‹ Hortus deliciarumChapitre 100 sur 157 · Cf. le premier calque de la planche XXXV · texte numérisé non relu

Cf. le premier calque de la planche XXXV

7. Cf. fresque de Saint-Clément, à Rome, Guide de l’art chrétien par le comte de Grémoüart de Saint-Laurent, IV, pl. XX, XXL — L’antiphonaire de Saint- Pierre à Salzbourg, Mittheilungen der h. k. Central commission für Erforschung und Erhaltung der Baudenkmale, XIV, pl. XIX. — Le Psautier du roi Athelstan dans le British Muséum. J. O. Westwood. Fac-similés of the miniatur and ornements of anglo-saxon and irisb manuscripls, etc., pl. 32. — Les ivoires publiés par le P. Cahier. Nouveaux Mélanges, II, 29, 44, 46. — Notre dessin du Florins a une ressemblance frappante avec une des délicates miniatures grecques de l’autel portatif, enlevé par les Suisses de la tente de Charles le Téméraire, après la bataille de Grandson, et conservé au musée de Berne.

8. C’est une sorte d’assomption, avaVrj'ln-, nom que les Grecs donnent fréquemment à cette scène.

9. Comme sur les ivoires d’un autel portatif du dôme d’Osnabrück ( Mittheilungen des bist. Vereins gu Osnabrück, XL, 317, pl. IV, 5). — Sur un ivoire du XII0 siècle de ma collection.

banc paré de tapis, et tiennent en main les uns un rouleau, les autres un livre. Contrairement a 1 iconographie chrétienne admise plus tard, la sainte Vierge ne figure pas dans cette scène1 2.

Entre cette miniature et la seconde de cette planche, on voyait dans le manuscrit les disciples parlant aux Juifs, ou le sermon de la Pentecôte; la Synagogue baptisée par saint Pierre, et enfin saint Pierre guérissant un boiteux*. Nous n’avons malheureusement pas de calque de ces trois intéressants dessins, mais nous pouvons reproduire la belle miniature du folio 176 verso, qui nous présente la Vierge et saint Jean, patron des vierges3.

Jésus-Christ ayant du haut de la croix confié sa sainte Mère à saint Jean, son disciple bien-aime (S. Jean XIX, 26), celui-ci est devenu P^irsinis custos, et, par extension, le protecteur des vierges et des veuves qui suivent le Christ et qui lui sont consacrées. Notre miniature nous présente deux arcades séparées par une colonne. Dans la première, saint Jean et la Vierge sont assis sur un banc ou large trône couvert d’un tapis, sous lequel on aperçoit les extrémités d’un coussin; un petit escabeau soutient les pieds nus de saint Jean, un autre les pieds chaussés de la sainte Vierge. Celle-ci porte le voile et le costume des Religieuses de Hohenburg; saint Jean est vêtu comme les apôtres et tient un rouleau. Les deux figures sont remarquables par la noblesse et la dignité de la pose.

Dans l’arcade suivante on voit quatre femmes vêtues du costume des Religieuses de Hohenburg s’approcher de la Vierge et de saint Jean, comme pour chercher auprès d’eux la direction de leur vie. La première tient un rouleau. La pieuse abbesse n’a-t-elle pas voulu se représenter elle-même, allant puiser auprès de la mère de Jésus et du disciple vierge les enseignements qui devaient la guider dans le gouvernement de sa nombreuse communauté? Le texte qui accompagnait cette miniature était une dissertation sur les vierges et les veuves consacrées à Dieu4 *.

PLANCHE XLII. saint paul se présente aux apôtres. — saint paul baptisant l’éthiopienne.

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