‹ Hommes et chosesChapitre 49 sur 95 · T8 CEN · texte numérisé non relu

T8 CEN

Pour peu qu'on y réfléchisse , on sentira que la formation ou la croissance des corps ne peut avoir liea que do celte manière, et de même que le végétal, que ranimai doit grandir par une impulsion venant du centre et portant également vers la tête et vers les pieds. Sinon, Findividu manquant d' à-plomb, ne pourrait se lever sans faire la bascule.

Il n'est pas une seule partie de notre corps qui ne soit une preuve de la nécessité du contre-poids : une jambe est balancée par une jambe, un bras par un bras.

Chacun de nos gestes est un effort ou un mouvement vers réquilibre. Lorsque nous marchons et que nous levons chaque jambe alternativement, nous passons d'un équilibre à un autre. Mais entre les deux mouveinens, il y a un temps d'arrêt qui n'est pas l'équilibre : c'est son attente ou sa recherche.

Dans ces divers exemples , vous trouvez, partout li même cause : Véquilibre: et le même effet : le mouvement vers le centre, base de cet équilibre.

Pour nous , cette base c'est la terre. L'individu qui marche , l'oiseau qui vole , le poisson qui nage ou le reptile qui rampe , sont tour à tour repoussés de ce centre vers l'espace par l'impulsion centrale, et rameniis de l'espace vers le centre par la pression atmosphérique. Supprimez l'impulsion ou la pression , il n'y a plus de mouvement libre, plus de mouvement raisonné ; car sans l'impulsion de la surface à l'espace, l'être sera collé sur le sol, et sans la pression de l'atmosphère, il sera projeté dans l'espace.

Celte puissance de l'équilibre de compensation ou 1< balancement entre la pression et l'impulsion, dont l'un* fait contre-poids à l'autre, peuvent seules nous expliqiiei la faculté du mouvement , de même que l'axe centra! des corps rayonnant dans toutes les directions nous

Page 1