L'exagération de la métaphore est évidente
183. Les troubles de mon âme, expression que Corneille répète au vers 1798 d-Olhon.
Set troubles ont cessé, sa foi est revenue. [Sophonisbe, 432.)
Et quels pleurs j'ai versés à chaque événement, 185
Tantôt pour mon pays, tantôt pour mon amant.
luifin mon désespoir, parmi ces longs obstacles,
M'a fait avoir recours à la voix des oracles,
!'!coulez si celui qui me fut hier rendu
Kut droit de rassurer mon esprit éperdu. 190
Ce Grec si renommé, qui, depuis tant d'années,
Au pied de rAvenlin prédit nos destinées,
Lui qu'Apollon jamais n'a fait parler à faux,
Me promit, par ces vers, la fin de mes travaux :
« Albe et Rome demain prendront une autre face: 195
Tes vœux sont exaucés; ellesauront la paix,
El tu seras unie avec ton Curiace,
Sans qu'aucun mauvais sort t'en sépare jamais. »
Je pris sur cet oracle une entière assurance ;
Et, comme le succès passait mon espérance, 200
J'abandonnai mon âme à des ravissseraenls
Qui passaient les transports des plus heureux amants.
Jugez de leur excès : je rencontrai Valère,
Et, contre sa coutume, il ne put me déplaire.
Il me parla d'amour sans me donner d'ennui: 205
Je ne m'aperçus pas que je parlais à lui;
Je ne lui pus montrer de mépris ni de glace;