‹ Hospitalisation des TuberculeuxChapitre 14 sur 31 · RITES · texte numérisé non relu

RITES

Ce n'est pas, en effet, avec les maigres repas, plus ou moins abondants, plus ou moins bien préparée, variant du quart aux trois quarts, en passant par la demie, qu'il faut songer à faire de la suralimentation chez nos malades. En dehors de cette insuffisance de nourriture, il ne faut pas oublier que nous avons affaire la plupart du temps à des dyspeptiques dont l'estomac, délabré par les privations, la maladie et aussi les abus d'alcool, a besoin de mets sinon recherchés, du moins variés et appétissants.

Nous sommes persuadés que là encore, malgré les difficultés plus grandes, 1l sera toujours possible d'apporter ces heureuses modifications dans les services spéciaux de phüsiques.

Ce sera au médecin d’user de sa diplomatie la plus palente et la plus persuasive et de montrer & que les dépenses en aliments dans le traitement hygiéno-diététique de la tuberculose sont plus nécessaires, plus fructueuses aussi que toutes les médications coûteuses », acceptées jadis par les administrations hospitalières.

Nous savons ce que M. Letulle, à Boucicaut, est arrivé à obtenir de l'administration. La persévérance et les efforts constants du dévoué professeur trouveront, nous n'en doutons pas, des émules parmi les partisans de la lutte antituberculeuse.

Une chose qui existe à Boucicaut et que nous ne saurions trop encourager, pour en avoir vu au Havre, dans le service de M. le D' Frottier, les avantages et les heureux effets, c’est le réfecloire pour les malades. Une table bien propre, servie proprement € donne une impression

agréable et sollicite gaiement l'appétit ».

Lo

Et avec ces repas nombreux et variés que M. Letulle donne à ses malades, avec même cette poudre de viande et la viande crue qui viennent si heureusement compléter la suralimentalion Ctout compris, la journée-aliment » ne dépasse pas 1 fr. 50 !

Dans combien d'hôpitaux la journée d'un malade revient-elle à moins cher ?

La cure d'aliments à l'hôpital, loin d'onérer les budgets administratifs, ne peut que leur faire réaliser de sérieuses économies, tout en donnant des résultats meil-

leurs.

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