INTRODUCTION
La lutte contre la tuberculose s'organise, en ce moment, dans le monde entier.
Après avoir vu l'Allemagne créer de toutes pièces, en vue de sa défense, un instrument d'assistance nouveau, le sanatorium ; après avoir constaté que l'Angleterre, en faisant depuis 25 ans la guerre à l'insalubrité, avait pu, du même coup, diminuer sa mortalité tuberculeuse, les autres nations, considérant leurs propres désastres, se sont enfin convaincues qu'il était temps de réagir contre le péril tuberculeux.
En France, dans l'enthousiasme du premier élan, l'idée primitive fut de profiter de l'expérience acquise et d’imiter nos voisins ; après réflexion, grâce surtout à la sage direction imprimée au mouvement antituberculeux par les hommes éminents qui prèchèrent la Q croisade », on s’est rendu compte que la tactique devait varier suivant le champ de bataille, qu'à des organisations sociales différentes, convenaient des plans de campagne spéciaux. Une réaction s’ensuivit, qui faillit dépasser le but à atteindre ; peu s'en fallut qu'on ne brülât le sanatorium qu'on avait un moment adoré |
Il semble qu'à l'heure actuelle, on soit revenu, sur-
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tout depuis le dernier congrès de Bruxelles, à une compréhension plus nette de la réalité des choses, et 1l nous est permis d’entrevoir, dans un avenir prochain, « l’armement antituberculeux » réalisé chez nous, avec son originalité propre, adapté à notre régime et à nos mœurs, empruntant à nos voisins fout ce que nous reconnalsons chez eux de pratique et d’utile, mais en y ajoutant des armes nouvelles, bien françaises celles-là, comme le dispensare antituberculeux.
Nous avons ainsi retenu de la méthode allemande cet enseignement précieux que, dans l'état actuel de nos connaissances et dans le plus grand nombre des cas, le traitement hygiéno-diététique représente la meilleure thérapeutique de la tuberculose pulmonaire, mais nous nous sommes préoccupés aussi d'opposer au fléau les barrières de la prophylaxie.
Nous avons compris également que le «mal de misère » prenait ses racines jusque dans les détails les plus infimes de la vie du peuple et qu'à l'exemple de l'Angleterre, il y avait lieu de modifier en même temps les conditions dans lesquelles vivent ceux que la tuberculose choisit pour ses victimes les plus nombreuses.
Et c’est ainsi que la lutte contre la tuberculose, envisagéeen France avec toute l'ampleur qu'exigeait l'étendue du mal à combattre, se trouva mettre en relief tant de réformes nécessaires dans notre vie publique : que, née de l'initiative privée et créée par le dévouement désintéressé du corps médical, elle ne tarda pas à prendre officiellement rang parmi les plus urgentes de nos questions
sociales,
ad.