BRU
existaient et se chamaillaient certaimcnt avant eux , et
dès-lors avant nous.
L'aroignëe se bat par intérêt. C'est le duelliste au déjeûner, le duelliste gastronome, le plus innocent du genre , puisqu'il cherche querelle non pour mourir , mais pour vivre , et qu'il n'en veut qu'à la cuisine ou à la cave de son adversaire. Telle est l'araignée. Seulement, au lieu de se battre pour un poulet ou une dinde Iruffiée, elle se bat pour une mouche qu'elle veut prendre au garde-manger de sa voisine ou pour une toile qui lui paraît commode, ou bien en<;pre qui est trop proche de la sienne. Mais elle l'emporte sur le duelliste humain, ea ce qu'après avoir tué son ennemi elle le mange.
Si j'entreprenais l'histoire des animaux querelleurs , je n'en fmirais pas*. Néanmoins, l'homme ici encore aura la palme; car en définitive, l'animal, sauf de très-rares exceptions, attaque et tue son semblable pour quelque chose, ne fût-ce, comme on vient de le voir, que pour s'en repaître , et l'homme civilisé l'attaque pour rien et pour n'^en rien faire.
Bappelons-nous aussi que l'homme seul a inventé le duel en masse ou armée contre armée , peuple contre Peuple, et ce qui est infiniment plus remarquable encore, ^ moyeu de tuer dix, vingt, ceïit hommes d'un coup et par la main d'un seul homme. Jamais les animaux, je le demande, ont-ils fait rien d'approchant? Cela seul Prouverait donc notre supériorité.
BRUIT, VOIX. Le bruit n'est que l'eflFet du froissfr- Btent des molécules ou du choc de la matière contre la Diatière. Versez de l'eau dans un vase , le bruit qu'elle *^ra vous donnera des sons et même une sorte de chant ^ui se rapproche de celui de quelques petits oiseaux.