‹ Hortense Allart de Méritens: dans ses rapports avec Chateaubriand, Béranger, Lamennais, SainteChapitre 4 sur 26 · LEON SECHE · texte numérisé non relu

LEON SECHE

Oslcmle, 2î>aoûti%7.

I. — Sainte-Beuve et les Enchantements de Prudence, — Fragment qu'il en publie dans Chateaubriand et son groupe lit' téraire, — Lettre inédite de George .Sand sur la première édition des Enchantements. — Article qu'elle leur consacre dans le Temps, — Accueil fait à ce livre par la presse religieuse et monarchiste. — Comment Armand de Ponlmartin et Barbey d'Aurevilly traitèrent Chateaubriand et Mme Je Méritens. — Marcus Allart envoie ses témoins à Barbey d'Aurevilly. — 11 est condamné pour coups et blessures. — Lettres inédites de Capponi, d'HippoIyte et d'Antoine Passy sur les Enchantements. — La clef de ce livre.

IL — Acte de naissance d'Hortcnse Allart. — Ses parrain et marraine. — Ses origines maternelles. — Marie-Françoise Gay, sous la Terreur, en Savoie. — Elle se lie avec Ducis, Arnault et Marie-Joseph Chénier. — Lettre inédile de Tabbé Grégoire. — Marie- Françoise Gay traduit les œuvres d'Anne Radcliffe. — Nicolas-Jean-Gabricl Allart. — Sa réputation d'homme de plaisir. — Sa liaison avec Mlle Dese^arcins, d'après les Mémoires d'Arnault. — Il épouse Marie-Françoise Gay. — Lettres inédites de Talma, de Duroc et de Marie- Joseph Chénier. — Grandeur et décadence d'AUart et de Sigismond Gay, trésorier général, son beau-frère. — Un mot de Sophie Gay à TEmpereur.

III. — Hortense Allart orpheline à vingt ans. — Sa première éducation, sa jeunesse. — Son admiration pour TEmpereur. — Elle entre comme institutrice chez Mme la générale Bertrand. — Mme Regnault de Sainl-Jean d'Angély la prend

surprendra personne. S'ils devaient enchanter quelqu'un, c'était assurément Lélia, Prudence étant sa sa sœur naturelle selon l'esprit et ayant comme elle placé dans sa destinée « l'amour et l'indépendance au-dessus de tout ».

George Sand était à Nohant lorsqu'elle reçut ce curieux ouvrage. Son attention fut d'abord attirée par la couverture grise et nue qui ne portait aucune inscription, aucun nom de libraire. En ouvrant le volume, elle fut intriguée par le titre : les Enchantements de madame Prudence de Saman CEsbatx /... De qui pouvait bien être ce livre ? Elle n'en avait pas lu vingt pages qu'elle en devina l'auteur. Aussitôt elle prit sa plume, qui ne demandait qu'à courir, et elle écrivit à M"** AUart de Méritens :

a Nohant, 24 septembre 1872.

« Où êtes-vous, astre errant? Vous sembliez fixée à Montlhéry, mais votre livre annonce une fois de plus un tel amour de la promenade que vous n'y êtes peut-être plus, et il y a des siècles que vous ne m'avez écrit.

«Je viens de lire ce livre étonnant. Vous êtes une très grande femme. Voilà le résumé de mon opinion. Voulez-vous que je vous la dise à vous ou que je fasse en toute liberté un article dans le TempSy où je donne un feuilleton bimensuel, les mardis?

« Répondez et sachez bien qu'en ddpit de nos désaccords (i) je vous admire et vous aime.

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