ACTE III, SCENE II llj
Est-ce la mort d'un frère ou celle d un époux?
Le funeste succès de leurs armes impies
De tous les combattants a-t-il fait des hosties?
Et, m'enviant l'horreur que j'aurais des vainqueurs,
Pour tous tant qu'ils étaient demande-t-il mes pleurs? Ué'
JULIE
Quoi, ce qui s'est passé, vous l'ignorez encore?
SABINE
Vous faut-il étonner de ce que je l'ignore?
El ne savez-vous point que de cette maison
Pour Camille et pour moi l'on fait une prison?
Julie, on nous renferme, on a peur de nos larmes; 775
Sans cela, nous serions au milieu de leurs armes,
Et, par les désespoirs d'une chaste amitié,
Nous aurions des deux camps tiré quelque pitié.
JULIE
Il n'était pas besoin d'un si tendre spectacle ;
Leur vue à leur combat apporte assez d'obstacle. 780
Sitôt qu'ils ont paru prêts à se mesurer,
On a dans les deux camps entendu murmurer :
les échauffe; jpour(|uoi? c'est qu'on y apprend quelque chose de nouveau et d'intéressant. «(Voltaire.) Que m'apportez-vous? quelle nouvelle m'apportez-vous ?