‹ Hong KongChapitre 7 sur 11 · LARGE · texte numérisé non relu

LARGE

Hindous Officiers RP OR PO D 0 oc 55 Sous-officiers et soldats. — Artillerie royale de garnison :

Bataillon de Hong Kong-Singapour ................. 480 110° Mahrattes (infanterie légère)... 17 703 %infanterie bDirmane..: creme Te Rs 731 TL MARTATeS 22204200 SR RS 124 Total: sous-officiers et soldats 2200000 2638 Chinois Sous-officiers et soldats, — Génie :

Compagnie de mines sous-marines.................. 10

L'effectif total, pour les forces régulières s'élève à 4.495 hommes dont 211 officiers parmi lesquels 56 indiens. Il était en 1901 de 5.564 hommes (163 officiers)et en 1902, de 7.365, dont 186 officiers ou assimilés.

La Colonie a contribué pour D. 961.408.50 (2.403.521 fr.), ce qui représente la contribution statutaire de 20 % desrecettes, aux frais d'entretien des troupes régulières dans la Colonie et aux dépenses relatives aux casernes et quartiers (Barrak services).

L'effectif tolal du Corps des Volontaires est de 40 hommes de tous rangs. L’effectif présent (the strength) en 1903 a été de 239, réparti comme suit : état-major, 7 ; deux compagnies d'artillerie de garnison, 203 ; une compagnie du génie 26 etune musique (Band) 3.

La dépense pour les Volontaires, entièrement supporlée par la Colonie a été de doll. 37.965. 58 (francs : 94.914.)

D'après le projet de budget britannique (Estimates) pour 1904-05 le total des dépenses militaires pour Hong Kong etle Nord de la Chine monte à 1. st. 490.292 (12.257.300 fr.

Voici quelques données concernant lies soldes payées aux officiers et adjudarts principaux (Warrant cfficers).

État-major général : Major général,75 francs par jour. Colonel du Génie, 62 fr. 50 par jour. Deputy assistant-adjudant général, 26 fr. 50 par jour, Aide de camp 18 fr. 75.

Régiment chinois (à Wei hai wei). Commandant 29.000 fr. ; cinq capitaines 10.000 francs chacun ; huit lieutenants 7.500 chacun.

Chapelain à Hong-Kong et à Wei hai wei : 10.275 fr. Payeur en chef, 15.975 fr. Payeur d’Etat-Major, 11.400 fr. Payeur : 6.525 fr.

Service médical. Chirurgien ayant rang de colonel, 18.250fr. ; douze lieutenants-colonels, 110.900 fr. ; eux quartiers-maîtres, 10,000 fr. (1

Services du génie. Trois aide-surveillants 35.875 fr. ; onze secrétaires et dessinateurs militaires 32.050 fr., etc. (V. L. and C. Telegraph April 5, 1904.)

N. B.— La question de la défense navale de notre colonie et de l’organisation de l’escadre française d'Extrême-Orient a été traitée par M. Fr. Deloncle, député de l’Indo-Chine, dans un remarquable discours prononcé à la Chambre, le 21 février 1905. [lconvient également de signaler la réponse de M. Gaston Thomson, ministre de la marine, à la séance du 22 février.

1) On appelle ainsi dans l'armée anglaise, les officiers chargés des quarliers, casernes el lentes, ele., d'un régiment ainsi que de lentrelien des mac

gasins régimentaux.

Agents allemands dans le commerce anglais en Extrême-Orient.

On a souvent signalé la rivalité économique engagée depuis longtemps entre les Anglais et les Allemands, un peu partout dans le monde et spécialement dans ces régions de l'Asie Orientale.

Divers incidents, dans ces derniers temps, ont particulièrement attiré l'attention du public en Angleterre, sur le rôle joué par les Agents allemands employés par des maisons de commerce britanniques à l'étranger, et notamment en Extrème-Orient. Dans son plus récent numéro (octobre) l'important organe du monde des affaires « The Merchant and Shipper » a publié sur ce sujetune note donnant à cet égard quelques indications assez caractéristiques, et dont voici la traduction

« Nous avons souvent appelé l'attention sur la «politique de suicide » suivie par des industriels britanniques qui nomment, comme leurs Agents dans les marchés étrangers et coloniaux, des étrangers au lieu d'anglais. Leur ayant demandé pourquoi ils adoptent un système aussi peuraisonnable, nous avons fréquemment reçu cette réponse qu'ils (ces industriels) estiment l'étranger mieux apte à se dévouer plus complètement à ses occupations (to his business) que ne le serait un agent anglais. En supposant, Cependant, que cela soit exact, est-il vraisemblable qu'un Allemand, par exemple, montrera le même intérêt en ce qui concerne les produits anglais qu'en ce qui concerne eeux de son propre pays ? Certainement non. Nous en avons eu des preuves manifestes au cours des années que nous avons passées à l'étranger. L’Allemand se montre tout prêt à se charger d'agences anglaises en vue de fournir d'utiles indications aux industriels de son propre pays. Un exemple (instance) de l'intérêt qu'un agent allemand prend aux affaires des maisons britanniques qu’il représente nous est fourni par ce qui s’est passé récemment à Hong Kong. Il s’agitici d’une possession britannique et d'un marché où l'on supposerait que l'influence commerciale britannique doit prévaloir. Les négociants allemands établis dans ce port pensent évidemment d'une autre façon ; tout au moins c'est ce que semble montrer le fait du boycottage d'un journal anglais d'ici, qui avait osé dire ouvertement sa pensée (speak its mind). Il s'agit du China Mail, l'organe dirigeant de l'opinion britannique à Hong Kong, et l’un des journaux ayant le plus d'influence en Extrême-Orient. Ce journal, sous une de ses rubriques, avait énergiquement recommandé l'adoption de mesures destinées à la protection et au développement du commerce anglais. Il a quelquefois été un peu loin dans ses critiques du Kaiser et du Gouvernement allemand, mais il n’a en aucune façon dépassé les limites des commentaires légitimes (legitimate comment). Il a toutefois exposé d'une manière forte et pressante qu'il fallait, pour assurer la sauvegarde du commerce britannique, établir à Hong Kong une Chambre de Commerce britannique. La Chambre actuellement existante est une Chambre internationale ; or c'est là une forme suffisamment bonne pour un port à traité, mais qu'il est difficile de considérer comme répondant aux besoins d’une colonie britannique comme Hong

Kong. Ce journal a été aussi au premier rang de ceux qui ont appelé l’attention sur cette anomalie qui consiste à avoir un allemand comme président de la Hong-Kong and Whampoa Dock Company » la corporation qui possède les bassins où vient se ranger la flotte britannique. Comme conséquence de ces commentaires et articles il y eut une réunion des mar chands allemands, réunion au cours de laquelle il fut décidé que tous les négociants allemands d'ici, —un bon nombre d’entre eux étant des agents de maisons britanniques devaient immédiatement retirer toutes leurs annonces de la China Mail. C'est ce qui fut exécuté en effet, et, par suite, ce journal a subiune lourde pénalité pour s'être fait l'avocai des intérêts anglais. Il y a lieu d'espérer sincèrement que toutes les maisons britanniques ayant des agents allemands à Hong Kong remplaceront ceux-ci par des sujetsanglais, où, à défaut de ceci, insisteront tout au moins pour que leurs annonces continuent d’être insérées dans un journal qui a le courage de soutenir leurs intérêls dans un port britannique. »

M. Henri Brenier, dans le volume de « La Mission Lyonnaise d’explora tion commerciale en Chine (1895-1897) » a signalé le rôle de plus en plus grand joué par l'élément allemand dans le commerce d'Extrême-Orient (v. notamment 2° partie, p. 25).

Dans son rapport sur Hong Kong, (deuxième partie du volume de la Mission Lyonnaise), M. Louis Rabaud parle aussi de la concurrence que les anglais rencontrent en Extrême-Orient, de la part des allemands. Voici ce qu'il dit à ce sujet

Les concurrents « les plus acharnés ici, comme sur tant d'autres points, et les plus adroits, il faut le reconnaître, sont les allemands. Depuis une dizaine d'années le nombre de leurs établissements, le chiffre de leurs na tionaux venant s'établir en Chine et particulièrement à Hong Kong augmentent sans cessé ; l'étendue de leur commerce s'accroît. Les anglais ne sont pas sans quelque inquiétude, leur domination ou leur supériorité commerciale ne se trouve pas encore menacée, grâce au commerce des cotons ou des cotonnades dans lequel les allemands ne peuvent pas rivaliser avec eux, mais une partie leur en échappe ; la tache d'huile, insi gnifiante d'abord, prend des proportions assez gwrandéës pour leur causer

un certain malaise ». (La Mission Lyonnaise d'exploration commerciale en Chine. Il: partie, p. 189.

La piraterie dans le delta du Sikiang.

Depuis des siècles, comme on sait, la piraterie sévit, à l’état chronique, dans le Sud de Ja Chine, particulièrement dans le golfe du Tonkin et dans les parages du Si-Kiang. Les côtes de Haïnan, comme celles de l’archipel baptisé du nom significatif de Ladrones, ont de tout temps, servi de refuge à ces brisands de la

Le « Zemz ans : ro du 20 octobre 1904, a publié la dépêche suivante, datée de Hong Kong le 1S du même mois : «La piraterie augmente sur le Si-Kiang (rivière de

Des pirates ont fait feu hier surtrois vapeurs anglais

Dans son « Rapportsur le commerce de Samshui en 1902 (1)» rédigé par M.J. A. Van Aalst, le Commissaire des Douanes chinoises donne sur la façon dont est pratiquée, à l'heure actuelle, cette condamnable industrie

des informations particulières, qui paraissent mériter d’être rapportées ici.

«Plusieurs cas de brigandage (highway robberies) ont été signalés au

cours de l’année. Chaque nouvel an chinois est en général précédé d’une demi-douzaine de rapports relatifs à des exploits de pirates; ces faits n’ont pas toute l'importance que des personnes non initiées leur attribuent. Les jonques etles radeaux qui payent le Hang-choui ourancçon noire (black mail) à certains endroits, à certains individus déterminés, ne sont pas inquiétés et reçoivent un pavillon de protection.Aux moments où de mauvaises récoltes viennent accroitre] isere et où le besoin d'argent pourtraverser le Nouvel An ‘ait sentir,le pillage (plundering) d'un vapeur ou d’une ri-

| se dirigentvers les divers ports pour prendre passa rd d peur comme passagers inoffensifs,

tiennent de bonnt( abin prennent leurs informations et lorsque le

bateau arrive in endroit déterminé d'avance, ils sortent leurs revolvers

non pas pour tuer, mais simplement pour effrayer leurs co-passagers et leur faire plus aisément comprendre leurs déclarations, qui ont pour objet le leur faire savoir que les anciens ont besoin d'argent, que la société est pauvre, et que ses membres trouvent contraints « d'emprunter » ceci ou

la à leurs frères (les passagers). L'affaire est conduite poliment, et ce n’est que pour sa propre déft ou pour punir une agression que l’on en arrive iu tir effectif. De telles attaques sont fort rares et elles ne peuvent avoir lieu lorsque les capitaines iminent (search) avec soin les passagers. Le

Sud de la Cl p que bien des pays d'Occident ; il se

produit bit es attentat utrages), mais proportionnellement en moins

)nnaires avec leur poignée de sol-

it de protection, et ils méritent l'é-

blâäme. En outri idisène n’est pas anti-étranger, et pourvu

: l’on ne manifeste aucun ein d’annexer son territoire ou de confisses biens, il se montre \ énéral animé de sentiments amicaux

disposé au pro

Le mémoire de M. E, V. Brenan en date du 4 mars 1904 (1) fait connaître que «le dernier cas de cette espèce qui se soit produit dans la région de Samshui remonte au 23 janvier 1903». Les projets des pirates vi saient cette fois le navire Onfat de la ligne Canton-Outchéou exploitée par une Compagnie chinoise. La tentative échoua par suite de l'imprudence d'un des membres de la bande, nouvelle recrue, qui, se promenant sur

16 pont, sortit par mégarde son revolver, avant le moment convenu.

D'après les Canton trade Reports, le nombre des cas de piraterie rele vés dans la région a été de 22 en 1899 et de 30 en 1900.

Voicienfin ce que dit surle même sujet, M.Jas.R. Brasier, Commissaire des Douanes, à Kaoloung, dans son rapport pour l'année 1903 :

€ ........ Comme l'argent a élé assez resserré et le taux de l'intérêt élevé, les banquiers indigènes ont eu une année avantageuse. Malheu reusement la propriété sur terre et sur mer n'a pas été aussi exempte de vexalions qu'il se pourrait. Les pirates et les voleurs, bien que leurs dé prédations n'aient été ni aussi fréquentes, ni aussi hardies que pendant les années précédentes, continuentcependant leurs détestables opérations nefarious trade). Six cas de piraterie ont été signalés dans le voisinage de Taishan, dans l'estuaire de larivière de Canton et 18 dans le Districtde la « Bias Bay » sur la côte orientale, pendant les derniers six mois. Les vols à main armée dans les villages à peu de distancede la frontière nesont pas rares (unfrequent) et une fois sur deux sont accompagnés de meurtres. »

M. de Luca,« acting Commissioner » à Canton, écrit, à la fin de son mémoire pour la même année :

« Son Excellence le Vice-Roi faisant fonctions, Tsen-tchoun-chouan (arrivé à Canton le 17 juillet 1903) a porté son attention sur la question de la piraterie, et l’on espère que les efforts entrepris pour maintenir l'ordre el pour permettre aux petites embarcations de circuler en sécurité dans le delta finiront par aboutir. »

Dans le chapitre consacré à l’histoire de Hong Kong, le Manuel de Kelly and Walsh,déjà cité plusieurs fois au cours de ces pages, donne des détails sur les attaques dont furent l'objet, de la part des pirates, le vapeur Spark en IST{et le vapeur Greyhound en 1884. Le plan d'opération était alors le même que maintenant. Seulement les choses ne se passèrent pas, ily a vingt ou trente ans, dela façon relativement calme et anodine que M. van Aalst décrit dans son rapport récent. Le sac des deux vapeurs en question n’alla pas sans violences ni sans de nombreux meurtres. En ce qui concerne l'affaire du Spark, l'auteur du Manuel ajoute : « Il est satisfaisant d'avoir à constater qu'après de longues recherches, les pirates furent finalement capturés et exécutés à Canton. »

En 1891, une attaque semblable fut dirigée contre le vapeur Namoa, de la ligne Douglas ; le bâtiment se trouvait à 50 milles de Hong Kong, lorsque les pirates se démasquèrent et furent rejoints par des complices montés sur des jonques. Le capitaine du Namoa fut mortellement blessé, et les passagers, faits prisonniers, furent enlevés sur les jonques. Quelque temps après, plusieurs des auteurs de l'attentat furent pris et décapités à Kowloon City.

1) Trade Reports and Returns, 1904, D it.

La suppression des primes sucrières et le commerce de Hong Kong

Le Correspondant du 7'imes à Hong Kong signale qu à l'occasion de l’adoption (passing) par le Conseil Législatif d'une ordonnance donnant effets dans cette Colonie, à l’article VIIT de la Convention de Bruxelles sur les sucres, l'attention a été attirée sur les conditions particulières dans lesquelles se trouve Hong Kong en ce qui regarde l’ensemble (Bulk) de son commerce. L'ordonnance prohibe l'importation dans la Colonie de sucres ayant reçu une prime, mais lorsqu'on se rend compte de ce fait que la consommation effective dans la Colonie est vraiment très réduile si on la compare aux importations, on voit que le véritable résultat de cette mesure sera de détourner le commerce du sucre de Hong Kong sur les ports ouverts du pays chinois le véritable consommateur. Suivant des informations ayant cours actuellement, des maisons allemandes et autres, à Canton, ont dès à présent pris leurs dispositions en vue de se faire livrer leur sucre sans qu'il passe, d'aucune façon, par Hong Kong. Hong Kong fonctionne uniquement Comme magasin (go-down) ou entrepôt libre de droits pour toutes les marchandises pénétrant dans la Colonie, ou comme centre commode de distribution et ceux qui sont au pouvoir devraient avec un soin jaloux éviter tout ce qui peut tendre à éloigner (alienate}le commerce dont Hong Kong dépend si complètement. Evidemment, les fabriques locales de sucre recueillent un bénéfice de l'Ordonnance, maisles fabricants de Hong Kong sont et vraisemblablement seront toujours d'importance si petite, par Comparaison avecla vaste tâche de la navigation et du service de distribution, que ces derniers intérêts devront, en toute occasion, recevoir le plus d'encouragements etde considération, de la part des autorités. Le cas particulier qui se présente, cette fois, n’est pas d'une importance capitale, mais il révèle le principe qui doit se trouver à la base de toute action législative ayant trait au commerce de la Colonie, et, quel que puisse être lerésultat de ja campagne de M. Chamberlain en ce qui concerne la politique fiscale des autres Coilonies, il faut espérer que Hong Kong recevra tel régime indépendant qui conviendra aux conditions particulières qui sont les siennes. (London and China T'elegraph. 13 février 1905, p. 125.)

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