ACTE 111, SCÈNE I
duperron, même position.
A laquelle nous les forçons trop souvent, croyez-moi.
LUCIEN
Et quand je pense que j'allais me marier ! Ah ! non, non, cela mérite réflexion.
duper ron, allant vers la table.
Maintenant, mon cher Lucien, il faut que vous me rendiez un service.
LUCIEN
Je suis tout à vos ordres... (A lui-même.) Ma position est franche et nette; Mme d'Espallion... au fait, je ne suis pas engagé, moi : je n'ai rien reçu d'avance. duperron, allant vivement à Lucien.
D'Auterive, vous avez sans doute la cassette que vous a confiée Mme de Blengie?
LUCIEN
La cassette? Ah! mon Dieu, je l'ai laissée au château.
duperron.
Ah ! quelle négligence! Si elle tombait dans des mains indiscrètes...
LUCIEN
Des mains indiscrètes? Oh! non!... mais si, au contraire! Ah! misérable et maladroit que je suis! Je l'ai laissée sur une table, vous savez, quand vous êtes entré. Mme d'Espallion me querellait au sujet de cette cassette ; et je l'ai laissée là, sous sa main, sous ses yeux ! Elle n'y aura pas résisté !
duperron. Quoi! vous pensez que Mme d'Espallion...
LUCIEN
Elle me soupçonnait... Et les femmes, voyez-vous, elles ne sont pas comme nous; elles n'ont pas de ces petites délicatesses qui nous rendent si... niais. Elles aiment à voir clair dans leurs affaires de cœur. Elleaura ouvert la cassette !
duperron.
Ce serait bien mal !
Je suis un homme perdu, déshonoré. Oh ! mais, je la lui arracherai, je...
fi HORTENSE DE BLENGIE.