‹ HondschooteChapitre 48 sur 68 · JemappeSy · texte numérisé non relu

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sidérable qui répétait avec enthousiasme les cris de guerre aux tyrans et vive la République, les représentants Gasparin et Lesage-Senault, les administrateurs, les jacobins se rendaient à la porte de France. Là, on dressait un poteau avec cette inscription : « Cambrai frémit d'avoir vu naître dans son sein Tinfâme, le scélérat Dumouriez ; passants, partagez son horreur ; traîtres, tremblez I » On revenait ensuite dans le même ordre sur la grande place et, après avoir chanté la Marseillaise et dansé la farandole autour de Tarbre de la Liberté, on rentrait à la maison commune. Gasparin prononçait un discours, et les assistants, entraînés par l'ardeiite parole du conventionnel, juraient de vivre libres ou de mourir et de s'ensevelir sous les ruines de la cité plutôt que de capituler (1).

L'animation, le mouvement, le bruit ne cessèrent pas à Cambrai. Ce fut là que Lamarche, Custine, Kilmaine établirent leur quartier général. Le 2 août y arrivait un personnage dont nul ne soupçonnait la célébrité, le « Mayençais » Georges Forster que lei Comité de salut public avait chargé de négocier avec les Anglais. Ses jugements sur Cambrai et sur la population sont assez curieux. Il trouva que la ville fourmillait de gens et d'équipages de guerre ; mais il n'y vit pas une seule belle femme et il déclara l'endroit « abominable. » Pas la moindre commodité; partout la saleté, l'ordure, et l'on aurait dit que les Cambrésiens ne savaient pas comment d'autres hommes, à quelques lieues de là, cherchaient à se rendre la vie plus supportable. Les habitants, mâtinés de Flamands et de Français, n'avaient des deux peuples que les défauts et les désagréments, rien

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