C.^MILLE
Oui , je lui ferai voir, par d’infaillibles marques , Qu’un véritable amour brave la main des Parques , Et ne prend point de lois de ces cruels tyrans Qu’un astre injurieux nous donne pour parents.
Tu blâmes ma douleur, tu l’oses nommer lâche;
Je l’aime d’autant plus que plus elle te fâche, Impitoyable père, et par un juste effort Je la veux rendre égale aux rigueurs de mon sort. En vit-on jamais un dont les rudes traverses J'rissenl en moins de rien tant de faces diverses ? Qui fût doux tant de fois, et tant de fois cruel ,
Et portât tant de coups avant le coup mortel ? Vit-on jamais une âme en un jour plus atlointe