‹ Hospices de Saint-OmerChapitre 16 sur 431 · E. 2. (Liasse.) — 34 pièces, papier · texte numérisé non relu

E. 2. (Liasse.) — 34 pièces, papier

B ventôse an 11-27 frimaire an IV. — Arrêté de la municipalité de St-Omer (8 ventôse an II) estimant, sur le rapport que le citoyen Glivs lui a remis de sa mission à l’Hôpital de la Fraternité, que les bois provenant d'Herbelles attendus par cet établissement sont nécessaires à sa consommation. Supplément d’enquête demandé par le District à ce sujet (p. 1). — Sur délibération de l’Hospice des Infirmes, dit de la Fraternité, la municipalité décide (26 ventôse) qu’elle écrira au District pour arrêter la réquisition mise par le citoyen Decque sur les bois d’Herbelles et les faire transporter à l’Hôpital (p. 2). — Déclaration des mesureurs, estimant à x sommes de gros bois les ressources de chauffage restant assurées à l’Hôpital dans ses magasins (p. 3). — Sur déclaration du citoyen Caulier et de son épouse, directeurs de l’Hôpital, « que depuis la réunion des deux ci-devant Hôpitaux de St-Louis et de St-Jean la consommation du bois nécessaire pour ledit Hospice, tant pour la cuisine, boulangerie, lescive presque journalière, chauffage des infirmes et vieillards des deux sexes, peut aller à trois sommes par mois, ce qui feroit trente-six sommes par an; à laquelle il faut encore ajouter neuf sommes aussi par an et ce à raison d’un quart d’augmentation, attendu que d’après le plan formé par la commune de cette ville arrêté et approuvé par le District, on doit encore transférer dans l’Hospice des Infirmes tous les vieillards connus ci-devant sous le nom des Apôtres et tous ceux qui se trouvent actuellement colloqués dans l'Hôpital général, laquelle translation nécessitera encore une augmentation de service ; dans ce nombre sont compris le bois nécessaire pour les cinq ou six grandes lescives, sans y comprendre les fagots, ce qui feroit pour le tout une consommation annuelle de quarantecinq sommes », l’Administration de l’Hospice décide (28 ventôse) d’envoyer Caulier à Herbelles pour y faire évaluer la quantité de bois restant depuis qu’une partie a « été volée par des malveillants ». Rapport de Caulier (5 germinal), évaluant à xm voitures à quatre roues le bois disponible à Herbelles. Arrêté du District levant (12 germinal) la réquisition dont ce bois

était frappé, et invitant le citoyen Deccjue à s’en procurer ailleurs (p. 4-5). — Plainte de l’Hospice, qui d’une part ne peut plus se fournir de viande chez Widehem, mis en état d’arrestation, et d'autre part, ne peut obtenir cette fourniture du citoyen Lemaire auquel il s’est adressé. Ordre du District à ce dernier d’avoir à fournir la viande demandée, « pourvu que le service militaire pour lequel il est emploi n’en souffre pas » (p. 6). — - « Citoyens. L’état de pénurie où se trouve l’Hospice des Infirmes me force à me retirer vers vous. Depuis huit jours, la maison est sans beurre. Rien de plus triste que de voir distribuer le souper aux vieillards des deux sexes. Ils prennent leur pain, le retournent de tout côté, se regardent et fondent en larmes. Dans ces douloureuses circonstances, je ne puis que me jetter dans le sein paternel de la municipalité. Citoyens municipaux, la plus grande économie est à l’ordre du jour. Je ne puis avoir que la moitié des provisions de viande nécessaire à l’Hospice chaque décade; point de poisson, point d’œufs, point de légumes. Si je n’ai pas un peu de beurre, ils sont réduits exactement au pain sec. Je ne demande du beurre que pour le soir, et à midi quand ils n’auront rien autre chose à manger. Citoyens municipaux, à ce qu’il vous plaise permettre au soussigné de s’aboucher avec un baloteur qui puisse fournir à l’Hospice une quantité convenable de beurre ; Caulier, directeur de l’Hospice des Infirmes ». La municipalité décide (9 floréal) « que le beurre ou les œufs qui arriveront en cette commune pour l'approvisionnement de l'Hospice des Infirmes seront déposés à la municipalité, pour par les agens dudit Hospice être enlevés sur une autorisation du directeur ou de l’Administration » (p. 7). — Lettre du citoyen Deschamps s’excusant auprès de ses confrères de l’administration de l'Hospice des Infirmes de ne pouvoir assister à leur réunion, requis qu’il est « d’aller apposer des scellés chez les parens d’un de nos défenseurs de la Patrie », et leur donnant pour la municipalité un projet de lettre réclamant le trimestre échu de pension qui revient à la maison (Cf. Incent, de l'Hospice Sx-Louis. E. I, f° 116.) (p. 8). — « Séance du premier fructidor, 2e année républicaine, à laquelle était présent le Représentant du peuple Florent Guyot. On consulte le Représentant sur la marche que doivent tenir les Administrations des Hospices de bienfaisance, dont lesbiens sont déclarés nationaux. Il dit que le vœu de la Convention est qu’aucun malheureux ne puisse souffrir de l’exécution

de ses décrets, et qu’attendu que les secours qu’elle accorde aux indigens ne sont pas encore déterminés et en activité, les Administrations des Hôpitaux doivent régir comme par le passé sans néanmoins pouvoir vendre ni alliéner » (p. 9). — Demande adressée par le citoyen Antoine-Joseph Brasseur, directeur de l’Hospice de la Fraternité, tendant à obtenir xlv rasières de scourgeon, « afin qui puisse faire brasser de la bierre pour survenir aux besoin de cet Hospice » qui manque absolument de boisson. La commune accorde (14 vendémiaire an III) vingt rasières (p. 10). — Note : « Municipalité de St-Omer ; Districq de St- Omer ; Département du Pas-de-Calais. Hospice des Viellards infirmes dit de la Fraternité ci-devant l’Hôpital de Sl-Jean en cette commune, y joint les viellards de deux sexe de l’Hôpital ci-devant de S1- Louis, les Appôtres, les Viellards de la Bienfaisance, tous réunis audit Hospice de ci-devant Sf-Jean-Les Repentie faisant ensembles le nombre de cent trente personnes, pour lesqu’elle il est nécessaire d’une somme de quinze mille livres pour les trois premier mois de l’an 3, pour acheter les pain, viande, heure, légummes, boissons, et payer médecins, chirugiens, médicaments et blancliissache, sans conter les bois, fagots, charbons et braises que l’Hospice a sa provision pour cette année. Fait à St-Omer, ce 14 vendémiaire an 3. Certifié sincerre et véritable par le directeur soussigné ; signé Brasseur. Vu et aprouvé par les Administrateurs dudit Hospice, ledit jour, mois et an que dessus ; signé Broucq, Loisel, Pley, Becquet, Aspelly, Hancquier, Walleux et Danel » (p. il). — Les citoyens Hémart et Pley fils^ commissaires délégués par la municipalité pour « se transporter en cette Hospice pour se concerter avec l’Administration sur le traitement à accorder au citoyen Caulier et son épouse, directeurs cy-devant de cet Hospice, ensemble la fixation des pensions des enfans dudit Caulier dont ils seraient obligés de tenir compte à l’Hospice sur leurs traitements », fixent le traitement à dccc lb. pour le sieur Caulier, et à cccc pour celui de sa femme, enfin à cccc lb. la pension de leurs deux enfants (15 vendémiaire). Approbation de la municipalité, le 21 suivant (p. 12). — Lettre des Administrateurs au sieur Senlecq (6 brumaire an III), l’avisant de sa nomination comme secrétaire de l’Hospice de la Fraternité. Lettre de celui-ci déclinant (5 (sic) brumaire) l’offre qui lui est faite (p. 13-14). — Délibération du conseil général de la commune de S4- Omer (16 brumaire) autorisant l’Hospice de la Bien-

faisance, qui est « à la veille de manquer des objets les plus essentiels », à percevoir les revenus échus pour l’année 1794, sauf le remboursement à l’État, s’il y a lieu. Y jointe la consultation de Fl. Guyot relevée plus haut (p. 15). — « Aux citoyens Administrateurs du District de St-Omer ; le directeur de l’Hospice des Infirmes dilte de la Fraternité en cette commune. Expose que les personnes qui sont logés dans cette Hospice sont sans boisson, qu’il ne leur reste pour toute ressource que de l’eau. Cependant, citoyens Administrateurs, vous êtes persuadés que, dans un âge aussi avancés que le sont les infirmes et malades, il leur est impossible d’en boire sans qu’ils s’exposent à des accidens qui pouroient les conduire au tombeau. Le marché aux scourgeons de cette commune n’étant pas assés fourni pour que l’exposant en sa qualité puisse en acheter sans faire murmurer le peuple, il demande que vous en mettiez en réquisition dans les communes environnantes environ vingt à vingt-cinq l’asières, pour pouvoir faire faire de la petite b i erre, boisson qui leur est salutaire. Il est persuadé que l’Administration ne lui refusera pas cette foible nourriture pour des infortunés qui n’ont que cela pour toute subsistance. Brasseur ». On lit en marge cette apostille : « Les Administrateurs du District de St-Omer requièrent le citoyen H. -G. Chabé, cultivateur à St-Martin-au- Laërt, de fournir à l’Hospice de la Fraternité de S1- Omer la quantité de vingt quinteaux de scourgeon pour la boisson dudit Hospice, sy nécessaire aux veillards y contenus ; le tout à compte du contingent civile, sur la décharge qu’il représentera ; en Directoire, le 28 brumaire, 3e année républicaine ; Carpentier, Deroot » (p. 16-17). — Mesures prises (6-12 frimaire) pour garantir l’Hospice de la Fraternité contre les incursions des vagabonds et les chances d’incendie qui pourraient résulter de l’installation de la clouterie du citoyen Cathoir dans l’ancienne chapelle des Repenties (p. 18). — Commission donnée (7 nivôse) par les Administrateurs de l’Hospice de la Fraternité au citoyen Lanose l’aîné, (( pour recevoir ce qui est du audit Hospice pour l’année 1794 (v. st.) et les reliquats de 1793 (v. st.) », et au citoyen Brasseur, directeur dudit Hospice, « pour recevoir les reliquats des comptes des anciens receveurs » (p. 19). — Différend de ce dernier avec les receveurs Dufour et Senlecq (p. 20). — Avis négatif de l’Hospice relativement (19 nivôse) au déplacement et au remplacement du moulin de Sta- Croix (p. 21-22). — Décision prise par l’Administra-

tion de l’Hospice (25 pluviôse) pour vendre à son profit « des bacs de pierre dite de Marquise » qui se trouvent dans la cour, sont inutiles au service et que le citoyen Capelle, marchand savonnier, désire employer à la manutention du savon (p. 23). — Avis donné par la municipalité (26 pluviôse) à l’Administration de la Fraternité, qu’un secours semestriel de 16,0001b. vient de lui être accordé par les Commissaires des secours publics. Suit ce postscriptum : « Vous devrez comprendre dans vos tableaux les personnes qui sont placés chez le citoyen Barrière, afin qu’elles participent aux bienfaits de la Nation. Tumerel, secrétaire ». Autre avis portant que le citoyen Legrand, payeur de la guerre à St-Omer, est nanti de ladite somme. Délégation donnée (5 ventôse) à cet effet au citoyen Brasseur, par les Administrateurs Deschamps, P. Loisel, Becquel, J.-C.-J. Hancquier, J.-F.-J. M'alleux, Pley, Maximilien Broucq, Couvreur, Laloyau, S. Aspelly (p. 24-26). — L’Administration ayant proposé au choix de la municipalité les citoyens Crépin, Lejosne et Dufour pour remplacer le citoyen Deschamps devenu maire de St-Omer, celle-ci nommé (21 germinal) le citoyen Crépin (p. 27). — Nomination semblable (17 fructidor) du citoyen Lambert cadet (présenté avec Deschamps et Lejosne), en remplacement du sieur Crépin devenu officier municipal. — Non-acceptation de ce dernier dont les loisirs se trouvent déjà absorbés par « la mission dont il est actuellement chargé par le Directoire du District près le citoyen Gosse, receveur, pour la numération des assignats démonettisés » (p. 28-30). — Nomination du citoyen Deschamps, homme de loi, en remplacement du sieur Crépin, par la Municipalité de canton (5 frimaire an IV), sur la proposition des Administrateurs (p. 31). — « L’an quatrième de la République française une et indivisible, le dix-huit du mois de frimaire, dix heures du matin, les Administrateurs de l’Hospice des Infirmes dit de la Fraternité établi en la commune de St-Omer, assemblés extraordinairement ; considérant que d’après la loi du 2 brumaire qui rapporte celle du 23 messidor dernier, les hospices et maisons de charité sont rentrés dans l’exercice et administration de leurs biens ; que la vente faite d’une grande partie des biens de cet Hospice rend presque nuis les moyens de le faire subsister, malgré les foibles secours qu’il a obtenu de la Nation. Ses charges sont augmentées par la réunion de tous les infirmes des autres maisons de charité quoique ses revenus soient diminués, soit par les biens

qu’on leur a retenu sans indemnité, soit par une infinité de rentes dont ils n’ont pu être payé par la Nation, soit enfin par des engagements que l’Hospice avoit contracté avec d’autres qu’ils n’ont pas rempli. C’est de cette manière que onze ou douze vieillards composant ci-devant l’Hospice des Apôtres ont été reçu dans l’Hospice de la Fraternité; les revenus de cette maison ne consistaient qu’en rentes sur la Nation et autres maisons de mainmorte pour lesquelles on n’a jamais pu toucher un sol, et pour seul bien immeuble une maison sise en cette commune, rue du Marché-aux- Herbes, dont l’Hospice n’a jamais pu toucher aucun loyer parce que les Comités s’en sont emparés et après eux des instituteurs; le jardin, la cave sont loués sans que les Administrateurs ayent eu aucune connoissance ni participé à aucun de ces traitements qui naturellement dévoient les regarder ; il y a plus, c’est qu’on a forcé l’Hospice à acquiter le montant des réparations, malgré les représentations des Administrateurs. Que les Administrateurs croiroient manquer aux devoirs les plus essentiels, s’ils ne iaisoient tout ce qu’il est en leur pouvoir pour rentrer dans la plénitude des biens affectés à l’Hospice. Pourquoi ils arrêtent que la municipalité sera invité de prendre en sa sagesse tous les moyens possibles pour faire évacuer cette maison, cave et jardin, par ceux qui les occupent injustement au préjudice des pauvres, propriétaires d’iceux, et contre

la disposition de la loi du 2 brumaire dernier. Cette mesure est d’autant plus pressante qu’il faut que la municipalité somme ces particuliers avant le 4 nivôse prochain, pour lesforcerà déguerpir pour le 12 pluviôse suivant (Chandeleur prochaine, v. st . ) , sauf à prendre les mesures les plus efficaces pour procurer à l'Hospice le payement des loyers de ladite maison qui sont dus nécessairement à cette Administration... » Vandenbosche, E.-J. Danel, Maximilien Broucq, Becquet, Laloyaux, Loisel, Couvreur, Pley. Arrêté de la municipalité autorisant l’Administration hospitalière (21 frimaire) « à faire évacuer ceux qui seront sans baux, et à prendre les mesures nécessaires pour faire rentrer les arérages » (p. 32-33). — Demande adressée par l’Administration à la municipalité (25 frimaire an IV) tendant à ce qu’il soit pris par elle des mesures « pour faire régner l’ordre dans cette maison », vu « qu’ayant enjoint au nommé Carpentier, comme le plus valide dudit Hospice, de coucher dans la place des plus invalides de la maison, à effet d’avertir les infirmières au cas d’accident pendant la nuit », celui-ci a déclaré ne vouloir point se soumettre à ce service. Prenant en considération les observations du citoyen Carpentier, la municipalité invite les Administrateurs de l’Hospice des Infirmes « à charger les plus valides à rendre service aux infirmes et alternativement » (p. 34).

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