‹ Hommes et chosesChapitre 65 sur 95 · COL · texte numérisé non relu

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laisserons paisiblement faire; puis à la troisième oa quatrième séance , nous arrêterons tous les membres. U capture sera bonne , car on peut être assuré qu'il s'en trouvera quatre-vingt-dix sur cent qui ont quelqu'afto à démêler avec la justice ou leurs créanciers.

Les sociétés secrètes diffèrent peu des clubs quant ao* bien qu'elles font. Les sociétés secrètes sont les taupes qui rongent et minent le terrain. Les clubs sont ta chats qui miaulent aux portes du logis et égratignent ceoi qui entrent. Ils sont, au total , moins à redouter que leurs concurrentes.

Néanmoins, je vous conseille d'empêcher les elubs.

Si vous ne le pouvez pas, si l'engouement popalsire les exige ou si la peur les tolère, que les bons citoyns n'hésitent pas, qu'ils en deviennent membres, qu'ils y obtiennent la majorité , qu'ils les dirigent enfin. S'ils ne les amènent pas à faire du bien , ce qui est difficile, ils les empêcheront de faire du mal.

La bourrasque passée et le calme revenu , les clubs s'en iront d'eux-mêmes. C'est une plante qui naît dans l'eau trouble et ne reverdit que quand le torrent déborde.

COLIMAÇON (Avril 1848). Bête qui a des cornes et point de pattes et qui ne court pas très-vite; mais comme elle englue tout ce qu'elle touche et surtout Feudroit ou elle passe, elle oblige ainsi ceux qui la suivent à courir encore moins vite , de façon qu'elle demenrc toujours en tête.

Ses cornes sont inoffensives , et n'ayant ni mains ni pattes, elle ne peut avoir de griffes.

Sa coquille n'est pas très-dure; elle n'a donc, en apparence , aucun moyen de défense , et pourtant c'est une créature des plus vivaces, ajoutons des plus nuisibles.

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