MOREAU, CANDY, LOUIS-FRANÇOIS
(Arch. de la Préf. de pol., carton 8, pièce 372.)
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qui comptait M. de Groisœuil parmi ses membres. « On vit donc s'acheminer sur la prison des Carmes, à Paris, les trois suspects, dont une jeune femme qui n'avait pas encore quinze ans » et qui, de plus, se trouvait enceinte ^
1. Voir l'ouvrage curieux et très documenté intitulé : Le village de Croissy -sur-Seine sous Vancien régime, par J.-Charles Bonnet. Angers, Imp. A. Burdin et C'^, 1895.
Que sont devenus les enfants Beauharnais au milieu d'une pareille catastrophe? Chose étrange, nul document ne signale leur présence. A défaut de pièces officielles, il convient de recueillir une tradition du village de Croissy, d'après laquelle Joséphine, afin de pouvoir s'adonner tout entière aux démarches qu'elle tentait en faveur de son mari, aurait confié ses enfants à madame de Lamothe-Hosten, pour toute la durée de son absence ; celle-ci ayant été arrêtée, Eugène et Hortense grossirent le cortège des prisonniers et furent dirigés, en même temps qu'eux, sur Paris, oii on les remit
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aux mains de Marie Lannoy, dans la maison que leur mère avait quittée deux jours auparavant.
En tout cas, la présence des deux enfants dans la capitale se trouve attestée par deux lettres, publiées bien des années plus tard, par Hortense, et qui lui furent adressées à Paris, sept jours après l'incarcération de sa mère.
« De la prison des Carmes, le 9 floréal an II.
» Ma chère petite Hortense, il m'en coûte d'être séparée de toi et de mon cher Eugène; je pense sans cesse à mes chers enfants que j'aime et que j'embrasse de tout mon cœur.