‹ Hortus deliciarumChapitre 77 sur 157 · Psalm. LXV · texte numérisé non relu

Psalm. LXV

12. Psalm. XLIX, 8. Les versets suivants, h l’exception du dernier, sont tirés du même psaume.

8. Immola Domino sacrijicium laudis. «Offrez à Dieu un sacrifice de louanges,»

9. Sacrijicium laudis honorijicabis (me). «Un sacrifice de louanges, et vous m’honorerez.» xo. Misericordiam volo et non sacrijicium. «Je veux la miséricorde et non le sacrifice'.»

On remarquera que le Christ-Pontife a la place de la «majesté de Dieu», donnant ses oracles au-dessus du propitiatoire, au milieu des chérubins. A l’arche sainte qui renfermait la manne miraculeuse, la verge d’Aaron en fleurs et les tables du testament, en un mot, les gages de l’alhance contractée avec le peuple fixé à une seule contrée, est substituée l’Eghse, le véritable trône de David qui réunit à ses pieds toutes les nations de la terre. Devant elle sont dressés la croix et l’autel eucharistique; l’une rappelle le sacrifice sanglant qui nous a rachetés de la mort, l’autre la perpétuité de ce sacrifice par l’immolation mystique du Sauveur sous les apparences du pain et du vin.

PLANCHE XXIV. Léviathan pris a l'hameçon de la croix.

L’idée de cette pêche symbolique est sortie des commentaires d’un passage du livre de Job1 2, à une époque où l’interprétation mystique, si pleine de grandeur et de poésie, offre parfois des comparaisons qui peuvent paraître étranges, surtout à notre siècle devenu presque sourd à ce langage allégorique.

La planche représente la destruction de l’empire de Satan par le mystère de l’Incarnation. Dieu le Père a jeté la ligne avec l’hameçon de la croix dans les profondeurs habitées par Léviathan. La ligne est la généalogie du Christ3 dont la descendance du premier Adam est indiquée par une série de médaillons, renfermant les bustes des patriarches; l’amoi’ce n’est autre que la chair passible du divin Rédempteur4 ... Le monstre infernal a jappé contre le corps visible, mais il a été pris par l’hameçon en vertu de la divinité invisible du Christ, placée hors de ses atteintes5. L’Homme-Dieu est figuré avec couronne royale en tête, régnant du haut de la croix et ouvrant les bras. L’explication de cette allégorie se lisait sur l’oi'iginal, dans l’espace compris entre Dieu le Père et Léviathan, laissé vide sur le dessin communiqué par M. le professeur Ch. Schmidt; elle parait encore une fois, mais d’une manière moins explicite, dans la miniature de la crucifixion que nous donnons plus loin, planche XXXVIII.

PLANCHE XXV. les dons du saint-esprit.

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