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était connu dès le XVI®^ siècle , ainsi que le prouTent une vieille gravure et quelque$ (ironiques.
Ce mode de décapitation abrège, je crois, les douleurs des condamnés ; niais la facilité qu^il donne de faire beaucoup d'eacécutions en peu dUnstans a dû, à Fépoque de la terreur, augmenter le nombre des victimes* S'il avait fallu décapiter, selon Fancienne méthode, tant de milliers de condamnés, les, bourreaux n'y auraient pu suffire. La mise en usage de la guillotine fut donc véritablement funeste.
L'application n'a pas suivie immédiatement la découverte. On ne commença , je crois , à guillotiner qu'en 1792, et ce fut le 1^^ décembre 1789 que le docteur Guillotin monta à la tribune pour annoncer l'invention de sa machine.
Peu de jours après parut une chanson qui fut ifisérée dans un journal alors célèbre : Us Actes des Apôtres, Le mot guillotine^ imaginé probablement par le poète, y fut prononcé pour la première fois. Voiei cette chanson qu'on peut, à juste titre, appeler histojrique :
AIR : du Menwi à^Exaudet.
Guillotin,
Médecin
Politique, Imagine, un beau matin, Que pendre est iuhumain Et peu patriotique.
Aussitôt
Il lui faut
Un supplice.
Qui, sans corde ni poteau, Supprime du boarrean
]ù*ofiÇoe* :
TO» m
G*e8t en vain que l'on publie Que c'est pure jalousie
D'un snppèt
Du tripot
D'Hippocrate, Qui, d'oceire impunément, Même exclusivement,
Se flatte.
Le Komain
Guiliotiny
Qui s'apprête, Consulte gens du métier, Barnave et Chapelier, Même le coupe-tête^
£t sa main
Fait soudain
La machine, Qui simplement nous tûra, Et que Ton nommera
Guillotine,
Le malheureux doeteur ne se consola jamais, dit-on, de rapplication de son nom au cruel instrument.
Un député de Rennes, M. Duplessis, homme fort estimable , fut presque aussi maltraité pour a?oir , lors de la restauration , demandé la suppression de cette même guillotine et le rétablissement du supplice de la corde. Jusqu'à sa mort , ou le distingua en Bretagne , de ses homonymes, par le nom de Duplessis potence.
Au surplus , ce goût pour la potence ne s'arrêta pas là. Un peu plus tard, une pétition signée à Caen par un^ grand nombre d'habitans, fut adressée aux chambres, et donna aussi lieu à une chanson que voici :