RES
prétendre qu'un matériel aussi simple entraîne à de trop grosses dépenses.
N'importe quelle commission administrative hospitalière, animée de bonnes intentions et du désir de bien fare, pourra toujours, quand elle le voudra, du jour au
lendemain, en doter un de ses services d'hôpital.
Le second, ou plutôt le troisième facteur important du traitement hygiéno-diététique (le repos se confondant, en effet, avec la cure d'air) c'est la suralimentation. C'est le complément nécessaire, indispensable de la cure d'air et si Brehmer disait que & la euisine est la meilleure pharmacie du poitrinaire », nous ajouterons avec le P° Letulle : « que c’est aussi la moins coûteuse des médications », même à l'hôpital.
Comment arrivera-t-on à faire cette suralimentation dans un service hospitalier pour tuberculeux ?
Nous ne nous dissimulons pas que nous nous trouvons ici en présence de certaines difficultés.
Le régime alimentaire dans les hôpitaux est, en effet, un de ceux auxquels 1l est le plus difficile d'apporter certaines modifications : on se heurte invariablement à un entêtement obstiné, s'abritant derrière le règlement. Il n'est pas un de nous qui n'ait pu en faire la triste constatation.
Or, en matière de tuberculeux, ce ne sont plus de simples modifications qu'il s'agit : c'est d'un bouleversement complet.