‹ HondschooteChapitre 37 sur 68 · Voir surtout le mémoire de Boisdeffre · texte numérisé non relu

Voir surtout le mémoire de Boisdeffre

2. Mém. de Bouchard (11 septembre). Le 17 septembre, la Convention décrétait que l'armée du Nord avait bien mérité de la patrie, et elle chargeait son président d'écrire une lettre de satisfaction aux citoyens de Berlues et de Dunkerque, à Tarmée du Nord, et aux généraux Jourdan et Colaud « grièvement blessés après avoir contribué à la victoire. » Elle accorda à la commune d'Hondschoote une Indemnité qui s'éleva, d'après le procès- verbal de répartition da 24 nivôse an lU, à 379.730 livres (Poucart et Finot, II, 132).

derrière des buissons, décimer les beaux bataillons qui leur faisaient face et qui n'étaient pas à couvert. Que pouvaient contre ces innombrables fusiliers, légers, alertes, si prompts à se dérober, si prompts à reparaître, la constance héroïque des coalisés, leur incessant feu de peloton, le long développement de leurs lignes, leur marche imposante mais un peu lourde, trop conforme aux règlements, dépourvue de cette vivacité, de cette impétuosité, de cette fougue agressive qui ne laisse pas d'ébranler le cœur des plus braves? Timides d'abord, hésitants, inquiets, les fantassins de la République allaient être audacieux et téméraires. Hondschoote est une des premières affaires où se montrent ces grandes bandes, ces fourmilières de tirailleurs qui, par la multiplicité de leurs feux, par la hardiesse et la rapidité de leurs mouvements, devaient déconcerter, ruiner la vieille tactique. Les généraux français, dit un vaincu d'Hondschoote, s'efforçaient déjà d'organiser le désordre (i).

En réalité, ce succès ne changea presque rien dans la situation. Mais l'impression morale qu'il produisit, fut immense. Il inaugurait une nouvelle période de glorieux

1. Ditfurth, 1, 123; Kaeaebeck, 132; Gai vert, 125. Oq ignore la perte des Français. Mais od sait exactement que dans les trois journées du 6, du 7 et du 8 septembre, le 2« bataillon du 67^ régiment dlnfanterie eut 10 tués, 122 blessés, 32 disparus, et le 2* bataillon des Vosges 7 tués et 45 blessés (Foucart et Finot II, li7-119). Un des bataillons qui se distinguèrent le plus particulièrement, fut le 5« des volontaires de la Somme. Un soldat dé ce bataillon, Modeste Digeon, vint porter à la Convention deux drapeaux que ses camarades avaient pris. « Le 5« de la Somme, écrivait Berthelmy, avait perdu son drapeau et ses canons dans une surprise de Fennemi (à Oost-Gappel), U a réparé ses torts & Taffaire d*Hondschoote et racheté par son courage la faute qu'on avait à lui reprocher » (Berthehny à Bouchotte, 18 sept A. G.}. tJn décret de la Convention, du 27 septembre, accorda un drapeau à ce bataillon.

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avantages; il rompait cette longue chaîne de défaites qui commençait six mois auparavant au i®'' mars; il effaçait le souvenir d'Aldenhoven, de Neerwinden, de Raismes et de Famars. C'était comme la revanche désirée. C'était la seconde bataille rangée que gagnaient les troupes de la République, et cette éclatante victoire rejoignait, pour ainsi dire, celle de Jemappes,se nouait avec elle. La Fortune, écrit un Anglais, était fatiguée d'un parti qui perdait à plaisir les occasions d'obtenir ses faveurs, et elle passa décidément de l'autre côté.

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