‹ Horace, tragédie. Éd. nouv. à l'usage des classes, avec une introd., des éclaircissements et des notesChapitre 90 sur 159 · ACTE II, SCÈNE V · texte numérisé non relu

ACTE II, SCÈNE V

CURIACE

Hélas I je vois trop bien qu'il faut, quoi que je fasse, 533'

Mourir, ou de douleur, ou de la main d'Horace.

Je vais, comme au supplice, à cet illustre emploi;

Je maudis mille fois l'état qu'on fait de moi ;

Je hais cette valeur qui fait qu'Albe m'estime:

Ma flamme au désespoir passe jusques au crime : IJ40

Elle se prend au ciel et l'ose quereller:

Je vous plains, je me plains: mais il y faut aller.

CAMILLE

Non, je te connais mieux ; tu veux que je te prie,

Et qu'ainsi mon pouvoir t'excuse à ta patrie.

Tu n'es que trop fameux par tes autres exploits ; 345

Albe a reçu par eux tout ce que tu lui dois.

Autre n'a mieux que toi soutenu cette guerre;

Autre de plus de morts n'a couvert notre terre;

Ton nom ne peut plus croître, il ne lui manque rien ;

Souffre qu'un autre ici puisse ennoblir le sien. 5oO

préféraient au texte nouveau, plus froid, la leçon primitive, que la situation rend émouvante et mi l'on sent un mélange de terreur et de tendresse. Voyez dansl'Introduction le passade de VImpromptu de Versailles.

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