MODES
lement plus difficile, mais encore moins efficace qu'elle ne devrait être.
Les chefs de service, malgré tout le dévouement dont ils font preuve et tout le temps qu'ils consacrent à l'hôpital, demeurent des praticiens trop affairés pour s'occuper des améliorations possibles, se charger de parer aux insuffisances, d'éduquer un personnel trop au-dessous de sa tâche. L'initiative etla responsabilité que la plupart d’entre eux veulent bien laisser à leur interne, lorsqu'ils ont pu apprécier ses qualités, nous autorisent à critiquer ce qui nous semble devoir et pouvoir être utilement amélioré dans le fonctionnement de nos hôpitaux.
Après donc avoir rapidement examiné les établissements en eux-mêmes, nous traiterons des rouages importants de leur fonctionnement : conseils d'administration et service général. Puis nous aborderons une question qui mériterait un tout autre développement, celle du Personnel soignant. Suivrontquelques considérations sur lesfonctions des médecins et l'exercice de la pharmacie dans nos hôpitaux ;et nous terminerons par la critique de l’Internat en médecine,en l’envisageant d'abord au pointde vue de la nomination et des fonctions des internes en général, puis en essayant de montrer qu’il pourrait être un moyen d’études meilleur et moins négligé qu'il ne l’est actuellement,
Nous avons dû, pour arriver à ce but et obtenir quelques chiffres, nous adresser à nos collègues des hôpitaux de province : beaucoup de nos demandes sont restées sans réponse, — la plupart, croyons-nous, par absence d'internes, — mais nous avons reçu, avec de nombreux encouragements, des documents précieux, dont nous remercions bien vivement nos collègues.
Nous voulons, avant de développer les quelques idées
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qui vont suivre, adresser nos remerciements à ceux qui guidèrent notre travail dans les hôpitaux : M. le docteur Faisans fut notre premier maître à l'Hôtel-Dieu ; l'accueil si bienveillant, les marques de sympathie qu'il nous témoigna pendant plus d'une année et qu'il nous témoigne toujours, nous resteront le ineilleur souvenir de aotre court passage dans les hôpitaux de Paris. Nous devons un hommage à la mémoire des docteurs Guinard et Griffon, tous deux victimes du devoir professionnel, et nos bien sincères remerciements à M. le docteur Petit (Hôtel- Dieu), à M. le professeur Roger (Charité), à M. le professeur agrégé Castaigne (Bastion 29), ainsi qu'à M. le docteur Auclair.
A l'hôpital de Saint-Germain-en-Laye, où nous fûmes nommé interne le1€r janvier 1910, nous avons été accueilli avec une rare cordialité par M. le docteur Grandhomme : la confiance qu’il nous a sans cesse accordée nous est le plus grand témoignage de sa sympathie; il a su nous montrer qu'avec des occupations très absorbantes, un praticien peut se tenir fort au courant des progrès médicaux et cultiver activement ses connaissances. Les nombreux faits cliniques, si judicieusement observés, si fidèlement conservés dans sa mémoire et qu'il sait chaquejour détailler rapidement devant un cas présent, nous ont été un enseignement pratique dont nous ne saurions assez le remercier.
M. le docteur Levêquenous apprit tous les détails qui peuvent rendre aussi aseptique qu’il est désirable une intervention chirurgicale ; et le soin qu’il apporte dans la confection des appareils plâtrés nous a montré qu'un bon résultat dans le traitement des fractures est toujours le fait d'un opérateur méticuleux.