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TORTUltE* Je lisais dans un discours prononcé en 1842 par le président de TAeedéinie de Châlons, qae le mécanicien Balbani ayant proposé une noécanique de son invention, propre à donner aax accusés la question préparatoire sans briser leurs os , sa machine fut refusée par les magistrats de ta tournelle, comme dangereuse peur la bonne administration de la justice.
En ces temps, les magistrats tes plus intègres, les plus vertueux , les plus sensibles peut-ltre comme hbmmes privés, ordonnaient froidement la question , et ceci sous le moindre prétexte et sans cesser de croire à rinnocênce probable du prévenu. Ils faisaient plus, ils 7 assistaient et la dirigeaient , non pour en modérer la rigueur , mais pour s'assurer qu'elle était donnée en conscience.
Ceci était-il spécial à quelques-uns? Non, c'était à peu près général : un magistrat croyait qu'il y allait de son bonneur. C'était un devoir qu'il remplissait. Hésiter était, à ses yeux, une lâcheté ; l'adoucir, c'était une faute, une sorte de complicité. Oui, tel grave magistrat dont le nom est encore aujourd'hui vénéré et l'est justement, avait, cent fois dans sa vie^ ordonné et dirigé lui-même la torture.
Etrange moyen de moralisatioik, mais qui d'ailleurs était d'accord avec les idées religieuses de l'époque! L'église était non-seulement militante, maïs torturante: brûler un hérétique était un acte de foi; et Dieu étant devenu un grand tortionnaire, on ne pouvait mieux faire que de l'imiter.
La religion a aujourd'hui répudié ces sanglantes pratiques qui venaient des hommes et non d'elle. Elle hait le sang , elle a raison. L'inquisition ne tue plus , et la torture est à peu près supprimée partout comme chose injuste et inutile.
L'instrument de supplice dont on use exclusivement en France depuis 1792^ a été perfectionné, mais non inventé par le docteur Guillotin , car cet outil judiciaire