‹ Hortense Allart de Méritens: dans ses rapports avec Chateaubriand, Béranger, Lamennais, SainteChapitre 13 sur 26 · BEAANGER, CHATEAUBRIAND ET LAMENNAIS · texte numérisé non relu

BEAANGER, CHATEAUBRIAND ET LAMENNAIS

L'article que je t'ai envoyé pour la Revue (i) est la meilleure rt'ponseque je puisse faire i\ la plupart des accusations dont j'ai été l'objet. Je désire donc beaucoup qu'il paraisse dans le numéro qui suivra le prochain. C'est le moyen le plus simple de garder ma position que je ne veux point changer. Je ne sais rien de plus quant à présent et ne m'inquiète point de ce qui suivra, comptant sur l'aide de la Providence à mesure que j'en aurai besoin. Ne vous hâtez pas trop pour l'exécution de votre projet(2).Il demande, sous lous les rapports, à être bien mûri. Il serait fâcheux de commencer sans avoir au moins de grandes probabilités de succès. Je voudrais que nous puissions en causer ensemble, avant que vous ne prissiez un parti définitif. Ne comptez que peu ou point sur les promesses que l'on vous fera. Si vous réussissez, on viendra à vous. Vous verrez, dans le cas contraire, se retirer tous ceux qui vous auront donné les plusbelles paroles du monde. Il faut donc, pour ne pas échouer, qu'au moins pendant quelque temps vous puissiez marcher sans le secours d'autrui. Ne doute point de ce que je te dis là.

« Je serais fâché que M. Gerbet (3) pensât que

(i) Il s'agit de l'article intitule De Vabsoluiisme et de la libérien qui parut le i" août i834 dans la Revae des Deux Mondes.

(m) 11 s'agissait de fonder un journal qui aurait soutenu les idées de V Avenir,

(3) L'abbé Gerbet était peut-être de tous les disciples de LameuDais celui qu'il affectionnait le plus. W ne se sépara de son maUre qu'après l'encyclique Singalari nos (i5 juillet i834)>qui condamna les Paroles d'an croyant. Mais il s'était éloigné de lui peu de temps après lui avoir fait signera la Chênaie, le ii décembre 1 833, la fameuse décla-

l64 HOIXTENSE ALLART DR MÉRITBNS

j'ai changé de sentiment à son égard. Il n*cnest rien. Seulement, notre position respective a changé. Il s'est éloigné de moi, je ne me suis point éloigné de lui. Les convenances ou, si Ton veut, les nécessités de sa position ont exigé de lui ce mouvement rétrograde : à la bonne heure, je ne m'en plains pas, mais il n'en résulte pas moins qu'il existe entre nous maintenant une séparation à mes yeux incompatible avec tout ce que renferme pour moi le doux et saint nom d'ami, quoique non pas, grâce à Dieu, avec un autre degré d'attachement très sincère. Je n'ai jamais rompu aucuns liens ; beaucoup de liens rompus ont cependant laissé de profondes cicatrices dans mon âme. A mesure qu'on avance dans la vie, on remercie Dieu de ces amères épreuves qui nous en adoucissent la fin.

« Lorsque l'Encyclique sera connue, envoie-moi les journaux qui en parleront, s'il en est qui disent quelque chose de remarquable. Je ne veux point de r Univers y ni de VAmi de la Religion. Je ne te ferai plus d'excuses de mes commissions quelles qu'elles soient. Quant à ma tendresse pour toi, tu sais bien, mon enfant chéri, qu'elle sera toujours la même. J'ai une extrême en viedete revoir, ainsi qu'Eugène.

ration écrite ca latin par laquelle Lamennais protestait « dans les termes mêmes de la formule contenue dans le Bref du Souverain pontife Grégoire XVI, du 5 octobre i833, suivre uniquement et absolument la doctrine exposée dans rEnc>xlique du même pape, et s'engager à ne rien écrire qui ne soit conforme à cette doclriue ». L'abbé Gerbet s'était lié avec Sainte-Beuve, quand celui-ci débuta au Globe (1824), et, malgré la divergence de leurs opinions, Sainte-Beuve lui conserva toujours un tendre souvenir.

séRANGER^ COATEAUBHIAND ET LAMENNAIS l65

Si ce n'est pas ce mois-ci que vous venez, j'espère au moins que ce sera au commencement du prochain.

« Mille choses à tous nos amis. Je t'embrasse de cœur (i). »

« L'avenir me justifiera I » — Il l'a justifié effectivement plus tôt qu'on ne pensait, et nous avons vu un grand pape — Léon XIII — ne pas craindre de mettre ses pieds dans les sandales de Lamennais. Mais, en attendant, la vie de l'illustre apologiste futbrisée, un peu par sa faute, et devint un sujet de scandale pour tous ceux qu'il avait catéchisés, et de difficultés de toutes sortes pour lui-même.

Quelques mois après l'encyclique Singulari nos y Béranger écrivait à Napoléon Peyrat :

« Je voudrais bien retirer Lamennais du bourbier où d'autres semblent vouloir l'enfoncer. N'en dites mot : il veut se mettre à la tète d'un journal, et je crains d'arriver trop tard pour lui éviter cette folie. Il m'a compris relativement à ses rapports avec Liszt et G. Sand. Mais je crains bien que, facile et bon comme il l'est, il ne tombe de Charybde en Scylla. C'est la meilleure pâte de petit homme qui soit au monde ; mais le voilà sans carte et sans boussole, et rien ne garantit qu'il n'échouera pas au premier écueil. Cet homme avait besoin d'une route toute tracée d'avance. Hors du catholicisme (car il en est sorti), il n'a pas ce qu'il faut pour s'orienter. J'ai fait

(i) Lettre inédite communiquée par M. Macqueron.

l60 nORTENSE ALLART DE MÉRITBNS

œuvre de charité, moi philosophe, d'essayer de lui indiquer son chemin, mais je crains bien qu'il ne m'en sache pas très bon gré. C'est pourtant par l'atr lâchement qu'il m'inspire que je me suis laissé entraîner à le morigéner.

« Vous avez bien jugé la nature de son esprit. Mais savez-vous que, avec ce petit corps, il a étéjadis un vert galant? que c'est pour s'arracher aux plaisirs sensuels qu'il a endossé la soutane? Savez-vous que cet extrait d'homme était un ferrailleur redoutable (i)?»

« Extrait d'homme » est joli et combien vrai I La pauvre carcasse de Lamennais ballait dans sa soutane ; il parut plus maigre encore après qu'il l'eut quittée. Mais quelle tète I jamais Déranger n'en avait vu de pareille : il eut beau s'y prendre de toutes les manières pour lui faire entendre qu'il allait manger au journal le Monde, et en pure perte, les quatre sous qui lui restaient, il ne réussit qu'à l'indisposer contre lui. Heureusement que Déranger était bon cheval de trompette. Quand la colère de Lamennais était passée, il revenait frapper à sa porte, comme si de rien n'était, et l'on parlait de tout et du reste, car les sujets de conversation ne manquaient point.

Déranger souffrait beaucoup de l'isolement quasi sauvage dans lequel vivait son ami. Il craignait toujours qu'il ne tombât malade. Que deviendrait-il dans ce cas-là ? Qui prendrait soin de lui ? — « Moi I »

(i) Déranger et Lamennais, lettre du 8 ft^vrier i835.

BiaANGBn, CHATEAUBRIAND ET LAMENNAIS 167

répondait Hortense avec son àine d'iufirniRTc. I>iais elle était trop compromettante, elle n'avait pas Tàgc canonique^ Lamennais n'aurait pas voulu d'elle. Ce qu'il lui fallait, c'était une amitié de femme, de sens rassis, une gouvernante qui fût un peu mieux qu'une domestique, — une seconde Lisette, enfin. — Mais Lamennais n'en éprouvait pas le besoin. Il aimait mieux la solitude. Pourtant, en iSSy, pendant que Déranger habitait la Grenadière, près Tours, il parut se résigner à vivre sous le môme toit qu'une famille amie. Le chansonnier lui écrivait alors :

« J'ai appris que madame Clément vous proposait de vous louer un appartenant dans l'hôtel qu'elle va prendre. Je me réjouirais que cet arrangement eût lieu, si votre petite fortune vous le permet, car alors vous auriez auprès de vous des personnes qui pourraient veiller à votre santé que je crois que vous gouvernez fort mal, et que pourtant vous devriez ménager pour vos amis et pour tout le monde.

Madame Clément est une dame excellente, d'un noble caractère et pour qui c'est un besoin de s'occuper du bonheur de ceux qui l'entourent ; tout cela sans caprices et sans insistance (i). »

(1) Sur M"« Clément, voici ce que Bcrangcr dérivait à M™« Lemaire, le 29 juillet 1837 :

m Avez-vous lu que Lamennais étaità la Trappe ou à Rome! 11 vient de m'ccrire de Sézanne (a), où il est retiré chez une dame Clament, chez qui j'ai contribué à faire entrer, il y a cinq ans,le jeune P[eyrat, Napoléon]. Je connais un peu celte dame qui vient de m'écrire pour m'engagcr à aller voir Lamennais chez elle. C'est une excellente

(a) Sézanne est dans la Marne.

l68 HORTENSE ALLART DE UÉniTENS

Hélas ! il était dit que Lamennais ne connaîtrait jamais le repos. Au moment où il s'apprêtait à entrer chez M"™® Clément, son libraire fit faillite, et il en résulta pour lui une si grande perte d'argent que, faute de pouvoir prendre sa part des dépenses communes, il déclina l'offre gracieuse de cette dame (i). En même temps ses démêlés avec la police recommencèrent. On perquisitionna dans sa mansarde, on procéda à Texamcn de ses papiers, fouillant partout et lisant tout, même les cartes de visite. On ne respecta rien, ni les lettres de famille, ni les actes relatifs à ses affaires privées. On interrogea sa domestique sur les personnes qu'il voyait, sur ses habitudes, voire sur la façon dont il s'habillait. Bref, , cette descente de police fut si brutale et si scandaleuse que Chateaubriand, qui pourtant y était habitué, en fut révolté et offrit à Lamennais un asile chez lui :

« Si la pensée n'est plus en sécurité dans votre grenier, mon illustre ami, ma maison vous est ouverte. Acceptez mon hospitalité, tout l'honneur sera pour moi (2). »

Chateaubriand était alors en veine de générosité.

femme, encore un peu jeune, mais maladive et d'une grande exaltation. Je voudrais que Lamennais pût rester lonp^temps là, et ne plus se rejeter dans le journalisme. Mais il fait la sourde oreille à mes con. seils. » {Corresp. de Béranger, t. III, p. 4'-) Lire aussi les lettres de Lamennais à M»* Clément publiées par M. Christian Maréchal dans la Revae dHiêtoire littéraire de la France^ n« d'avril-juin igoS.

(i) Lettre de Lamennais à M'a* Clément, en date du 3o décembre 1837, publiée par M. Christian Maréchal.

(a) Lettre inédite du 6 août i838.

BÉRANGER, CH VTEAITRRIAND ET LAMBTfIfAIS 169

Quelque temps avant, ayant appris que Béranger allait être obligé de quitter sa retraite de la Grenadière, il lui avait offert de lui venir en aide. Et cela dans le moment où lui-même était contraint d'abandonner sa maison de la rue d'Enfer. « Quel noble cœur I » s'écriait Lamennais. Oui, mais aussi comme il était payé de retour ! L'année suivante, il écrivait à Béranger :

« Il me semble que nous veillons l'un sur l'autre. J'ai eu peur de votre pauvreté, voilà que vous avez peur de la mienne ; mais la vôtre est toute ronde, d'une marche uniforme et d'un bon caractère; la mienne est quinteuse, elle a quelquefois l'air de dégringoler par mon escalier et de me laisser avec des écus ; puis elle rentre soudain par la fenêtre ; j'aimerais bien mieux un lit assuré dans quelque grenier d'un hôpital... Pourtant je vous remercie de grand cœur; soyez tranquille, cette fois :1a banqueroute (i) me cause bien quelque embarras, mais elle ne m'atteint pas réellement... »

Et il ajoutait :

« Je suis allé plusieurs fois chercher l'abbé de Lamennais. Je l'ai rencontré par hasard, car les trois quarts du jour il ferme sa porte, ou il se retire chez des amis aux environs de Paris. 11 m'a dit qu'il travaillait toujours à son grand ouvrage (2). »

Ce grand ouvrage était V Esquisse d'une Philoso-

(i) Celle de son éditeur.

(a) Corresp. de Béranger^ t. UI, p. 162.

170 HORTENSE ALLART DE MÂniTKNS

phie que Lamennais publia à la fin de Tannée i84o, la veille de sa condamnation pour sa brochure intitulée : le Pays et le Gouvernement, Car il passait de la philosophie à la politique et de sa mansarde à Sainte- Pélagie avec une aisance qui n'avait d'égal que son courage, ou la sottise du gouvernement. Naturellement, pendant qu'il était en prison, les visites de Chateaubriand et de Béranger ne lui firent point défaut. C'était une trop belle occasion pour le premier de se rappeler au bon souvenir du public, et depuis que notre chansonnier avait quitté définitivement la Touraine, il n'était pas fâché, lui non plus, de montrer que petit bonhomme vivait encore 1

Le 5 août 1844? Sainte-Beuve écrivait à Juste Olivier :

« Béranger, Chateaubriand et Lamennais se voient volontiers et avec plaisir chez Béranger, à Passy; le malin chansonnier fait son métier de diabley comme il dit, en les conviant chez lui sur son terrain. Ils s'y plaisent et s'y sentent à l'aise : le chevalier et le prêtre rendent les armes au siècle. On fera un jour un curieux livre avec le titre A* Entretien de ces trois hommes; un futur philosophe y fera entrer tout ce qu'il voudra (i). »

(i) Correspondance inédite de Sainte-Beuve avec M, et M^* Jatte Olivier,

BéRANGBn, GHATBAUBRIÀND ET LAMENNAIS I71

Comme je ne suis pas ce philosophe, je n'essaierai pas de faire parler « ces trois hommes », mais je crois que Fon pourrait résumer facilement leurs conversations. Lamennais, qui était resté prêtre, se plaignait du Pape et de l'Empereur, « ces deux moitiés de Dieu ». — Déranger, à qui « le Dieu des bonnes gens » suffisait, maugréait surtout contre l'Empereur, — c'est-à-dire contre le roi Louis-Philippe, qui décidément n'était pas la meilleure République. — Quant à Chateaubriand, il s'ennuyait plus que jamais depuis qu'il ne comptait plus.

— Je me suis toujours ennuyé, — disait-il. Déranger lui répondait :

— C'est que vous ne vous êtes pas occupé des autres !

Sur quoi, M°»« de Chateaubriand, « esprit fort singulier », s'écriait :

— Vous avez bien raison! vous avez bien raison(i)!

Elle morte, il s'ennuya bien plus encore. Comme il n'avait plus personne pour l'entêter et le contredire, il passait ses journées à parcourir d'une main distraite et lourde les cahiers de ses Mémoires (2). M™« Récamier elle-même, qui le visitait tous les jours,

(i) Lettre de Béranger à M. de Valois, du 27 mai 1849* "" Cette anecdote me rappelle le mot de Talleyrand sur l'auteur des Mémoires (VOutre-tombs : « Il se croit sourd depuis qu'il n'entend plus parler de lui. » (Journal da maréchal de Castellane^ t. III, p. 6G.)

(a) 11 les remaniait sans cesse, en effet^et Victor Hugo raconte, dans ses Choses vn^s.qu'au lendemain de sa mort il en yit des cahiers entiers par terre dans son appartement.

172 BOniBNSE ALLA AT DE lléaiTENS

avait peine à lui arracher une parole. Cependant Hortense se vantait, au mois d'octobre 1847, ^® ^'^' voir fait rire en lui expliquant d'après Pierre Leroux « le droit à la propriété qui était sacré et la propriété qui ne l'était pas (i) »; et Déranger prétendait, à la même époque, qu'il trouvait encore moyen, quand il allait le voir, de le faire causer un quart d'heure ou vingt minutes. Mais, comme le remarquait spirituellement M. Thiers, quand Déranger avait parlé à quelqu'un, il s'imaginait volontiers que ce quelqu'un avait parlé.

Le certain, c'est qu'au mois de mai i848 Chateaubriand était comme en enfance. Il ne trouvait qu'un mot à dire à Déranger :

— Eh bien ! vous l'avez, votre République !

— Oui, — répondait le chansonnier, — mais j'aimerais mieux la rêver que Tavoir (2).

Et le fait est qu'elle n'était pas belle. A peine était-elle proclamée qu'elle glissait dans le sang.

Chateaubriand aurait été navré de cette chute tragique, s'il en avait eu connaissance, car, tout monarchiste qu'il était, il savait gré à la République d'avoir vengé sur le dos de Louis-Philippe l'outrage fait à la duchesse dcDerry, sa noble cliente. Mais il n'entendit pas les mitraillades de Juin, et sa mort, qui en temps ordinaire eût été un événement de premier

(i) Lettre iaëditc à Sainte-Beuve.

(a) Snintc-Beuve : Chateaubriand et ton groupe littéraire^ t. U, p. 397.

BÂRANGBRy CHATEAUBRIAND BT LAMRNNAIS 178

ordre, passa pour ainsi dire inaperçue dans Timmensitë du désastre public.

II n'en fut pas de même de celle de Lamennais, arrivée le 27 février i854.

Parlant de son illustre compatriote, au dernier chapitre des Mémoires d* Outre -tombe y Chateaubriand s'exprime ainsi :

« J'aimerais à voir son génie répandre sur moi l'absolution que sa main avait autrefois le droit de faire descendre sur ma léte. Nous avons été bercés en naissant par les mêmes flots ; qu'il soit permis à mon ardente foi et à mon admiration sincère d'espérer que je rencontrerai encore mon ami réconcilié sur le même rivage des choses éternelles (i). »

Hélas 1 cette pieuse espérance fut cruellement déçue. L'auteur des Paroles d'un croyant mourut dans Fimpénitence finale. Et, au lieu d'être déposé, comme il l'avait désiré jadis, sur le rocher du Grand- Bé, au pied de la tombe de Chateaubriand, le corps de Lamennais, enlevé dès l'aube au milieu d'un grand déploiement de forces policières, fut enterré, suivant son expresse volonté, dans la fosse commune, sans avoir été porté à aucune église, sans la moindre pierre, sans la croix pour laquelle il avait brisé tant de lances superbes.

Au retour de cet enterrement, qu'il avait suivi en voiture. Déranger s'écriait :

(i) Mémoires dOutre-tombe, t. VI, p. 466.

« Quel temps singulier où, en débutant par T/ndifférence en matière de religion^ on peut finir ainsi (î) I »

Et Hortense Allart qui, malgré tous ses égarements, était demeurée chrétienne, écrivait alors à Sainte-Beuve :

« C'est égal, vous me croirez si vous le voulez, j'aime encore mieux la fin religieuse de M. de Chateaubriand, elle est plus conforme à notre pauvre nature humaine (2). »

Ce n'est pas moi qui la contredirai.

(i) Corresp, de Bèranger^ t. lU.

(3) Lettre inédite.

Page 1