II. B. 4. (Liasse.) - — 59 pièces, papier; 1 cachet
1638-1803. — Fondation Louise Aubron . — Acceptation (13 janvier 1638) par la sœur Marie Deremetz, mère-maîtresse, sœur Marie Lemaître, sœurmarthe, et les sœurs anciennes, d’une somme de mdccc florins versée par Gilles Gilleman, écuyer, sieur de Mussem, et Jean Desmazières, écuyer, sieur de Sarteau , exécuteurs testamentaires de demoiselle Louise Aubron, femme de Guillaume Dewincq, sieur du Ploich ; cette somme placée à rente fournira « deux couches à perpétuité, pour deux personnes, l’une pour un anchien homme, qui sera appellé le lit de S l- Loys , l’autre pour une femme ou fille, en les chambres des malades, qui sera appellé le lit de Notre-Dame »; les lits seront à la collation de la famille Aubron (p. 1). — Nomination d’une titulaire du lit de femme (9 avril 1780) par les familles de Croisilles de La Proye, Taffin de Hupy, Lemaire de Florenville et de Harchies, et protestation (12 janvier 1791) par Mademoiselle Marie- Louise de Croisilles de La Proye, contre toute nomination qui n’émanerait pas d’elle, (( attendu que les dites collations et nominations ont toujours été faites par l’aîné des descendans du sieur François Duval de La Cressonnière et de la dite Marie Aubron, son épouse, depuis des lignes faillies des demoiselles Jeanne et Françoise Aubron, sœurs de Louis Aubron, fondatrice
des dits lits, en la personne du sieur Silvin-Joseph de- Gonzal, dernier décédé des dites lignes, duquel de Gonzal ledit sieur François Duval de La Pierre en a été l’héritier féodal, suivant le partage fait entre lui et ses cohéritiers le 17 mars 1700 » (p. 2). — Lettre des administrateurs des Hospices à Mademoiselle Tatlin- Dehuppy, à Sr-Omer (29 germinal an XI-I9 avril 1803): « L'arrêté du Ier Consul du 20 fructidor an X accordait in mois aux fondateurs de lits dans les Hospices pour faire leurs réclamations et représenter leurs titres. Nous vous engageons, quoique le délai soit expiré, à vous mettre promptement en règle, si vous voulez jouir de vos anciens droits » (p. 3).
Fondation I.-Fr.-J. De Pan. — Quittance délivrée (1738) par J. -B. Leblanc, fermier des droits d’amortissement et de franc-fief à Sc- Orner, à Marie-Angélique de Pan, veuve d’Eloy-Alexandre de Beauvois, sieur de Séricourt, d’une somme de cxxui lb. xv s., « à cause de mm. lb. une fois payées et léguées audit Hospital par Mr Ignace-François-Joseph de Pan, avocat et pensionnaire, par son testament du 16 décembre 1712. pour fondation d’un lit dans le susdit Hôpital, pour y être reçu un pauvre à perpétuité, et ce qui a esté accepté par lesdits administrateurs par acte du 25 juin dernier » (p. 4).
Fondation Anne-Françoise Yandembosclie. — Acceptation (25 juin 1738), par le marquis de Trazegnies,
comme administrateur de l’Hôpital St-Jean, d’une somme de mm lb. versée par R.-Aug. Lefrançois, lieutenant particulier de la Maîtrise des eaux et forêts de St-Omer, et J. Yanecchout, échevin des dix jurés, exécuteurs testamentaires de Anne-Françoise Vandenbosche qui, par son testament du 30 mai 1729, a fondé un lit « pour une pauvre femme ou fille y être reçu à perpétuité et y être nourrie et sollicitée..., » à la nomination des héritiers de ladite du côté maternel. — Ratification de cette fondation (23 août 1738) par messire Cajettan, comte de Thiennes, seigneur de Lo, etc., « ancien mayeur de cette ville" et en cette qualité gouverneur et administrateur de l’Hôpital de S1- Jean- Baptiste » (p. 5). — Quittance (29 septembre 1738) du droit d’amortissement de cette fondation (p. 6-7).
Fondation Fr.-M. De wfus. — Extrait du testament de messire François-Mathieu De Mus, chevalier de l’Ordre de St-Louis, « directeur des fortifications d’une partie des places de Picardie et Artois du costé de la mer », résidant à St-Omer, fondant (6 février 1744) : 1° « dans l’Hôpital de St-Louis en cette A’ille deux places, l’une pour un pauvre homme, et l’autre pour une pauvre femme ou fille, pour y estre collocqués et nourris la vie durante de chacun d’eux et à leur décès être remplacés par d'autres pauvres hors d’état de gaigner leur vie, et cela successivement et à tousjours, et à nommer pour la première fois par la supérieure dudit Hôpital, et ensuitte ceux qui serons remplacés pour la première fois par le directeur des fortifications résident en cette ville ou l’ingénieur en chef, s’il ne s’y trouvait point, et en après alternativement, par ladite mère supérieure, directeur des dites fortifications ou l’ingénieur en chef, s’il ne s’y trouve, et pour lesquelles fondations exécuter à perpétuité il vient d’ètre fourny les sommes et deniers tels qu’ils se donnent pour pareilles fondations...;-» 2° « et à mêmes conditions, nominations et autorisation, il fonde encore une place dans l’Hôpital de S'-Jean-Baptiste en cette ville, pour une pauvre femme ou fille y estre collocquée et nourrie, comme il a ordonné à l’esgard de celles fondées à l’Hôpilal de S(-Louis... » (p. 8). — Autorisation donnée par Ferd.-Oct. -Joseph de Trazegnies, marquis de Trazegnies et de Bomy, comte d’Armuiden, de Fléchin et de Villemont, seigneur de Boncourt, Cuhem, Norrent- Agronssart, La Couture, Conte, Neulette, St-Albin-en Douai, prince des francs-fiefs des Rognons, sénéchal héréditaire du pays de Liège, pair de Hainaut, baron de Silly, etc., maître de camp de cavalerie au service de S. M. Très Chrétienne, à Philippe-Alexis Galliot, receveur de l’Hôpital St-Jean, d’accepter (25 juillet
1744) la fondation que va faire, pour M. de Mus, son exécuteur testamentaire Ch. -Fr. Yarlet, ingénieur ordinaire du Roi, à St-Omer, et à cet effet recevoir les. mmd lb. , « prix convenu pour l’acceptation de la fondation dudit lit ». Cachet du marquis de Trazegnies (p. 10). — Acceptation de la fondation De Mus (3 août 1744) en ce qui touche l’Hôpital Sl-Jean, par les administrateurs et par les sœurs Julienne Henry, mère-supérieure, Marie-Claire Barbœl, mère-marthe, et Jeanne-Françoise Gaverlot, religieuse (p. 11). — Lettre du marquis de Trazegnies (25 juillet 1744) adressée au receveur, à propos de cette fondation : « Lorsque cette affaire sera finie et la somme de deux mille cinq cens livres payé, vous mettre cette somme dans le coffre à trois clefs, dont vous en garderés une, et vous ne toucherez à cet argent pour quel cause et raisons que ce puisse être, voulant qu'il soit employéz à cours de rente ou acheter du bien ; vous n’aurrez qu’à faire vos diligences pour trouver à le placer, et quand vous aurez l’occasion vous me le marquerez » (p. 12).
Fondation Moronval. — Cession à l’Hôpital (25 juin 1738), par le sieur Yannechoute, notaire, qui l’avait achetée (22 mars 1736) aux fins de fournir la fondation de « deux lits de pauvres filles ou femmes » faite par le sieur Gabriel Moronval, médecin à St-Omer, d'une rente de lxxx lb., au capital de mdc lb., possédée précédemment par Cl.-Ant. Masse, négociant et échevin de St-Omer, qui l’avait acceptée (27 janvier 1736) du sieur Al.-Jos. Perriquet, comme soulte du paiement d’une maison de la Tenhe-Rue achetée par ce dernier le il janvier 1731. Procès intenté par-devant l’Échevinage de St-Omer, par Ferd.-Oct. -Jos. de Trazegnies, administrateur de l’Hôpital St-Jean, et Pli. -A. Galliot, receveur du même établissement (29 juillet 1746)., contre le sieur Lemaire, occupeur de cette maison hypothéquée à la sûreté de la rente susdite. Reprise du procès (mars
1750) contre J. -J. Penant, marchand de St-Omer, nouvel occupeur de la maison, qui, de son côté, a créé (29 novembre 1732) une rente de c lb. au profit de J.- Ch. Surelle, aman des amanies du Roi, qui lui a avancé une somme de mm lb. Intervention de J. -Fr. Perriquet, pupille de Al.-Jos. Perriquet (30 décembre
1751) , qui est créancier (28 novembre 1746) sur son tuteur d’une rente de xxxv lb., au capital de dcc lb., assurée sur la même maison. Condamnations du sieur Penant à passer reconnaissance (14 mai 1751), à l’Ho pital et à la veuve Surelle des rentes susvisées, et (13 octobre 1752) à payer à l’Hôpital les arrérages qui sont dus (p. 13-59).