‹ Hortense de Cerny comédie en deux actes, mêlée de chant par mm. Bayard et Arthur de BeauplanChapitre 43 sur 43 · DE JUVIGNY, AMELIE. DE VARENNES · texte numérisé non relu

DE JUVIGNY, AMELIE. DE VARENNES

Hector, retenant Gaston, sans voir Hortense.

Eh bienl où allez-vous?

GASTON

Laissez- moi f

HECTOR

Mais non, que diable! vous ne partirez pas sans m’avoir aidé à réconcilier tous ceui que vous avez brouillés. (Gaston s'appuie sur la cheminée.) F.t d'abord M. deVarennes avec sa ûancee, et co pauvre baron de Juvigny, à qui sa femme jure en pleurant qu'elle ne lui pardonnera jamais... au grand jamais, de l’avoir sou[çonnéo d’être la Juliette de Metzl

CASTOR

Taisez-vous !

iiECTon , riant.

Ello est magnifique de colère et d’indignation. ( Gaston fui montre Hortense.) Oh! (Hortense se lève.)

JULIETTE, en/ranl avec de Juvigny par la porte du fond à gauche ; ils descendait à l'avant-scène du même côté .

HORTKNSE DE CERNY.

Non, monsieur, non, je ne tous pardonnerai jamais.

JUTMBT.

Mais, on peut se tromper.

JULIETTE

Des soupçons... sur moi !

ni varexnrs, entrant avec Amélie par la porte latérale de droite.

Vous ôtes uns pitié.

HECTOn, à Amélie.

yuoi, madame? ( Amélie descend près d'Hortense.) de varrnnbs, allant à Cas/on.

Parbleu! monsieur, jo suis bien aise de tous retrouver pour tous demander raison à mon tour... Vous m'avez commencé... tous m’acheverez.

jcviost, à | Gaston.

Au (ait, Monsieur.

caston, leur montrant Ilortenee.

Suis-je plus heureux que vous?

iiector, serrant la main de Gaston et descendant au milieu.

Et dire qu'il ne faudrait qu'un mot, un geste, un sourire, pour ramener l'union et la paix dans ce petit coin de la France., en attendant le reste... Dire qu’il dépend d’une de ces trois dames de forcer doux époux b s’embrasser. (De Farennes descend à droite.*” ) Deux amants èse tendre la main... deux fiancés à retenir les violons de la noce prêts b partir... Voyons, quelle est celle qui donnera le bon exemple aux autres? [De Farennes et Juvigny font un petit mouvement comme pour implorer f un Amélie et Cautre Juliette ; les deux femmes évitent leurs regards.) Qui est-ce qui n’a pas quelque chose à pardonner ici ?... a commencer par moi ? pauvre victime. (Les regardant.) HeinI (Musique à V orchestre jusqu à la fn.)

uortkksr, avec émotion et descendant un peu.

Gaston... je vous aipie, et je vous pardonne...*

oaston, saisissant la main qu’elle lui tend.

Ohl ma vie entière...

HORTRNSK. arec amour.

Oui, oui... je tous crois., puisque je vous aime... (A Amélie, lui montrant de Farennes.) Eh bien I

AHÉLis, après un peu d’hésitation.

Ce que c'est pourtant que le mauvais exemple I ( Elle donntlt main a de Farennes. )

HECTOR, passant derrière Amélie et Farennes.

Bravo! et maintenant à la mairie les chemins sont ouverts! Hortense et Gaston, Amélie et Farennes remontent au fond.) JuriCNT, toujours derrière sa femme.

Et moi? et moi?

iiector, allant à eux.

Ah ! c’est juste... des époux è... c’est plus difficile...

JULIETTE

C’est si vilain d’être jaloux!

hector, à Juvigny.

Abl oui... enfant I

JUVICNT.

Je ne le serai plus!

JULIETTE

Ohl quand on l’a été une fois...

HSCTOB.

On l'est toujours I

JULIETTE

Mais puisque cei dames le veulent. (Elle donne la main ù Ju • *9*V‘)

u ASTON , bas à Hector.

Superbe! (7ous les autres personnages redescendent .) hector, ^aiemsnt.

A la bonne heure!.. De la tolérance 1 nous en avons tous besoin ! (Prenant la main de Gaston.) Avis à ceux qui veulent tuer tout le monde.

N* <*’ lnvent:

«•Jrt* - T;p Iuiii «i a», r. Awului. Si

Page 1