qui composaient la réserve confiée à Leclaire
C'étaiîint 42.000 hommes, ardents, exaltés, mais encore neufs pour la plupart et indisciplinés. Les chefs n'avaient que les qualités de leurs soldats, et, comme à presque tous ceux que la Révolution mit à la tête de ses premières armées, le génie delà guerre, les conceptions d'ensemble, les idées hardies leur faisaient défaut. Houchard,nous le
I; Von dem KnesebecV, Scenen aut dem Revolulionsknege, dans 1* « Archiv des hislori-.hen Vereins fiir NiedersachseD » (année 1845, p. 131-13^).; la traduction de cet article par Gasraann, sous le titre La bataille (THondschoote^ épisode des guerres de la Révolution (Hazebrouck, 1857), et, parmi les documents français, l'ouvrage de Gay- Vernon fils, le Van'iamme de Du Casse (1870, I, 46-47), les lettres de Borthelmy publiées par le Moniteur et ses divers mémoires (A. N. W, 293; Seilhac, Les volont. de li Corrêze, p. 110111; Clément Simon, Bullelia d-i la Soc. des lettres, sciences et arts de la Correze^ I, p. 592-573) ; les letires de Houchard et notamment une courte rela tion du général intilu'ée « Expédition de Houchard contre les troupes combinées » (M sept); ainsi que son mémoire du 29 septembre à Bouchotte ; le travail consciencieux de l'officier d^état-major de BoisdefTre (A. G.' ; lej Notes histori/ues du modeste Delb-el alusi que les lettres de Levasse'!!' et ses dépositioiis au tribunal révoluTionnaire dans le procès de Houchard. Lettres et déposiUors ont plus de valeur que les Mémoires de Levasseur. Peut-on se fier aux notes du représentant qui formaient un volume et qu'Achille Roche a déayées en quati-e tomes? Peut-on se fier à l'homme qui déclare, le 14 novembre, à la Convention, que l'intrépide Houchard s'est, àHondschoote, caché derrière une haie et que si Houchard avait fait comme lui, la victoire eût été bien plus considérable ?
savons, avait le caractère hésitant et indécis. Berthelmy et Gay-Vernon étaient instruits, sensés ; ce furent eux qui dirigèrent l'expédition; et Gay-Vernon régla les détails de la marche. Ils manquaient toutefois d'expérience : ils craignaient, comme Houchard, de subir un revers, et n'osaient entreprendre de vastes mouvements. Les généraux qui commandaient les différentes colonnes n'étaient pas moins craintifs, troublés par la pensée de leur responsabilité ; Houchard et Berthelmy les avaient bien jugés (1). Seul, Jourdan avait de la vigueur et de la résolution.
Mais Vandamme, à peine âgé de vingt- trois ans et déjà signalé par son bouillant courage, était trop jeune, imprudent et ne jouait un rôle important que parce qu'il connaissait le pays (2).
Hédouville n'avait que de la vaillance et il ne fit que des sottises (1).
Landrin, ancien canonnier, et chef d'un bataillon
i. Cf. plus haut, p. 169 et 18''.