‹ Homosexualité et PsychopathiesChapitre 28 sur 39 · DEUXIÈME PARTIE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE

Observations cliniques

Dans cette partie de notre travail, nous produisons plusieurs observations dont quelques-unes ont été empruntées à des travaux récents, d’autres nous sont personnelles ou comme celles déjà publiées par notre maïitre, M. le D' G. Petit, concernent des malades que nous avons connus et suivis longuement. Toutes ces observations montrent, chez des malades atteints de psychopathies diverses, des tendances homosexuelles apparaissant au cours de l’évolution de ces psychopathies. Nous retrouverons dans cet exposé des exemples qui iilustrent ce que nous avons écrit plus haut, et nous essaierons, à propos de chacun d’entre eux, de mettre en évidence les particularités qui font l’objet de nos remarques précédentes.

Nous insisterons sur certains facteurs dont nous avons montré l’importance dans l’étiologie et la pathogénie des troubles que nous étudions. Du point de vue psychoclinique, nous avons noté spécialement le rôle des états d’excitation ou d’anxiété. Du point de vue organique, nous signalerons d’un côté la notion étiologique primordiale dans plusieurs cas d’infections neurotropes, et, par ailleurs, l’existence de signes morphologiques ou fonctionnels traduisant les troubles glandulaires endocriniens, dans lesquels on peut voir la cause des modifications de la sexualité et dont on connaît aussi l’importance dans l’apparition de troubles mentaux.

Nous avons divisé l’ensemble de ces observations en deux grands groupes, selon les modes de manifestation des tendances homosexuelles, suivant qu’elles affectent

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le comportement des malades ou qu’elles apparaissent dans leurs récits sous formes de délires plus ou moins systématisés. Nous remarquerons dès maintenant que ce classement est presque superposable à celui que nous établirions en nous basant sur les données nosologiques habituelles, où nous rangerions d’un côté les cas de manie et d’hypomanie et de l’autre les états délirants. Il est du reste intéressant de confronter cette différence de structure générale de la manie où le pouvoir frénateur est aboli et où les sentiments sont exprimés sans contrainte et de la paranoïa où l’irruption de tendances nouvelles provoque un conflit.

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