EN
montre la possibilitd de la position verticale de ces corps.
U différenc4î d'un arbre attaché à la terre par sfô racines, à un iiommc qui n'y lient que par la pression de ses pieds et même par un seul pied lorsqu'il marche, n'est que par le plus ou moins de stabilité de l'équilibre ; mais le principe est le même pour tous deux. L'enracmement de l'arbre n'est qu'une pression plus intense, plus prononcée. Si ses racines s'enfoncent d'autant plus qu'il s'élève ou qu'il pèse, un homme de six pieds, quand ce sol est meuble , s'y enfoncera plus qu'un enfant qui n'en a que trois. .
rious avons dit comment nous comprenions le principe de la formation de la masse inerte et celle d'un corps végétal : l'une par une molécule centrale sur laquelle Tiennent successivement s'appuyer des molécules analogues, l'autre par l'attraction d'un germe attirant les substances en rapport avec lui. On voit que le mode constituteur des corps animaux diffère peu de celui des corps végétaux. Leur examen le prouve : les os , les fibres, les nerfs croissent comme les arbres et les plantes par des couches concentriques. Ces muscles, ces os, ces chairs , sont aussi composés de molécules ou d'atomes microscopiques s'étayant les uns sur les autres et se servant mutuellement de base et de contre-poids.
Ainsi , quand il s'agit de la constitution d'un corps , qne ce soit celui d'un homme , d'un éléphant ou d'un vermisseau, ce corps commence par un point.
C'est qu'un point est le principe de tout ce qui existe, et que ce soleil lui-même et ces astres mille et mille fois plus vastes , ont aussi commencé par une molécule qui , aujourd'hui encore , forme leur centre et le pivot nu* lequel leur masse repose.
Voyez : Poids et molécules.
^MO CEI
CERF-VOLANT. Le coléoptère de ce non muD dans les eDvirons de Paris, l'est beat» dans les départeinens de FEst , et ceûii de g est partout assez rare. Dans mou enfance, entomologiste zélé, et la possession d'un beav était Ut première de mes ambilioos. Aussi , pas avoir éprouvé une satisfaction plus gra jour où je penrins a conquérir ce phénix d< logie locale.
Moins satisfait que moi de la rencontre, il i son mécontentement en me pinçant le doigt d'i plus que serrée. Ma joie était si grande, loi en voulus nullement. Je ne sais même si point quelqu'orgttdl de cette blessure, aussi mes yeux que le coup de griffe qu'un palac la conquête d'un château enchanté aurait Gbimère ou d'un Hippogriffe.
11 est un autre cerf-volant plus généralemei estimé des enfans et même des grandes pers c'est encore le passe-temps des cours de rind< du roi de Siam. Je veux parler du cerf-volan qu'on dirige à Faide d'une ficelle.
Celui-là joua aussi un rôle dans ma vie; mière haine, ma seule peut-être, fut contre i qui, lorsque mon cerf-volant se pavanait dans vint en couper la corde. Je vois encore mor gon , car tel est le nom picard du ccrf-vo billonnant dans I'es|»ace, puis redescendant vc comme Icare privé de ses ailes.
Depuis , et cela dura bien des années , je jamais à cette place sans que mon cœur d'indignation contre le méchant qui m'ava tour. Une fois pourtant , j*y fus témoin d scène qui fit diversion à ma colère; puis, tou
CER Ml
en guérit rndicalcmcnt. Un enfant y disait it ce. qne j'y avais fait qninze. ans avant : >yait son cerf-volant en compagnie d'nn bel
probablemenl commensal du logis paternel, un monticule, la ficelle déroulée à la «longueur enfant prenait sa course. Son chien regardait nent tous ces préparatifs; mais aussitôt que le ; serrait le vent et commençait à s'élever, le mçait, le saisissait par la queue et le ramenait
de sou maître désespéré, is il en fut ainsi. Les observations du gamin , s , ses menaces , rien n'y faisait. L'épagneul ,
qu'il lui rendait un éminent service , recom- )ujours. EnGn , je pris pitié de son embarras :
derrière le chien que je relins par la queue it où, happant celle du cerf -volant, il allait re la quatrième ascension. L'animal fut si ébahi onler la machine au ciel , qu'il ne songea pas le mordre, ce dont je lui sus beaucoup de gré, rai cette conclusion toute philosophique que vait pardonné a mon action sans la comprendre lorsqu'il devait la considérer comme hostile,
, de mon côlé , pardonner à celui qui avait iicellc , car , lui aussi , avait ses raisons, et il e qu'elles fussent bonnes.
flnir avec les cerfs-volans , nous dirons qu'ode l'Inde ou de la Chine, ils* remontent à une
antiquité. On en voit dans les plus anciennes et dans des bas-reliefs plus vicnx encore. On probablement la première idée des ballons et le beaucoup d'autres choses dont nous parlerons