MOBILIER
chapelle, la sacristy, sal pour les vielliarts, vestibul, brasserie et chambre pour la portierre ; au premier étage, salles pour les femmes, vestibul et oratoire, et, sous la chapelle, une sal souttereinne pour les passants... Troisièmement, autre quartier composant au rez-de-chaussée une chambre d’hotte et un parloire ; et, au premier étage, une infirmerie et une chambre d’hotte... » Ce devis, du maître charpentier Walleux, monte (12 février 1778) à xxm 5[ dcxlii lb. — Autre état estimatif (23 avril), montant à xxn M dcccclxv lb. — Demande adressée à l’Intendant, aux termes du règlement du 21 janvier 1738, par sœur Thérèse François, supérieure de l’Hôpital, tendant (avril 1778) à obtenir l’autorisation de reconstruire les bâtiments
de l'Hôpilal qui « menacent une ruine prochaine )). Suivent : 1° le consentement du directeur des amortissements, Blanchon (Ier mai), subordonné à la justification par les religieuses, dans la huitaine, qu’elles ont payé le droit d’amortissement du fonds de l’Hôpital, ou « qu’elles le possèdent avant 1681 )); 2° l’autorisation (3 mai) de l’Intendant de Caumartin. — « État général de la dépense pour la reconstruction de l’Hôpital de Sl-Jean-Baptiste, en la ville de S^Omer » (2 juin), montant celte fois à xxvii M ccccxxi lb. x s. — Plan par terre du projet général de reconstruction des bâtiments. — Autre plan (m. d.), donnant la disposition et les coupes en long et en large d’une partie des annexes.
1T. E. 4. (Registre.) — In-tolio ; 6 feuille! s, papier.
1793. — Inventaire du mobilier de l’Hôpital. —
« L’an mil sept cent quatre-vingt-treize, le deuxième de la République, le quinze janvier, nous Philippe- Henry Leroy, Louis-Joseph-Auguste Deschamps, Bernard-Joseph Delattre, André-Joseph Becquet et Louis- Joseph Piers, administrateurs assemblés de l’Hôpital de St-Jean en cette ville de St-Omer, avons procédé à l’inventaire et d’escription des meubles et effets appartenans à ladite maison, en présence et intervention d’Augustine Campagne, supérieur de la même maison, laqu’elle nous a promis de le représenter fidellement sur son ème et consienee, ainsi qu’il suit :
» Nous nous sommes transporté en la chapelle ou oratoire de la maison ayant issue sur la rue : Une autel, devanture et tapis, quatre chandeliers de cuivre, chandelier ou candélabre, un ciboir de vermeil dans le tabernacle, quatre petits bouquets, trois branches et une petite (?), un bancs de communion, deux prie- Dieu, une clochette, deux bacqués de bois et un marchepied, une chaire de vérité et un confessionale avec rideau, deux douzaines de chaises, un petit rideau de soie à une croissée, un bénitier de cuivre.
)) De là, nous sommes passé da la sacristie, où nous avons trouvé un prie-Dieu, un fauteuil de natte, un missel, une ai moire à tiroir, un chadellier de bois,, une fontaine de plomb, bac que annimau (?), une petite table, marchepied, porte-manteau, cincq cadres, un miroir, deux pulpitres, armoire ou commode où sont les ornements et un dessus à trois aimoirette, un livre pour les messes de recjuieme ; un ornement complet de satin blanc rebroché galonné de soie jaune; item, un
autre ornement complet de damas noire galonné de soie blanche, chasube, manipule et étoile et voile de calice blanc bordé d’or et argent; item chasube verte étoppe (?), manipule, étoile et voille de calice de même couleur, bordé d’argent faux ; item chasube violette, manipulle, étoile et voille de calice bordé en argent faux ; avec la bourse, quatre valences (?) rouge, blanche, noire et bleu ; une chappe de satin blanc broché; item une chasube rouge et deux bourses; deux chasubes noires et vertes de velour et soie et une bourse ; calice, patenne et culière de vermeille ; burette et assette d’étain ; huit aubes, tant bonnes que mauvaises; trois surplis, deux de toille et un de Cambray; six nappes d’autel et autres menucies.
» Delà, nous sommes passé dans la salle des peauvres femmes, où nous avons trouvé quatorze couches avec leurs rideaux appartenantes aux différentes fondations, ladite supérieure nous ayant déclaré que les lilteries appartiennent aux peauvres femmes admises audit Hôpital.
» Nous sommes passé dans la seconde chambre des peauvres femmes, où nous avons trouvé huit couches avec leurs rideaux et les lilteries appartenantes aux dites femmes ; deux couches pour les servantes, dont les lilteries appartiennent aux dites servantes; item, un Criste et autres petits tableaux.
» De là, nous sommes passés dans un cabinet ayant vu sur la cour, où nous avons trouvé une table, une petite armoire et cincq chaisses; un tableau en forme d'armoirette.
» De là nous sommes passé dans la cuisine ayant vu sur la cour et dépanse, nous avons trouvé les effet suivans : deux ai moires, deux tables, une chaise de bois et quatre autre chaisses nattées, un bouilliot pour faire la souppe, trois crémaillières, deux chenets de fer, deux paires de pincetle et une pèle à feu, un tournebroche et ses poids, une rôtissoire et une broche, deux boulloir, deux grilles, une bacinoire, sept réchaux de cuivre anciens, deux pots de fer, deux marmiltes, deux petit chaudrons de cuivre, quatre casseroles de cuivres, trois douzaines d’assiettes d’élaing, douze plats grands et petits, deux chadeliers d’étaing, deux chandeliers de bois et un cadre, une partie de potterie à usage de la cuisine et autres menussie appartenantes à la cuisine.
» De là, nous sommes passé dans le réfectoire: deux tables, douze chaisse et pulpitre et un livre pour la lecture de la table, deux chenet de fer, une paire de
pincette et pelle à feu, quatre tableaux, un bas de buffés, quatre bancs, trois douzaines de serviettes et liuitte nappes, une partie de verres et autres menussie.
» De là, nous sommes passé dans une salle appellée chambre de bote : huit chaisses, une table, un bas de buffet, une paire de vieux rideau, chenet, pincette et pelle à feu de fer, deux tableaux.
» De là, nous sommes passé dans une second salle dite de la supérieure : deux chenets, pincette et pelle à feu, un bas-buffet, dix chaisses, une table, deux mauvais rideaux, deux tableaux, une tapisserie de papiers.
» Dans le petit cabinet : une garde robbe où sont renfermés une partie de papiers, un petit buffé scellé dans Je mur et un coffre.
» De là, nous sommes dessendu dans les salles des passans.
)) Dans celle des femmes : trois châlits, trois paillaces, trois traversins, quatre couvertures, un banc.
» Dans la salle des hommes : quatre châlits, quatre paillage, quatre traversins, huit couvertures, une table, trois bancs, deux chaisses et autres menussie.
» Dans le vestibule : une armoire, échelle et une bierre.
» Dans la burrie : cincq grandes cuves cercléz de fer, sept moyennes cuves, quatre chantiers, un passoir, deux cent cinquante flacons de vin ou environs da la cave, pour la consommation ordinaire de la maison.
» Dans la cave : quinze pièces grandes à la bierre, dont six remplies de bierre pour la consommation, deux longs chantiers, une partie de petite bierre, un bacque de pierre de taille, un bacque de plomb à l’huille, une partie de cuves et autres menussie.
» Dans la boulangerie : un pétrin, deux tables, pelles, fourgons et autres ustencils de la boulangerie.
» Dans un petit caveau : six pots de gréz, dont quatre remplie d’oiselles sallées, trois pots au beurre contenants six pierres ou environs pour la consommation, une partie de petites cuves et autres menussie.
» Sur l’escallier de la cuisine : une poêle à frire, un breau et autres menus effets.
» Dans le buchet : deux sommes de gros bois ou environs, huit cents ou environs de gros fagots, bûche, rateau, arrosoire de toile, échelles et autres ustensils de jardin.
» De là, nous sommes passé au second étage, dans une pièce appellée infirmerie : une armoire, une table, trois chaisses, trois lits garnis de rideaux de serge vertes, quatre petits tableaux.
» Dans une place appellée garde-meubles : quatre chandeliers de fers, candélabre pour y mettre un tour à usage des morts, deux devantures d’autel.
» Au doxal ou tribune de la chapelle : deux tableaux, un banc de communion.
» Dans le grenier : une provision de bled assez considérable, que ladite supérieur a déclaré avoir été mis par ordre de la municipalité, une partie d’ardoises, de vieux fer et bois, six razières de bled appartenantes à la maison et pour sa consommation.
)> Plus, ladite supérieure a déclaré appartenir quarante-deux paire de drapts appartenantes à la maison et à usage des vielles femmes et de l’Hospice.
» Plus, a déclaré que tous les meubles et effets qui sont dans les chambres des filles et citoyennes hospitalières leur appartient, ainsi que leur service, serviettes et drapts.
» Ainsi fait les jour, mois et an que dessus. Signé : Deschamps, P. -H. Leroy, A.-J. Becquet, B. -J. Delattre, Piers ainé, sœur Augustine Campagne ».
Un petit reçu , annexé à cette pièce, est ainsi conçu : « Je soussigné, membre composant le Comité de surveillance, avons enporté au Directoire du district de St-Omer, les ornemens, linges servant au ci-devant culte, suivant l’inventaire de ce jour. St-Omer, le 23e jour du mois frimaire, l'an seconde de la République françoise, une, indivisible et imperrissable. Signé : Duclos ».
« L’an mil sept cent quatre-vingt-treize, le deuxième de la liberté, le vingt-deux janvier, nous administrateurs assemblées de l'Hôpital de St-Jean en cette ville de St-Omer, et par suitte du procès-verbal du quinze du même, avons procédé à l’inventaire et descriptions des effets, titres et papiers trouvés en ladite maison, en présence de la citoyenne Augustine Campagne, supérieur de ladite maison ainsi qu’il suit :
» Ladite Campagne nous a déclaré qu’on a omis dans le procès-verbal précédent certains effets qui ne se sont pas trouvés sous la main pour être inventoriés, lesquels elle nous a représenté pour être inventoriés, dont la déclaration s’ensuit :
» Dans l’infirmerie : un bris-vent, une petite table, un marchepied, un balais de crins, un bassin de fayance, un Christ et deux saints.
» Dans le corridor : une pendule à poid, une A ierge, un Christ et un marchepied.
» Dans le garde-meuble : trois tabourets, un chaisse.
deux pulpitres, une houssoir, un balais de salle et autre petit balais.
» Dans [la] tribune de la chapelle: trois tableaux, un reverbert, une platine de cuivre, un chandelier ou candalabre de bois, platine de cuivre.
» Dans les greniers : un bultoire et un bacque, cent flacons de verre et une trentaine environs de grosses bouteilles vuides, quinze livres ou environs de caffé.
» Dans un petit parloir : un buffet, une table, un tableau.
)) Dans un petit bâtiment du jardin : huit razières ou environs de charbon de faulx, une trentaine de razière de binise.
» Dans un autre petit bâtiment : deux brouettes, un chevalet, un grand banc et trois petit, une scie.
» Dans le pouille-aillé, seize poulies et quatre cocqs.
» Dans le jardin: trois sommiers, quatre échelles, une partie de vieux bois de charpente.
)) Dans la chambre de la supérieure : trois chandeliers de cuivre.
» Plus, ladite Campagne a été déclaré que l’argenterie de la chapelle ou oratoire a été transporté au District de cette ville et que les Administrateurs sont encore en retard d’en donner décharge à ladite supérieur ; que le surplus, comme les vasses sacrés, ont ôté représentés et repris au premier procès-verbal.
» Plus, ladite Campagne a déclaré n’avoir en sa possession ny or, ny argent et assignats qui puissent appartenir à ladite maison ou Hôpital ; qui n’est pas même à sa connoissance qu’il en existe autre part, sinon quelques argent qu’elle tient entre, ses mains pour la dépense courante, dont elle rendra compte.
» Ladite Augustine Campagne a déclaré qu’il n’y a aucune argenterie appartenante à la maison, et qu’elle n’en a jamais vu.
» S’ensuit les titres qu’on nous a représentés et qui sont les seuls qui se trouvent dans la maison :
Compte d’Enguérant Loucliart, de 1596.
Autre de Jean Liot, de 1617.
Autre de Jacques... — , de 1655.
Une largue d’autres comptes des épocques de 1472, 1473, 1474, 1475, 1476 et 1477.
Fargues d’anciennes quittances.
Manuel couvert de parchemin josne, concernant la dépense de la maison, depuis 1668 et suivans.
Une grosse largue de papiers, qui nous a paru être des quittances anciennes.
Un in-quarto de parchemin josne, ayant servi à la dépense de la maison, commençant en 1653.
Une fargue de papiers concernant des muniments d’anciens comptes.
Autre pareille fargue de muniments de compte de feu le sieur Verdevoye, pendant le tems de sa gession.
Autre fargue de différens comptes, de 1531 et années suivantes.
Et finallement un gros pacquet d’ancienne procédure et autres papiers de peu de conséquence, qui tous ont été déposés dans une armoire qui se trouve dans le petit cabinet joignant la chambre de la supérieur.
» Ainsi fait les jour, mois et an que dessus. Signé : Deschamps, P. -H. Leroy, A. -J. Becquet, B. -J. Delattre, Piers aîné, sœur Augustine Campagne, supérieure ».
« L’an mil sept cent quatre-vingt-treize, 2" de la République françoise, le seize juillet, les administrateurs commissaires de l’Hôpital de S'-Jean-Baptiste assemblés ont procédé à la vérification de titres et papiers retirés du dépôt de l’Administration du District de St-Omer, laqu’elle les avoit retiré des mains de Philippe-Ignace Bosquet, cy-devant receveur de ladite maison, demeurant en la ville d’Aire, et pour lesquels titres lesdits Administrateurs ont donné leur décharge le trois juin dernier.
» Après laquelle vérification ont arrêté qu’ils seroient inventoriés à la suitle de l’inventaire fait le vingt-deux janvier dernier, et seroient déposés aux archives de cette maison, pour y avoir recours au besoin. Desquels titres la déclaration s’ensuit :
» 1. Compte rendu par le nommé Larsé, à Gillon de Trazeignies, comme administrateur de l’Hôpital de ST- Jean-Baptiste, le 5 novembre 1773, pour 1768 compris 1772, cotté audit inventaire fait par commissaire du District, sous la lettre C.
» 2. Compte rendu par ledit Larsé, audit de Trazeignies, en sa dite qualité, des biens dudit Hôpital, et ce pour l’année 1773, cotté audit inventaire D.
» 3. Compte rendu par le nommé Verdevoy, ancien receveur dudit Hôpital, audit de Trazegnies, en sa prétendue qualité d’administrateur, le 16 mars 1756. pour les années 1747 compris 1752, cotté G.
» 4. Compte rendu par le même, le 17 avril 1770, pour les années 1753 compris 1767, cotté H.
» 5. Deux lettres du District de S^Omer, addressés à la supérieur dudit Hôpital de Sf-Jean-Baptiste, à
effet de l’obliger à rendre compte de son administration, cotté 2 A. Nota qu’une de ces lettres est jointe aux pièces du procès en reddition de compte formée contre Bosquet.
» 6. Un registre couvert en parchemin josne, contenant le compte rendu par ledit Bosquet audit de Trazegnies, le 25 aoust 1783, à compter du trois octobre 1774, cotté au 2° inventaire du commissaire de Dis- Irictcq, cy A .
» 7. Un contract de rente, portant au capital la somme de dix mille livres, aux cours annuels de quatre cent livres, créé au proffit dudit Trazegnies, par contract du neuf avril 1779, et par lui cédé audit Hôpital paracte du 1er juillet 1783, cotté B.
» 8. Deux baux passés au proffit du nommé François- Joseph Clay, demeurant à S'-Martin-au-Lart, l’un du 2 mars 1784 et ï’aulre du 20 décembre 1791, cotté C.
)) 9. Acte portant convention entre ledit de Trazegnies et Thérèze Raux, pour par elle être reçue audit Hôpital, cotté D.
» 10. Registre couvert de papiers blanc, intitulé : Registre de recette et de dépenses de l’Hôpital de S'- Jean, cotté F.
» 11. Item, un autre registre intitulé: Registre des fermages, repris sous le n° 3, cotté G.
)) 12. Un registre sans couvercle, commençant par ces mots : Seigneurie Delecourt, en la paroisse de Pihem, cotté II.
» 13. Un registre intitulé : Terrier en forme de ceuilloir des terres tenues de deux Hôpitaux de S1- Louis et de St-Jean-Baptiste en la ville de S'-Omer, cotté I.
» 14. Item, un autre registre couvert en parchemin josne, intitulé : Terrier des rentes fonsières dues aux deux Hôpitaux de S'-Jean et de St-Louis, cotté L.
» 15. Item, un autre registre sans couvercle, intitulé : Terrier en forme de coeuilloir et cotté M.
» 16. Procès-verbal d’arpenteur et plan concernant les terres sujettes aux rentes fonsières dues aux deux Hôpitaux, du 1er may 1756, [cotté] N.
» 17. Autre registre couvert en parchemin josne, intitulé : Registre de recette des biens et revenus de l’Hôpital de S'-Jean-Bapliste, en la ville de S'-Omer, dressé par Philippe- Ignace Bosquet, [cotté] O.
» 18. Registre couvert de parchemin josne, intitulé: Coeuilloir pour percevoir les anciennes redevances dudit Hôpital de S'-Jean-Baptiste, cotté Q.
» 19. Une liasse de différens baux, au nombre de 60, Pas-de-Calais. — - Archives hospitalières. Saint-Omer
passé au proffit de différens particuliers, pour lesbiens appartenant audit Hôpital, [cotté] R.
» 20. Copie du récépissé du trois juin dernier; y joints différentes pétitions et extraits de délibérations du District de S'-Omer en une seule liasse, pour y avoir recours au besoin.
» Tous lequels litres et papiers ont été mis au dépôt et laissé à la garde de la citoyenne Augustine Campagne, dépositaire de ladite maison.
» Ainsi fait les jour, mois et an que dessus. Signé : Deschamps, P. -H. Leroy, B. -J. Delattre, Piers aîné, Augustine Campagne, supérieure ».