POURSUITE DES CENTRES DE RALLIEMENT ALLEMANDS A PARIS
Seul un Bureau des Renseignements aux attributions étendues, — tel que celui qui s'imposera demain à la Défense nationale, — pourra connaître et dépister à mesure ces centres de ralliement. Les Allemands employaient à cet effet tantôt un de leurs journaux en langue allemande à Paris, tantôt une maison de commerce — de préférence la maison Zeiss, rue aux Ours, à cause des nombreuses visites d'officiers allemands en activité qu'elle recevait périodiquement — tantôt le siège d'une de leurs nombreuses associations. Ces conciliabules avaient été fréquemment signalés à la police, sans que celle-ci crût devoir attacher quelque importance à ces dénonciations cependant motivées. Il est difficile, à Paris, que des étrangers se groupent et se réunissent sans attirer l'attention des voisins. Il n'en est pas de
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même en banlieue, où les allées et venues passent aisément inaperçues, où les immeubles isolés sont nombreux. Je rappelle que les sujets allemands ont une aptitude particulière à la dissimulation, au secret politique. Voir à ce sujet le Livre Jaune au chapitre des (( Avertissements ». Ils peuvent garder un masque solidement attaché pendant des années. Je rappelle aussi que les femmes, notamment les gouvernantes allemandes, sont pour eux, à l'étranger, des commissionnaires et des agents de liaison d'un puissant secours. Attention à frauleinl C'est surtout chez les fonctionnaires français qu'opérait, avant la guerre, ladite fraulein. Attention aux libraires allemands I Attention aux maisons de santé tenues par des docteurs de nationaUté étrangère I II n'y a pas de meilleur endroit de rendez-vous, ni plus propice, qu'un sanatorium, où personne n'est connu ni désigné autrement que par un prénom, où les visites ont toujours un prétexte médical.