‹ Hommes et moeurs au 17e siècleChapitre 8 sur 14 · LE MARQUIS DE SALLES · texte numérisé non relu

LE MARQUIS DE SALLES

Cela prouve que le personnage vient de Fîle de Méroé, mais non qu*il soit fils de Tempereur Jacob.

LE p. LOUIS JACOB

Et que diront de ceci les incrédules ? Un soir, à une journée de Nazareth, un inconnu demanda au P. Roger de Taider à rentrer en Europe ; c'était un gentilhomme vénitien, nommé Marc de Lombarde, que dans sa jeunesse d'étranges aventures avaient conduit à la cour du Prête Jean, avec le fils du hacha du Caire. Amené au couvent, il s'y trouva à l'improviste en face de Zaga-Christ. D'abord stupéfait de retrouver là le prince, il courut l'embrasser, criant : « Quelle merveille de Dieu de nous être rencontrés en ce saint lieu ! » Puis il lui conta comment, envoyé par Susneos pour le surprendre à Fungi, il avait, pour lui laisser le temps de s'échapper, retardé de deux jours l'exécution de sa commission ; et, de son côté, le prince se souvint très bien que ce Marc de Lombarde l'avait fait secrètement avertir par un copte de quitter en toute hâte le royaume d'Orbat et de gagner le port de Souakim.

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