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En jum 1897, M. le D' Sorel, conseiller municipal et chirurgien des hôpitaux du Havre, présentait au nom de la commission de lAssistance publique un rapport sur l'étude de certaines réformes à introduire dans les services hospitaliers et sur la nécessité qu'il y avait d’isoler Les tuberculeux.
En septembre 1898, M. le D: Frottier présentait au corps médical des hôpitaux, sur le même sujet, un nouveau rapport qui eut pour conséquence l’organisation d'un service d'isolement pour les tuberculeux à l'hôpital Pasteur. En même temps une mission spéciale fut chargée d'aller étudier à l'étranger la création et le fonctionnement des sanatoria pour tuberculeux indigents.
Cette mussion, composée de MM. les D" Frottier, Lecène, Sorel et Engelbach, alla étudier sur place l’organisation des sanaloriums allemands et publia à son retour un rapport très documenté.
Une active propagande fut faite dans la ville et en 1902 se fondait une Lique havraise contre la tuberculose.
Une souscription ouverte celte année a permis en peu de temps de recueillir une somme de plus de 75 000 francs qui vont être incessamment consacrés à la création et à l’organisation d’un dispensaire antituberculeux.
En attendant, les tuberculeux, comme nous l'avons dit, ont été isolés dans les hôpitaux du Havre et c'est le fonclionnement de ce service, ouvert depuisle 1° février 1900,
que nous nous proposons de décrire maintenant.
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L'uorrraz Pasreur du Havre a été ouvert en jun
Construit dans une ancienne et superbe propriété privée, achetée par la ville, il jouit à ce point de vue, nous tenons à le dire, d’une situation particulièrement favorable, que l’on est loin de rencontrer partout ailleurs.
Grands arbres, bosquets, pelouses, allées splendides, voire même rochers et grotte, tout cela s'y trouve réuni, au grand agrément des malades et au grand émerveillement des visiteurs.
L'hôpital lui-même, sans être moderne, dans toute l'acception du mot, diffère notablement cependant des hôpitaux que l’on rencontre habituellement,
Il se compose d'une série de pavillons (18) à un seul étage, du type Tollet. Qu'on se figure les coquets pavillons de l'hôpital Boucicaut transportés dans ce cadre partüiculier, entourés d'arbres, d’allées et de verdure et l’on aura, si l'on y ajoute encore la nature accidentée du terrain, une idée assez exacte de ce qu'est l'hôpital Pasteur.
C'est là qu'ont été installés, en 1899, les services d'’isolement pour tuberculeux.
Trois pavillons ont été affectés à ces services : un pour les femmes, deux pour les hommes.
Un de ces derniers, le pavillon M, a été aménagé d'une façon spéciale dans le but non seulement d'isoler les tuberculeux, mais encore de leur faire subir le traitement hygiéno-diététique.
Les deux autres pavillons (G et J) n’ont subi aucun changement ; nous en dirons quelques mots plus loin.
Situé à la partie la plus élevée de l'hôpital, tout en
re haut de la côte, le pavillon M fait suite à trois autres pavillons, affectés aux maladies conitagieuses (scarlatine, variole et choléra), mais il en est très suffisamment éloigné pour que toute crainte de contagion puisse être écartée.
A cette hauteur (70 mètres au-dessus du niveau de la mer) l'aspect est merveilleux. Un épais rideau de grands arbres borne la vue au Midi, laissant toutefois apercevoir, cà et là, par quelques trouées, tout le magnifique panorama de la ville, avec l'estuaire de la Seine, la rade et, tout au fond, se découpant sur l'horizon, une partie de la côte normande.
En avant et en arrière du pavillon — exposé directement au Midi — de longues et larges allées, bien ombragées permettent aux malades de se promener, sans fatigue, en terrain plat.
La salle des malades, à cause de sa structure architecturale et sa voûte en ogive, n'a pu être modifiée comme on l'aurait désiré, c’est-à-dire divisée en plusieurs petites salles et on a dû l'utiliser telle qu'elle était. Elle comprend 20 lits et possède en plus deux cabinets séparés.
L'aération y est assurée par de nombreuse et larges fenêtres, pourvues de vasistas mobiles.
L'antisepsie médicale y est réalisée d’une façon aussi satisfaisante que possible. Le dallage de la salle, fait en mosaïque, se prête admirablement au nettoyage avec le linge humide. Les lits en fer et à sommier entièrement métallique sont facilement et très souvent désinfectés, les matelas et couvertures passent à tour de rôle à l'éluve, système Geneste-Herscher, que possède l'hôpital.
Chaque malade a son crachoir de salle, en verre, avec
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couvercle, à demi rempli d'une solution désinfectante de Lysol. Des crachoirs plus grands sont distribués çà et là, à l'entrée de la salle et au haut de l'escalier qui y donne accès. Les tables de nuit sont en verre avec supports métalliques.
Cette installation, en somme très simple, permet de réaliser toutes les conditions nécessaires et primordiales de lout service hospitalier.
Cure D'AiR ET DE REPOS. — Sur la façade Sud du pavillon, a été construite une galerie de cure ouverte, longue de 30 mètres, profonde de 4 mètres, et protégée par un toit légèrement relevé en avant.
Un couloir central, communiquant avec le sous-sol, divise cette galerie en deux parties égales, de telle sorte que, quelque temps qu'il fasse, les malades ont toute facrhté pour s’y rendre à couvert.
Lorsque le temps est inclément et que le vent et la pluie font rage, chose fréquente au Havre, les malades sont abrités à l'intérieur de la galerie par d'épais rideaux en toile forte, tendus entre les piliers de cette galerie.
Onze chaises longues, en osier, du modèle employé à Leysin, sont disposées dans chacune des parties de la galerie. Chaque chaise possède un matelas en laine et deux couvertures.
în principe les malades doivent faire la cure dès le lever. Mais le voisinage de la mer nous vaut parfois de telles rafales ou des brouillards si froids que l'heure du lever est un peu dépendante du temps qu'il fait.
Voici, d'ailleurs, tel qu'il est affiché sous la galerie et
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dans la salle, l'emploi du temps, auquel doiventse soumettre
les malades :
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CRTO MCE TN ONE To, 6 he AO D'ET > COUCHE RS MDN Dec ANS SRE HU 6 h. 1/2 RÉGIME ALIMENTAIRE. — Avec une largeur de vues,
qu'on ne saurait trop louer, la commission administrative des hôpitaux du Havre a bien voulu, se rendant aussi aux arguments convaincants de M. le D° Frottier, accorder aux malades du pavillon M un régime alimentaire spécial.
Quantité et qualité ont été, dans la mesure du possible, offertes de facon à satisfaire cette troisième condition du traitement hygiéno-diététique.
Seuls, parmi tous les hospitalisés, les malades de ce service ont droit à 1 litre de bière en plus de la petite ration de vin accordée au repas. Tout régime(r/4, 1/2, 3/4) même le moins abondant, la quantité seule variant, comporte au moins, aux deux principaux repas : soupe, viande et légume. Nous prescrivons très fréquemment un tre de lait en supplément.
Cent grammes de viande crue sont donnés par Jour et
par malade.
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Les menus sont aussi variés qu'il est possible de le
faire dans un hôpital (1).
En voici quelques-uns pris au hasard :
Lundi.
Mardi.
Mercredi.
Jeudi..
Vendredi.
Samedi.
Dimanche.