ACTE 111, SCÈNE Kl
DUPERRON
Ne quittez la France que demain.
Non.
DUPERRON
D'ici là, j'aurai pu faire quelques démarches pour que cette fortune...
Ne cherchez pas de prétexte, Duperron ; vous n'avez aucune démarche à faire pour ma fortune. Soyez bon; toute force s'use à lutter, et je ne veux pas recommencer un pareil entretien. Adieu donc, et laissez-moi partir.
DUPERRON
Je le veux, je vous en prie.
duperron, à part.
Oh ! pauvre âme ! cœur noble et grand !
Adieu... (Elle se dirige vers la porte du fond.)
d'ervillé, au dehors.
Dès que ce monsieur sera arrivé, dites-lui que je suis
noRTENSE, près de sortir, sf arrêtant. A part. Grand Dieu... lui!
duperron. D'Ervillé!
hortense, revenant vivement près de Duperron, et d'un air indigné.
Vous saviez qu'il devait venir'...
duperron.
Sur mon honneur, je vousjure...
Vous le saviez, \ous saviez tout !
DUPERRON
Et vous m'avez réduite à celte humiliation! Ah! c'est maintenant que je vous hais et que je vous méprise!
DUPERRON
Hortense, un mot...
Ah! monsieur... (Montrant la porte de droite.) Cotte porte est la mienne... J'cspèreque vous et d'autres vous la respecterez ! adieu !... (Elle entre adroite.)