AVANT-PROPOS
Il n y a pas de petits bienfaiteurs de l’humanité. Celui qui aide la créature humaine dans un des mille efforts de sa vie quotidienne, mérite d’être considère comme tel. Chacun a fait le rêve, sinon de devenir un virtuose consommé, du moins d’être à même de déchiffrer avec facilité une partition, d interpréter fidèlement et en artiste une mélodie d’un des grands maîtres de la musique. Mais ce qui rebute tout le monde pour arriver à satisfaire cette ambition, c’est l’aridité de ces premières leçons dont chacun garde un pénible souvenir.
Or, M. de Flagny a accompli un petit miracle fort semblable à celui de Saint-François retirant leurs epines aux roses. Son ingénieuse méthode dépouille l’étude du piano de tout ce quelle avait justement de rebutant avec ses fallacieux exercices, la longue monotonie de son piétinement, ses impatientants et interminables recommencements.
M. de Flagny a su préconiser la Méthode de l’intelligence, à laquelle la grâce aisée, charmante et légère d ’« Hortense, ou le Piano sans larme » sert de préface fantaisiste et badine.
Françoise-d‘Anthoine.
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