‹ Horace, tragedie de P. CorneilleChapitre 55 sur 105 · AUGUSTE, EUPHORBE · texte numérisé non relu

AUGUSTE, EUPHORBE

Euphorbe.

Il l’a jugé trop grand pour ne pas s’en punir.

A peine du Palais il a pu revenir ,

Que les yeux égarés et le regard farouche ,

Le cceur gros de soupirs , les sanglots à la bouche ,

Il déteste sa vie ; et ce complot maudit ,

M’en apprend l’ordre entier, tel que je vous l’ai dit;

Et m’ayant commandé que je vous avertisse ,

11 ajoute : <( Dis lui que je me fais jullice ,

» Que je n’ignore point ce que j’ai mérité;»

Fuis soudain dans le Tibre il s’est précipité ,

Dont l’eau grosse et rapide , et la nuit assez notre ,

M’ont dérobé la fin de sa tragique histoire.

Auguste.

Sous ce pressant remords il a trop succombé ,

Et s’est à mes bontés lui meme dérobé :

Il n’est crime envers moi qu’un repentir n’eftaeê ; Mais puisqu’il a voulu renoncer à ma grâce.

Allez pourvoir au reste, et faites qu’on ait soin De tenir en lieu sûr ce fidele témoin.

( Euphorie sort, )

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