‹ Horace, tragédie. Éd. nouv. à l'usage des classes, avec une introd., des éclaircissements et des notesChapitre 98 sur 159 · Y se disait fort bien pour à lui, à elle · texte numérisé non relu

Y se disait fort bien pour à lui, à elle

Oui. oui, je te renvoie à l'aateiir des Satires.

— Je t'y renvoie aussi. (Femmes saiont/;s. III, B.)

613. « Ces trois non et en ce lieu font un mauvais effet. On sent que le lin est pour la rime et les non redoublés pour le vers. » (Voltaire.) — « Pourquoi ces non redoublés seraient-ils pour la mesure du vers ? Corneille était-il aoDC réduit à ces misérables ressources ? Cette répétition, que le public n'a jamais désapprouvée, lui parut permise à la passion, ou du moins il la jugea sans inconvénient. » (Palissot.)

615. Sur ce sens de bon, voyez la note du vers 468. — Votre sang (cf. 100), TOtre race, à laquelle j'appartiens.

616. Se fâcher, dont Voltaire critiquH la familarité, mais qu'on rererra an vers 1628, était alors du style le moins familier.

617. Illustre, qui se dit plus communément des personnes, s'appliquait aSKS (ouvent aux choses :

Et son dernier soupir est nn soupir illustre. (Pompée, U, 8.)

41E. Le lien cTun nœud, métaphore peu nette.

All)e le veut, et Rome ; il faut leur obéir. 630

Oirun de vous deux me lue, et que l'autre me venge;

Alors votre combat n'aura plus rien d'élrange,

Lt du moins l'un des deux sera juste agresseur.

Ou pour venger sa femme, ou pour venger sa sœur.

Mais quoi! vous souillei'iez une gloire si belle, 635

Si vous vous animiez par quelque autre querelle:

Le zèle du pays vous défend de tels soins,

Vous feriez peu pour lui, si vous vous étiez moins;

Il lui faut, et sans haine, immoler un beau-frère.

Ne différez donc plus ce que vous devez faire; 640

Commencez par sa sœur à répandre son sang;

Commencez par sa femme à lui percer le ilanc;

Commencez par Sabine à faire de vos vies

Un digne sacrifice à vos chères patries :

Vous êtes ennemis en ce combat fameux, 645

Vous d'Albe, vous de Rome, et moi de toutes deux.

Quoi! me réservez-vous à voir une victoire

630. Et Jiome;ct se coustruisait de la sorte pour ainsi çuc,- voyez levers 1533.

Pérouse au sien noyée (dans son sang) et toas se= habitants. ( Cinna, UJIi. ) La raison me l'ordonne, et la loi des chrétiens. [Polycucte, 1518.)

631. te Quand Sabine vient proposer à son frcre et à son mari de lui donner la mort, on sait trop qu'ils ne le feront ni l'un ni l'autre. Ce n'est donc qu'une vaine déclamation: car Sabine ne doit pas plus le demander qu'ils ne doivent le faire. "

(La Harpe.) — « Une actrice de cami)a,?nefit une équivoque très plaisante dan* cette tragédie, où elle remplissait le rôle do Sabine.

Que l'un de vous me tue et que l'autre me venge,

dit cette Romaine à son frère et à son amant. Mais l'actrice corrigea ce vers et leur dit :

Que l'on de yous me tue et que rautre me mange. (Delaporto, Aticcilulcs

[dramatiijucs.)

On nous permettra de douter que l'équivoque soit vraiment « très plaisanle ».

632. Etrani/e peut sembler faible, mais ne l'était pas du temps de Cornuillo, Vjui, comme Racine, l'emploie dans les situations les plus pathétiques :

Si près do voir mon feu récompensé.

O Itieu, Vctranijc peine ! (Cid. MS)

D'un père mort pour moi voyez le sort étrange. [Rodogwie, I2J6.)

63.5. Ici commence un passage subtil et assez obscur ; il faut l'entendre au sens ironique.

637. Var. Votre zèle au pays vous défend do tels soins. (1G+1-16V8.)

Soins, soucis, préoccupations ; voyez le vers 116.

638. Ce vers est bien embarrassé, et Voltaire a raison de dire que ce peu et ce moins font un mauvais effet. Si vous vous étiez mniiis, c'est-4-dire si vous yous étiez moins l'un à l'autre, si vous étiez moins unis par l'alliance et l'amitié. Cc;jlparez le vers C99,

f>42. Flanc, sein, voyez la note du v. 470.

6i7. A, pour; me réservez-vous, me conscrvcz-vc>'Js l.i vie?

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