantage les hommes lorsqu'ils ont v-u la première fois cet astre dans tout son éclat, et ils ont dû en faire l'image de la Divinité*
Puis , quand ils ont reconnu son influence sur tout ce qui tient à la vie , ils ont pu croire que c'était la Divinité même.
Aujourd'hui, le cuite du soleil n'existe plus que chez les Pars» de l'Inde et de la Perse,, et le nombre en diminue chaque jour. C'est encore une idolâtrie qui s'en va.
Celle-ci avait du moins quelque chose de rationnel, et valait certainement mieux que l'adoratton du veau .d'or ou de ces hideuses idoles qu'on arrosait de sang humain* Toutefois , je ne propose pas de la rétablir. Ne prions plus le soleil, mais prions Dieu son créateur, de vouloir bien nous le conserver.
Le jour qu'il s'éteindrait ou qu'il s'éloignerait de nous, la terre , devenue un immense glaeier , n'aurait plus nn seul habitant: à moins qu'elle ne fût immédii^teineiit entraînée dans un autre toqrbiRota et soumise à l'action d'un nouveau soleil , car il ne feut paa croire qu'il n'y en ait qu'un. Chacune de ces étoUes sointillsnt dans Péspace, si elle ne reçoit pas sa lumière d'ailleurs^ n'est ^utre qu'un soleK qui récUnce et échauffe, comme fait le nôtre, son cercle de planètes*
Mais qu'estfce qae tous ces a^tres^ €|uelqiie beaux et védatans qu'ils nous semblent, près dn soleil central.
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séjour de la Divinité, astre immense autour duquel circulent tons ies autres soleils avee leur cortège de lunes et de satellites?
C'est de ce soleil central que s^ëchappeut les rayons qni donnent la force et la santé et contribuent ainsi à rendre la vie douce et heureuse ; mais la terre en est si loin, que ces rayons ne sont pas encore parvenus jusqu'à nous. De là nos maladies et la prompte décomposition de nos corps.
Espèce étiolée , rachitique au moral et au physique , nous resterons ainsi jusqu'à ce que cette lumière vivifiante nous ait atteints. S'il est, comme on dit, des systèmes solaires dont la lumière met trois millions d'années pour arriver jusqu'à nous et que le soleil central soit seulement deux à trois fois plos loin, on peut juger combiea notre pauvre terre toute neuve a encore à attendre.
11 ne faut pourtant pas désespérer tout*à-fait: si le soleil central n'est pas lui-même une création nouvelle, sa lumière devait être en route depuis bien long-temps quand la terre a été créée. Ainsi, ce rayon bienfaisant, ce gage d'immortalité pourrait nous arriver d'un jour à l'antre.
Peut-être aussi ce centre d'attraction universelle attirât-il vers lui tous les autres corps célestes, et à notre tour nous pourrions entrer dans la région qu'il éclaire» Alors notre soleil , comparativement pâle et terne , ne nous apparaîtrait plus que comme un roi déchu.
Devenu inutile ou faisant double emploi , il irait se réunir à son centre dont il n'était, soleil provisoire \, qu'une parcelle détachée pour notre usage.
Ne soyons pas ingrats ; aimons le soleil et rendons-lui grâce, car, provisoire ou non, c'est une des grandes nécessités de le nature.