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Hortus Merlini

Ee Soufre est un Corps simple ; cela te suffit. Mais dis-moi ce que tu entends par Corps sim ^ pie. Un Corps simple, dis-tu, est un Corps qui iusqu’ici n-’a pu encore être décompose, lu définis par une négation. Ta définition est pour moi sans valeur, comme aussi ton concept de

Corps simple. . r j

Moi, je prétends avec un certain fondement

que le Soufre est un Corps composé, de constitution analogue à celle d’une résine fossile (ambre jaune ou succin); c’est une résine minérale, une résine combustible, en un mot, une résine et comme telle, est composé de carbone, d hydrogène et d’oxygène ; c’est un C H O, sans que du reste j’ai entrepris de déterminer la proportion des Composants. Si tu exigeais que je t’ap-

porte sur un plat le carbone, l’hydrogène et roxyg-èfie, je te répondrais qu’en. n^otife qualité à tous deux de philosophes, nous ne croyons pas à l’Identité et que nous sommes satisfaits quand des analogies nous ont amenés à un haut degré de vraisemblance.

Comme disciple d’Aristote, je ne crois pas à une ressemblance constitutive des Corps mais seulement à l’acqnisition dans certaines conditions de telles et telles propriétés.

En ma qualité’ échéante de Agoniste, je dois professer que tous Corps et toutes forces ont commune origine et dérivent les uns des autres quelque divers que soient les phénomènes ob^ serves, raréfaction ou condensation, combinaison ou mélangie,. attraction ou répulsion, association ou dissociation, addition ou substitutioi». et toutes autres dénominations, à ta volonté- Je ne suis pas lié non plus par aucun principe d’harmonie préétabiiey de finalité et autres vacillants concepts. J’attend.s qu’ils soient clairement établis et Ce q-üi sera mieux, qu’ils disparaissent de la terminologie.

Je reviens au Soufre et oppose ma positive analogie de résine à ton entité poétique et métaphysique de 'Corps simple. Corps provisoire plutôt, car as-tu dit, un Corps simple n’est qu’un Corps inhéconvposé jusqu’ici.

Comme une résine C II O, le Soufre à température ordinaire est :

cristallin fusible

insoluble dans l’eau

soluble dans le sulfure de carbone, la téré^ benthine, les carbures d’hydrogène (?), etc... combustible,

non conducteur de l’électricité

est électrisé négativement par le frottement

inodore et insapide,

sans azote,

11 forme comme les acides des sels aveç les oxydes métallitjues, dans lesquels le métal sç substitue à rhydrogène-

II donne avec les alcalis un savon ou foie de soufre (polysulfure de potassium),

Ces ressemblances doivent être acceptées aveç certaines réserves, car il y a des résines odorantes et non odorantes, cristallines et amorphes, et le Soufre lui-même est un tel caméléon que l’on n’en peut décrire l’aspect que pour un moment déterminé.

Je vais plus loin, Tu sais aussi bien que mpi que les résines forment une famille naturelle, qui commence aux huiles volatiles, s’élève d’une part jusqu’à la térébenthine et au camphre et s’abaisse d’autre part au caoutchouc et 1a gutta-

percha. Les huiles volatiles sont de vrais hydrures de carbone se signalant par leur considérable teneur d’hydrogène et possèdent toutes comme la térébenthine et l’huile de lin la propriété de sécher par absorption d’oxygène.

Passons aux faits ! Je place le creuset sur le feu et laisse fondre le soufre. Il liquéfie jaune d’ambre à 115“ et tout d’abord sent, quoi le soufre ? non la térébenthine ou la résine. La température montant, la couleur passe au rouge terminal du spectre et devient orange. I^e rouge passe vite, si vite que l’orange se mêle au rouge et donne le mélange rouge-brun (à 160°). Une condensation — soit chimique soit physique ou les deux, on ne sait pas — est intervenue. A ce moment, on perçoit odeur de camphre.

La première fois que j’observais ce fait, ne me fiant pas à mon sens émoussé ou peut-être exalté outre mesure, j’appelai mon professeur de laboratoire, qui, je le dis à son honneur, confirma le fait sans vouloir diminuer la valeur de mon observation par allégation d’impuretés, etc. Tu sais peut-être que les Chimistes trouvent toujours des impuretés dans les bocaux des autres et jamais dans les leurs. A maintes reprises j’ai répété l’expérience, en présence de témoins compétents et dignes de foi.

Que s’est-il passé dans le creuset.^ Une Ion-

gue histoire qui peut en somme et avec de fortes présomptions être ainsi résumée : I^ar la chaleur, le soufre est passé à l’état de résine à teneur moyenne d’oxygène, puis a perdu de l’oxygène et est tombé à l’état d’un camphre pauvre en oxygène. Le point de fusion du camphre est 151“ c’est à peu près la température où le soufre sent le camphre.

Poussons le feu et continuons. Entre 160'’ et

230” le- soufre devient noir brun comme du"goudron, visqueux et mou comme du caoutchouc' — J’arrête et jette la masse fondue dans l’eau froide — Le soufre longtemps garde sa consistance de caoutchouc — Le point de fusion du caoutchouc est à 180°, soit au dessus de 160° et au dessous de 230°.

Je pose la question ; si la , forme caoutchouc du Soufre est plus qu’extérieure ou si elle est réellement intime par perte de tout l’oxygène, auquel cas le soufre serait devenu le carbure d’hydrogène connu sous le nom de caoutchouc.

Comme je savais que le Soufre, élastique et brun violet, laissé à l’air, retourne promptement à l’état jaune ordinaire, et comme j’avaislc soupçon, que l’absorption de l’oxygène de l’a’r était la cause de son retour à la forme résine, je conservais du soufre amorphe dans le Benjoin, carbure d’hydrogène sans oxygène — A mon

regret^ je do-is àda. vérité; de recnnnaitre. que le Soufre^ maintenu, à. l’obscurité^ se modifia,, mais, en matière grise,, friable, . sèche qui paraît n’être plus du tout du soufre gms ordinaire et se rapproche plus du. souire réduit dont je. vais parler plus loin.

L’huile de lin a, comme, i’huiJe siccative, la propriété-.dlenlever de l’oxy.gène à l’air, pour rés ini fier, c’.est .à. dire pour sécher — Cet assèchement va encore plus vite si l’on ajoute à l’huile boiuillamtc de l’oxyde de plomb ou du Manganèse ,q.ui. tous deux cèdent facilement leur oxygène-.

Je chauffa i dans un verre, à. réactif de Ihuile de lin et un petit morceau de soufre. Quand le, point d.’ ébullition, futiatteint,. l’huile, était devenue sombre, épaisse. et le, soufre brun., élastique, semblable ;au caoutcbo-uc.. — Ce dernier,, retiré de 1. huile, garda.cette form,e et cetrte fois sans jamais nevenir aujaune. Une réduction du souire parait ici visiblement, aarnlr eu.], .lieu eu même temps que. l’huile, de lin s’oxydait.^ Pas vrai?

Deuxième expérience, de, contrôle :

L’essence, de. girofle; est un agent connu de réductions, se comporte comme l’huile de lin, c’est^à-dire qp’elle durcit partiellement par acception d’oxygène.

Je mis du soufre dans l’essence; le soufre se

dissolva, précipita toutefois par refroidissement; et devint gris (réduit). I^’essencC' cris-tallisa en aiguilles et resta. en partie liquide. Ues&ence de girofle paraît ici avoir été oxydée par le soufre et pour la partie cristallisée être passé de T.état d’huUe hydro-'carbonée (huile volatile) à un état de camphre (C^„,I1,„0 = Stearoptène). La partie liquide était alors bien.de ri£le.optène.

Revenant à mon creuset, je chauffe le soufre, longtemps au dessus du rouge brun, jusqu’à ce. qu’il redevienne .clair et j éteins avec le coruvercie toutes les fois qu-e le soufre veuts’enflammer. Et aussi souvent qu’U veut s’enflammer (a 260"), se traduit l’odeur de soufre qui est une odeur d’acide sullureuK. liiparait ne se consumer que lentement et si'Cn fm de compte je 'lé laisse solidiiffer, sa surface devient gri-s-violet et cristallise en un agrégat rayonné comme la-glace en présente psarfois. Je gratte k croûte, avec un couteau'et j'obtiens une poudre grise, «èche comme du sable et restant définitivem'Gnt grise.

Ce soufre gris., qui en Pharmacopée est nommé soufre de cheval par.ee qu'il sert médecine vétérinaire et qui est le résidu constant de la sublimation du soufre., est dans les livres traité d’ « impureté terreuse )) (Les impuretés !).

Or, j’ai opéré avec du soufre épuré et mieux

encore précipité. Partant, il n'y a aucune possibilité d’admettre l’intervention de matières terreuses et si j’ajoute que 95 0/0 du soufre est resté dans le creuset, il n’y a plus a parler de subtances du sol.

Ce soufre gris est comme oblitéré, eteint, mort, sec comme sable. 11 a perdu la couleur caractéristique et l’onctuosité du soufre amorphe, une des transformations du soufre mentionnées plus haut.

Persuadé que j’étais en face d’une perte d’oxygène par la chaleur, je disposai les expériences de réduction suivantes

Expérience i. — ; Je râpais du soufre dans un mortier (naturellement en parfait état de propreté), ajoutais un peu d’eau et laisais fondre la masse dans un creuset en remuant avec le pétiole vert d’une feuille de châtaigner (moyen connu de réduction) . Mgé, le soufre était gris et resta gris.

Expérience 2. — Ayant fait fondre du soufre dans un creuset, j’y plongeai une boule de potassium. L.e potassium resta immobile, tant que le soufre fut jaune, se mut un peu lors de la couleur-orange et très décidément, quand le soufre passa au rouge brun (au delà de 200"). Ees parois du creuset étaient tapissées de potasse hy-

dratée et de sulfate de potasse, mais la masse principale resta en forme grise.

L'expérience 2 est intéressante à un autre égard que celui considéré et prouve plus que je ne veux prouver ici. Le potassium, doué comme on sait, d'un féroce arppétit pour 1 oxygène, est un agent extraordinairement puissant de réduction. Il s'est emparé tout d'abord de l'oxygéne, puis l'oxyde à l'état naissant s'est combiné avec l'oxygéne pour former 1 hydrate.

Pourquoi cette combinaison du potassium avec le soufre seulement à l'apparition de consistance brune ? Potassium fond lui-même à 60“ et s'oxyde alors très rapideme nt. Ici, il serait empêché par les premières vapeurs du soufre ; le soufre se dissocierait vers 200"; à ce moment le potassium se mettrait en mouvement et du coup extrairait l'oxygène du soufre... telle est la question ? Prend t-il aussi l'hydrogène au soufre pourlormer l'hydrate dont l apparition si instantanée ne peut guère être attribuée aux quelque svapeurs d’eau offertes par l'air sec du local.^ Tiens t’en la! 11 semble ici ne pas s’agir en tout cas d’une perte d’oxygène subie par le soufre et tu ne peux pas, si décourageant que ce soit, alléguer que le soufre contient de l’oxygène

Passons — Le soufre-gris que je considère comme réduit, a perdu l’onctuosité caractéristi-

que du soufre. Y un principe gras L’éxpé-

rience suivante le montrerait assez bien.

Un morceau de camphre qui flotte sur l’eau, se comporte, tu le sais, comme un être vivdnt ; il vire, tire cà et là et quand il y a deux morceaux de camphre darîs une écuelle d’eau, ils se pourchassent, se dérobent, poussent ensemble et s’enfuient. C’est une lutte épique! Les causes peuvent être nombreuses. Camphre évaporé, comme fait aussi la glace, à température ordinaire, sans passer j)ar l’état liquide. Est-ce la réaction des vapeurs de camphre contre la surface de l’eau ou de l’air qui produit le mouvement. Ou le camphre cherche-t-il la position d’équilibre, le repos } Ou secrète-t’il son onctuosité qui lilerait comme Thuile sur l’eau Ou prend il de l’oxygène à l’eau, ou'lui en cèderah-îl.Ml suffit que sur l’eau un contact de graisse ait été opéré pour qu'aussitôt la rotation du camphre cesse et qu’il se tienne désormais tranquille. Cette observation a servi de guide pour l’utilisation du camphre comme réactif pour les corps gras.

*) Tout nouvellement, l’origine graisseuse de ce q^ue l’on appelle les routes .d’eau sur les lacs en été a été démasquée par le moyen du camphre. Ceci dit, je dépose sur l’eau d’une écuelle un morceau de camphre et le laisse danser à sa

guise. Ensuite, je plonge sous 1 eau un petit paquet de fl-eur de soufre. Une minute après, le campUre Tie remue pas plus qu un mort.

Pour la^sa:tfëfaètlon des salants méticuleux je dois- ajouter ici, :qtie 'la dlerur de soüfre a été lavée 'à l'ammoftifaque, que le papiier -du papier était un papier à filtrer propre -et que le tout a été manié non a^vec ‘ks mains mais uvcc des pincettes propres. Quand 1 e!xpérience est répétée avec du -soufre gris, aucune action ne se traduit.

Est-ce parole d'aléfiimiste de ‘diire que le ■soufre jaune est un corps gras et que le soufre gris a perdu 'sfon 'principe gras ?

Reprenant k soufre gris, 'sr j-e 'le place •de^•ant le chalumeau dans la flamme -oxydante, il fond tout d’abord, 'absorde de l’oxygène et tourne au soufre 'Ordinaire, mais 'se combure par production d’acide sulfureux.

AHe 'maintenant 'rendu •vràisem'blable que l'e soufre est Une matière de 'composition analogue à une ■fès'i'ne ut ai-je produit 'suffisante preuve qu’il contient de Eoxygène, -alors qübl se comporte dans 'les agissements comme un agent d’oxydation .-K-xige-lu malgré cela que^apporte devant toi k carbone et fibydrogène? ' Rappelle toi que -si. Comme professeur, tu veux prouver que le carbure d hydrogène renferme du carbone et de l‘b5''drogène, personne n’exige que 'tu

apportes sur la table le carbone et l’hydrogène mais que l’on te tient quitte si avec les procédés de la chimie organique tu extrais d’une part 1 acide carbonique et d’autre part tu réduis par 1 hydrogène tant et tant d’oxyde de cuivre. Je n ai pas le moyen de mettre en œuvre une analyse organique et dois par épargne de me borner a butiner dans les analyses déjà faites.

Tu sais certes que l’on obtient de l’acide carbonique, quand on fait passer un courant d’acide sulfureux sur des charbons ardents ; mais quand on dirige sur des charbons ardents deS vapeurs de soufre, on obtient sulfure de carbone. Qu’est ce que le sulfure de carbone.^

Jusqu’au sang, on a combattu à ce sujet dans la première moitié de ce siècle et longtemps avant l.ampadius croyait déjà- que le sulfure de carbone consistait en soufre et hydrogène. S’il avait dit carbone et hydrogène, j’aurais béni sa mémoire, car j’aurais un soutien pour mon opinion, que le sulfure de carbone est une matière carbonée analogue au Benjoin ou au Toluylène.

Pourquoi croi,s-je que le sulfure de carbone est un benzol ? Parce que, croyant que le soufre est composé de carbone, d’hygrogène et d’oxygène, je trouve très logique d’admettre que les vapeurs (non point l’acide sulfureux) passant sur les charbons ardents perdent, tout comme

d’autres analogues vapeurs, leur oxygène et de C H O doivent être réduits à C 11.

(Et les produits de décomposition des résines appartiennent à juste titre en majeure partie à la série des benzols.) Et si le sulfure de carbone possède presque toutes les propriétés d’un benzol, ne suis-je autorisé à trouver bonne l’hypothèse ? D’une manière absolue, le sulfure de carbone à l’état de pureté est franc de soufre, sent l’éther, embaume (notez bien) comme le pur benzol, a un très bas point d’ébullition, est extrêmement facilement inflammable, est insoluble dans l’eau, réfracte fortement la lumière, dissout les résines, les graisse^, l’huile, le caoutchouc, le soufre, etc., tout comme le benzol. Oui, ses effets physiologiques sont les mêmes et ses vapeurs causent vertiges, congestions, vomissements (conférez Eulenburg : Hygiène industrielle) tout comme le benzol (i).

Du sulfure de carbone impur la lumière solaire précipite du soufre, je le sais ; d’autre part,

(i) Prière de remarquer que la somme des atomes du benzol est de 77,2, pendant que le sulfure de car-

bone est seulement de 75,93. Comment puis-je sortir de ce mauvais pas, sans fausser les chiffres? Considérant que le benzol a un radical qui apparaît dans diverses circonstances de substitution, ce radical désigné C,. H^ posséderait la somme des atomes du sulfure de carbone 75^82 avec une

du soufre aussi devrait être précipité du sulfure de carbone pur. Ainsi me voilà forcé, par besoin de clarté, ou d’accepter les trop fameuses impuretés ou de formuler ici mon essai de théorie de l’énergie ancestrale, que je réservais pour une lettre ultérieure.

Les corps, qui une fois ont fonctionné comme’ composants dans une combinaison, retiennent encore l’énergie de cohésion apres la séparation et sans doute en même masse que précédemment.

Exemple : Etant donné soufre, carbone, hydrogène et oxygène dans une certaine proportion, opère sur un feu de charbon la dissociation de ces matières et laisse le charbon tirer à lui l’oxygène ; dès lors dans l’hydrocarbure survenu, le carbone et l’hydrogène retiennent leur affinité acquise pour reformer du soufre avec une nouvelle quantité d’oxygène et nul autre C H O que cellulose, sucre, amidon, huile de lin, alcool et semblables.

Corollaire : On expliquerait la permanente présence du soufre dans les organismes végétaux

apprcMcimatian intérieure de ii centièmes.. Gela peut être. Et si ce radical se suppose dans, les produits de décorapnsilio.n des résines- dans la resorcine, le xylol, l’acidc phtalique, il peut de même me paraître que le sulfqre de caEbone )oue un rôle significatif comme produit de décompaaition du soufre. C’est un argument de plus pour l’analogie du soufre avec une lésinc:.

et animaux, simple C H O avant sa métamorphose dans les tissus vivants, puis converti dansles cendres en sulfates, hydrogène sulfuré ou sulfures alcalins, etc.

Je me suis jeté si loin des chemins battus que je perçois dans l’éloignement le sulfure de carbone comme hydrocarbure. Je dois avouer que j’ai passé par de sombres moments dans lesquels je l’ai tenu pour un alcool, non parce qu’en pharmacopée il est nommé alcool de soufre, mais pour d’autres motifs. Ce qui se passe dans le tube de porcelaine incandescent n’est pas si simple. 11 se pourrait que le soufre cède une partie de son oxygène et passe ainsi à l’alcool ; il ne serait pas impossible que l’oxyde de carbone des charbons fut changé en acide carbonique par l’oxv'^gène du soufre.

Les traités d’instruction enseignent du reste que : le sulfure de carbone peut être considéré comme (ansulfhydrid von Trithionkohlensaüre.^) (C Sj H,) et va complètement de pair avec l’acide carbonique.

Un autre livre dit : Vapeurs de soufre et oxyde de carbone au sortir du tube incandescent donnent (carbonilsulfîd.^), un gaz sans couleur, qui sent le sulfure de carbone et larésine. (Entendez !)

(Une question embarrassante : d’où proviendrait l’hydrogène, d’où l’odeur de résine.^)

Un troisième livre enseigne : Sulfure de car-

bone chauffé avec potasse vive donne acide carbonique.

Voudrais-je transiger sur la composition du sulfure de carbone que ces livres crieraient, comme suit :

a) C’est un benzol (non benzol même, mai un analogue = Cg llj.

b) C’est un benzol avec un peu de soufre en dissolution.

c) C’est un alcool.

d) Un alcool avec soufre en dissolution, etc.

Le soufre contient-il de l’hydrogène Oui, vraisemblablement

1. Je râpe du soufre sec dans un mortier sec, et je sens l’odeur de l’hydrogène sulfuré.

2. Je gratte dans le creuset après fusion du soufre et son passage à la forme grise, je perçois l’odeur d’hydrogène sulfuré.

3. Vapeurs de soufre et oxyde de carbone insufflés par un tube au rouge vif donnent une odeur d’hydrogène sulfuré (et de résine).

q. Où dans la nature se rencontrent des gaz de marais, l’hydrogène sulfuré n’est pas loin. Peut-être l’hydrogène sulfuré est-il un hydrogène carboné, peut-être que les bactéries du soufre extraient le soufre des eaux croupies et ne le secrétent pas.

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